‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 135 sur 255 · ARTICLE VIL ABAISSEMENT · texte numérisé non relu

ARTICLE VIL ABAISSEMENT

Dans l'état actuel de la science, la méthode d'abaissement ne peut plus avoir qu'un intérêt historique ; on ne la pratique guère aujourd'hui que dans des cas tout à fait exceptionnels. Elle a pour but de déplacer en masse la cataracte du champ pupillaire et de la fixer dans les parties déclives de l'œil, derrière l'iris. Cette opération est ordinairement pratiquée par la scléroticonyxis ; mais elle peut 1 être aussi à travers la cornée.

Instruments. — On emploie habituellement une aiguille terminée par une pointe élargie en forme de petite lance. Beer se servait d'une aiguille droite, tandis que Scarpa, Dupuytren et Schmidt lui ont donné une légère courbure sur le plat; cette dernière forme (fig. 22/j) est préférable à toutes les autres, et"elle est aujourd'hui généralement adoptée. Le professeur Laugier se servait d'une aiguille articulée; une fois introduite dans l'œil, sa lance pouvait s'incliner à volonté et faciliter ainsi la dépression du cristallin.

Fig. 224. — Aiguille de Scarpa modifiée par Dupuytren.

Aucun instrument fixateur n'est nécessaire pour cette opération; c'est l'aide qui tient la paupière supérieure, pendant que l'opérateur abaisse la paupière inférieure avec la main gauche. ^

Manuel opératoire. - Le malade dont la pupille est préalablement ddatee avec une solution d'atropine est placé sur un petit tabouret; l'aide, debout derrière le patient, donne un point d-'appui à sa tête et relève la paupière supérieure de l'œil à opérer avec l'indicateur et le médius de sa main droite qu'il fixe contre l'arc supérieur de l'orbite.

Le chirurgien, assis sur une chaise, maintient entre ses cuisses les genoux du malade, abaisse la paupière inférieure avec l'indicateur et le médius de la inaui

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