‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 136 sur 255 · ABAISSEMENT · texte numérisé non relu

ABAISSEMENT

niche quand il opère l'œil gauche, et de la main dioilc lorsqu'il s'agit de 1 œil roit. l-:n saisissant ensuile l'aiguille à cataracte avec la main droite, il l'applique ir la scléioliquc, à U millimètres du bord externe, et à 2 millimètres au-desus du diamètre horizontal, et l'enfonce dans l'œil dans une direction légèrement lique de bas en haut, suivant la ligne a h (fig. 225). L'aiguille pénètre entre les ocès ciliaires et le bord du cristallin ; elle prend ensuite la direction c d, et emine derrière l'iris, parallèlement h sa surface uvéenne, jusqu'à ce qu'elle soit rivée dans le champ pupillairc. On doit observer, pendant tout ce temps, que la ce convexe de la lance regarde en avant, et la face concave en arrière. En pousint très-doucement l'aiguille dans la même direction, on dépasse le bord interne e la pupille pour s'engager derrière l'iris. De cette façon, le cristallin est pris en charpe par l'aiguille.

A ce moment, on procède différemment selon que l'on veut ouvrir la cajjsule, comme l'ont conseillé Scarpa, J. Gloquet, Sanson et Sichel, ou que l'on cl>erclie, l'après l'avis de Carron de Villards, 5 déplacer la cataracte en masse saiii^ ouvrir a capsule. H est préférable de pratiquer une incision horizontale par un mouveiiient de va-et-vient, principalement dans son segment inférieur, et d'exécuter ensuile l'abaissement. Kn appliquant la concavité de l'aiguille sur le bord supérieur du cristallin, on déprime celui-ci d'abord d'avant en arrière, puis verticaleneni en bas, suivant la ligne g h, et on le couche à plat dans la région inférieure externe du corps vitré.

Une fois la cataracte abaissée, et la pupille devenue noire, on maintient l'aiguille et la lentille quelques instants en place, puis on lui imprime quelques mouvements de rotation sur son axe, pour la dégager de la substance cristallinienne dans la- (|uclle la pointe a pu pénétrer, et l'on ramène l'inslrument vers le champ pnpiilaire. Vax laissant quelques instants l'aiguille dans cette dernière position, on s'assure

(*) l.a pipiiil.', <iiii » péiiétré d'abunl an poiiil u, suivant la li-ne ah, se trouve nu ooniniencomcnl de Wnni.ition au (lovant (lu cnstallin, stiivant la ligne c. d ; puis, pur unu s<jrie de mouveuKM.ts du l.ascul(j sur le i)oinl », .'prcs ay.iir moisi: la capsule, elle se tr.mvc en haut du cristallin, suivant la li^ue r f- oulin, élevant le luandu' .li. 1 nistrumeut en haut, un avunt et eu dehors, suivant lu ligue -, h, lu ).uiute abaisse le . : isl.dliu.

GALEZOWSKI. .)(>

'^'^^^ MALADIES DU CUISTALLIN.

si la cataracifi ne icnd pas à rcinoiUer. Si les déU is ro.uplisscnl h pupillo o,. l.s (k'inm el on les éloigne, après quoi on relire l'aiguille en faisant suivre à ia huice la même dn-eclion qu'elle avait en pénétrant dans la sclérotique.

La manœuvre oj^éraloire pour l'ahaissementde la cataracte de l'œil droit didè,, irès-peu de celli' qui; nous vouons d'in;liquer : c'est ia main droite du chirurgien (pu écarte la paupière inférieure, el la main gauche qui tient l'aiguille el ahaisse ! la cataracle.

Le procédé d'abaissement par ké-atonyxis est [)ius défectueux: la nianœuvi de l'aiguille est plus difficile, et ia cataracte n'étant pas enfoncée assez profonc ment remonte avec plus de facilité ; c'est pourquoi ce procédé est généraleni« abandonné.

^oins consécutifs. - lis sont très-simples ; on fait instiller une goutte solution d'atropine, puis ou ferme les pauj)ières avec des bandelettes de talfet d'Angleterre. L'opéré est couché dans son lit. Des compresses de toile, imbibé d'ean. fraîche ou glacée, seront appliquées sur l'œil el lenouvelées souvent peii dant i(^s trois ou quatre premiers jours.

On laissera le malade dans un repos absolu et on lui interdira de causer ou faire des mouvements brusques. 11 sera tenu à la diète pendant deux ou trois joui le quatrième jour, si aucun accident ne se manifeste, il pourra rester assis.

Accidents qui peuvent survenir pendant l*opération. — 1. Hémorrhac

SOUS -conjqnctiv aie. — Elle olTrp peu d'importance et ne peut pas empêcheJ d'achever l'opération. Si la tronibose est considérable, on peut l'inciser avec dc^ ciseaux ,ou avec la lancette, dès que l'aiguille a été retirée.

!2. Hé^iiorrkagie internQ de l'œil. — Elle peut provenir, soit de la blessure l'iris, soit du cercle ciliaire. Elle est rarement trop abondante ; mais si cela arrive^ on achève rapidement l'opération et l'on retire l'aiguille.

Le traitement antiphlogislique énergique sera indiqué pour enrayer les accident inflammatoires.

3. Cinstallin embroclié. — L'aiguille, engagée dans la masse cristallinienne, apparaît terne et non. luisante dans a pupille ; ses mouvements sont gênés et s'aperçait facilement que le cristallin se déplace en masse à chaque mouvement! l'instrument. On corrige cette position vicieuse en tournant d'abord l'aiguille sî son axe et en la retirant du cristallin, sans toutefois la faire sortir enlièremenl l'œil ; on la reporle ensuite au devant du cristallin.

k. Luxation du cristallin dans la chambre antérieure. — Lorsque l'aiguille,'' en déprimant le cristallin, se trouve trop près de son bord inférieur, il peut arrivei que ce dernier, en faisant une culbute, tombe dans la chambre antérieure. On doil»*t;^ alors essayer de le harponner avec l'aiguille que l'on fait passer à travers la pnpillf , dans la chambre antérieure. Si ces tentatives restaient infructueuses, il faudrait procéder inunédiaiement à l'extraction à travers la cornée par un des procédés i)récédemment décrits.

Accidents après l'opération. — 1. Vomissements. — Le malade opère pai d', la méthode d'abaissement est souvent pris, quelques heures après, de vonnsse-<*l->,f menls très-fatigants. Quelquefois ces vomissements coïncident avec une iriiif \^ commençante; mais ils sont d'ordinaire de nature nerveuse et dus à une blés- ^ sure des nerfs ciliaires ou à la compression exercée par le cristallin abaissé sui

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