‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 84 sur 146 · VISION DES MYOPES · texte numérisé non relu

VISION DES MYOPES

Par suite de la puissance réfringente trop considérable de leurs yeux, les myopes ne peuvent voir distinctement qu'à partir d'une certaine distance. En supposant, bien entendu, que leur anomalie ne soit pas corrigée par des verres concaves.

Tandis que chez l'emmétrope le punctum remotum se trouve à ïinfini et chez l'hypermétrope en arrière du centre optique, cbei le myope il est situé à une distance finie au-devant de l'œil et audelà de ce point la vision devient confuse. Chez lui, la vision éloignée est d'autant plus mauvaise^ que le diamètre de la pupille est généralement plus grand que chez Temmétrope, et l'on sait que la grandeur des cercles de diffusion dépend de la grandeur de la pupille. Pour cette mémo raison, l'atropine fait baisser sensiblement son acuité visuelle, tandis que la calabarine la fait remonter.

Dans le but d'amoindrir l'ouverture pupillaire et par suite l'étendue des cercles de diffusion, les myopes prennent l'habitude de cligner les paupières, et à la longue ce mouvement finit par devenir spasmodique, involontaire ; chez eux la ligne visuelle coupe quelquefois la cornée en dehors du centre (angle a négatif), ce qui produit un strabisme convergent apparent et donne à leur physionomie quelque chose de caractéristique.

Si le myope a l'inconvénient de ne pas voir aussi nettement que l'emmétrope à de grandes distances, par contre il a l'avantage^

Page 1