IMAGE D'UN POINT LUMINEUX DANS L OEIL ASTIGMATE
présente de nombreuses exceptions, il peut même arriver que le nfiaximum de courbure corresponde à peu près au méridien horizontal, et le minimum au vertical.
Supposons que VV et HH' soient les méridiens vertical et horizoiîtal d'un œil astigmate, et soit 0 un point lumineux qui envoie
Fig. 64.
'^Jes rayons divergents dans tous les sens. Considérons, parmi ces Payons : !• ceux qui sont contenus dans le plan vertical OVV et qui *irrivent par conséquent sur le méridien vertical de la cornée W ; 2" ceux qui, contenus dans le plan horizontal HOH', tombent sur le méridien horizontal HH'. Ces deux méridiens ayant des courbures différentes, leurs foyers principaux se trouvent aussi en des points différents : F, pour le méridien vertical ; F,, pour Thorizontal.
Supposons que l'écran chargé de recueillir les rayons émanés de 0 et réfractés par les deux méridiens se trouve en AA', Tîmago du point sur cette surface aura lieu suivant deux lignes perpendiculaires de grandeur AA' projetées au-dessous de la figure suivant les deux lignes AA'. Si , entre ces deux méridiens extrêmes , il s'en trouvQ d'autres intermédiaires constituant une surface courbe dont la courbure se modifie insensiblement, l'image du point 0, réfracté par cette surface courbe, se peindra sur l'écran ifuîvant le cercle projeté en AA'. L'écran chargé de recevoir l'image du point lumineux se déplace-t-il en BB', l'image du point se transforme, elle devient une ellipse projetée enB,B',, et dont le diamètre horizontal est BB' et le diamètre vertical bb'. L'écran est-il encore reculé en CC, l'image du point n'est plus
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qu'une ligne horizontale projetée en C, C'j, au delà en DD' limage redevient une ellipse à diamètre vertical dd à diamètre horizontal DD'; en ËE', Timage est de nouveau un cercle, puis sa forme se modifiant encore, elle se transforme en ellipse à ^ronto v^/ica/ jusqu'à ce qu'en HH' ce soit de nouveau une Ûgoe verticale H,H/.
Sturm, à qui Ton doit des études importantes sur la marche de la lumière à travers des surfaces réfringentes, telle que la précédente, désignait Fintervalle compris entre A etE, points où Timage se peint suivant un cercle, sous le nom d'espace focal ; dans son esprit, tant que l'imago rétinienne se faisait dans cet espace, les cercles de diffusion étaient relativement petits et Tœil était accommodé, tandis qu'au delà ou en deçà les cercles de diffusion devenaient plus considérables et la vision était nécessairement conhse. Nous savons aujourd'hui que la théorie do Taccommodationest bien différente de ce qu'il croyait.
Dans l'œil, l'écran destiné à recevoir l'image, c'est-à-dire là rétine, ne se déplace point, il est vrai, mais quand le point la* mineux change de place, de telle sorte que la convergence des rayons arrivant sur la cornée augmente ou diminue, ou, ce qoi revient au même, quand l'accommodation intervient et change la puissance réfringente de l'œil, l'image du point se modifie absolument conmie si l'écran se déplaçait. Par conséquent l'image d'un point se peint sur la rétine sous forme d'un cercle, d'one ellipse, dont le grand axe varie, d'une ligne, mais jamais soos forme d'un point.
La dénomination d'astigmatisme est donc parfaitement justifiée. Nous ferons remarquer que, si au lieu d'un point le foyer lumineux était un cercle, son image sur la rétine^ en se modifiant, deviendrait une ellipse dont le grand axe serait tantôt horizontal, tantôt vertical, selon la position du foyer lumineux.
Or, comme la lumière suit le même chemin en sortant de l'œil qu'en y pénétrant, il résulte de ce qui précède que chez l'astigmate l'image de la papille doit changer de forme quand elle est vue à des distances différentes ou avec des verres donnant des grossissements variables. Cette remarque importante sera utilisée, comme nous le verrons plus tard, quand nous nous occuperons du diagnostic de l'astigmatisme au moyen de l'ophthalmoscope.