‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 96 sur 146 · IMAGE D'UN POINT LUMINEUX DANS L'ŒIL ASTIGMATE · texte numérisé non relu

IMAGE D'UN POINT LUMINEUX DANS L'ŒIL ASTIGMATE

Chez un certain nombre d'individus la réfraction n'est pas la même dans les divers méridiens de l'œil. Cette asymétrie eiL^lc même normalement à un faible degré, sans que la netteté de la vision en souffre d'une façon sensible, mais quand elle derântcon* sidérable,elle occasionne un préjudice notable à l'acuité visuelle, el il devient nécessaire de la corriger au moyen de verres spéciaux.

L'asymétrie des méridiens de l'œil a reçu le nom d'astigmatisii^ (« privatif ; <r:i^]ict point), parce que dans cette anomalie rimag« d'un point lumineux ne se peint jamais sur la rétine sous forme d'un point.

L'astigmatisme peut être régulier ou irrégulier ; dans la prcmièrt variété, les méridiens, présentant le maximum de diflTérenceré&ingente, sont perpendiculaires l'un à l'autre, et leurs courbure» respectives restent régulières, ils sont dits méridiens principaux. Cette anomalie peut être corrigée au moyen de verres cylindriques.

Dans la deuxième variété, non-seulement les méridiens ont des puissances focales différentes, mais dans un même méridien le? diverses parties de la courbe ont des foyers différents.

Young, qui, le premier, décrivit l'astigmatisme, avait placé son siège dans le cristallin. Atteint lui-même de cette anomalie, il avait reconnu qu'en plongeant son œil dans un petit récipient en verre rempli d'eau, et en supprimant ainsi l'influence dioptriquc de la cornée, son astigmatisme restait le même.

Mais depuis, les recherches ophthalmométriques de Knapp et de Donders ont prouvé que, dans l'immense majorité des cas, l'astigmatisme est dû à une inégalité de courbure des différents méridiens de la cornée.

Généralement, le méridien vertical est celui qui a la courbure maximum, et l'horizontal la courbure minimum, mais cette règle

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