CAUSES DE LA PRESBYTIE
La puissance de 1* accommodation s'afTaiblit avec ïkge ; le punctam ptoximum de la vision distincte s'éloigne de plus en plus de Tœil, ci il survient, par conséquent, une diminution dans Yampliiude de t accommodation.
Le reculement du punctum proximum ne se fait guère sentir pvant quarante ans: mais, pourtant, une recherche précise de réiat de Taccommodation, faite à différents âges, démontre que celle-ci commence à diminuer de très-bonne heure. A vingt ans, par exemple, elle diffère déjà notablement de ce qu'elle était à quinze ans.
La presbytie (rpéaSuç, vieux; S)^, œil) a été considérée longtemps comtne le résultat de l'afTaiblissement du muscle ciliaire; aujourd'hui les preuves s'accumulent pour réfuter cette théorie. Gomment admettre, en effet, que ce muscle commence à perdre sa force à un moment où les autres muscles do l'organisme ont encore conservé leur puissance presque intacte? Gomment expliquer la réduction de l'amplitude d'accommodation qui se fait sentir dès la jeunesse? Esi^il admissible qu'à vingt-cinq ans la puissance musculaire soit moindre qu'à quinze ? N'rst-il pas plus rationnel d'attribuer la cause de la presbytie à la sclérose du cristallin, qui perd très-vite son élasticité, et qui, dès lors, réagit moins sous Tinflucncc des contractions du muscle ciliaire? Ghez l'onfant, cette lentille possède une souplesse extrême qui lui permet de prendre une forme convexe très-prononcée; le tissu cristallinien est presque homogène, sa densité étant à peu près la même au centre qu'à la périphérie ; mais bientôt le durcissement s'opère, le noyau devient plus dense, plus résistant, et dès ce moment l'amplitude d'accommodation commence à diminuer.
La presbytie ne devient manifeste et n'exige des verres correcteurs que vers l'âge de quarante-cinq ans environ, mais déjà à
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trente ans Toîil normal emmétrope n'aime |)a.s les fins oaraclèrp> crimprimerie. Tandis que dans la jeunesse la distance qu'on préfère pour distinguer les petits objets est de 6 pouces environ, celte distance augmente et atteint bientôt 8 à \0 pouces. A quarante ans, on commence à tenir le \i\Te qu'on lit à 14 pouces, on recherche une vive lumière, on cligne les paupières de façon à obtenir une diminution de l'ouverture pupillairc et, par suite, de* cercles de diffusion. Néanmoins, la lecture et récriture sont encore possibles : mais, si une circonstance fortuite oblige à regarder des objets.de très-petite dimension, on reconnaît la néceàjité d'aller chez Topticien.