HISTOIRE KT DESCRIPTION DE L'OPHTHALMOSCOPE
■qu'on veut examiner, on projette la lumière sur la lentille au moyen d'un réflecteur concave quelconque.
FiG. 235. — Ophthalmoscope de Gillel de Grandmont.
Au lieu (le cette monture compliquée, j'ai fait fixer la lentille sur un pied, dont la longueur est égale à celle du foyer. Les commençants peuvent ainsi arriver plus facilement à trouver la papille.
E. Ophthalmoscope DE Ed. Jaeger.— Cet auteur a fait construire un ophthalmoscope susceptible de remplir diverses indications, et qui se compose d'un tube court oa monté sur un manche (fig. 236). Le tube, coupé à pan oblique du côté
FiG. 236. — Ophthalmoscope de Jaeger (*),
dirigé vers l'œil observé, est muni de deux rainures destinées à supporter des réflecteurs de diverses formes contenus dans l'anneau représenté figure 237. De plus, on peut faire glisser dans ce tube un deuxième tube court contenant deux lentilles pour l'éclairage oblique ; l'ophthalmoscope se transforme alors en loupe de Briicke. Enfin, dans l'intérieur du tube, on peut encore placer une plaque divisée en carrés numérotés que l'œil examiné pourra fixer successivement (fig. 239).
(♦) aa, tube court muni de deux rainures dans lesquelles on engage le miroir représenté par la figure 238.
OPHTHALMOSCOPE.
Des lentilles concaves ou convexes peuvenl être adaptées à l'extrémité antérieure du tube dans les cas de myopie ou d'hypermétropie.
FiG. 237 à 239. —
FiG. 238. . FiG. 239.
Ophlhalmoscope de Ed. Jaeger (*).
F, OPHTHALMOSCOPE BINOCULAIRE DE Giraud-Teulon . — Cet instrument est. destiné à rendre possible l'examen du fond de l'œil, non plus avec un seul œil,, comme cela se pralicjue dans tous les autres ophlhalmoscopes, mais avec les deux yeux à la fois ; il procure donc les avantages des appareils stéréoscopiques.
FiG, 240. — Ophthalmoscope binoculaire de Giraud- Teulon (**,).
L'appareil de Giraud-Teulon (fig. 2Ù0) se compose d'un grand miroir concave mobile, derrière lequel se trouvent deux prismes rhomboïdiens de crotvn-glass^
OFio. 237. Coupe du tube court qui entre dans la composition de ropiitlmlmoscope de Ed. Jaeger — Pli: m. Anneau renfermant un réflecteur. - F.n. 239. Plaque divisée en '•7'^^";'"''^Î;";,"/;, j„ p,i„i
(**) A, prisme rhoraboHliou ; ti, C, mémo prisme coupo en deux moitiés; I, 1 , les deux images au point mineux; V, pas de vis.
HISTOIHE ET DESCRIPTION- DE L'OPHTHALMOSCOPE.
!^ et B, qui se touchent par un (le leurs sommets et partagent symétriquement la ;irconférence du miroir. Un foyer lumineux quelconque e' e envoie un cône de -ayons sur le miroir, ei ceux des rayons qui passent par le trou central s'y divisent en deux faisceaux, dont l'un ira à l'œil droit et l'autre à l'œil gauche. Ces leux images sont vues simples, comme dans les stéréoscopes, au moyen de deux )rismes à bases externes, placés, comme l'indique la figure, derrière les rhom- )oèdres.
Mode d'emploi.— La rétine est examinée, comme avec l'ophthalmoscope simple, 1 l'image renversée, à travers une lenlille biconvexe L de 2 ou 2 pouces de oyer qu'on tient devant l'œil.
iMC. 2.'il. — Qoupe et explication de l'oplilhalmoscope binoculaire (*).
Avant d'examiner le malade avec cet ophlhalmoscope, on devra préalablement "ajuster convenablement; pour cela, en l'approchant de ses yeux, on fixera un
t*) L, œil droit, et L'œil gauche de l'observateiir ; K 0 et K' O représentent !a .lireetion des rayons qui sont rçiis par 1 œil observateur; MM', rhomboèdres; N, miroir rnnonve oh, iinai^e opiilUalmoscopiqùe formée par lentille biconvexe C, que l'on tient devant l'fleil observé. ' ^ ^
^"^^ OPHTHALMOSCOPE.
objet quelconque et l'on s'assurera si cet objet est vu simple et net. II arrive alors qu'on ne voit qu'un seul objet, mais en fermant alternativement tantôt un œil, tantôt l'autre, on s'aperçoit qu'il n'y a qu'un œil qui voit, l'autre ne se trouvant pas sur la direction des rayons lumineux passant parle rhomboèdre. Pour obvier à cet inconvénient, on tourne le pas de vis situé en V, et à l'aide de ce mécanisme on sépare la partie C de B du rhon)boèdre; on met ainsi le rhomboèdre et le prisme en rapport avec l'œil qui était porté trop en dedans ou écarté trop en dehors. A ce moment, l'observateur verra deux objets au lieu d'un, mais quelques tours de vis suffiront pour ramener les deux images en un point.
On place la lampe en arrière du malade et un peu au-dessus de sa tête, afin que les rayons lumineux tombent directement d'en haut,- on peut cependant la placer aussi sur le côté droit ou gauche du malade. On s'assurera d'abord si l'on voiti^l* bien le fond rouge de l'œil, puis on procédera à l'examen de l'image renversée? de la rétine. Pour avoir une image plus nette, on devra dilater préalablement la^ pupille.
Laurence et Heiscli (de Londres) ont modifié l'ophthalmoscope de Giraud- Teulon d'une manière très-avantageuse, en laissant les deux prismes centraux fixes,., pendant que les deux prismes latéraux peuvent s'écarter et en même temps subir une inclinaison plus ou moins grande, ce qui rend inutile les prismes décentrés dont on se sert pour fusionner les images.
G. OPHTHALMOSCOPE DE LAURENCE. — ,lohn Laurcucc (de Londres) a construit un ophthalmoscope qui permet à deux observateurs de voir simullanémentt le fond de l'œil. A cet effet, il place devant le miroir de l'oplithalmoscope, à unee certaine distance, une lame de verre à face plane bien polie et parallèle, sous unec inclinaison de ^5°. Les rayons lumineux qui viennent de l'œil observé sont dédoun blés par la lame de verre ; une partie les traverse non déviée et arrive jusqu'au! trou du réflecteur, et est perçue par l'observateur ; une autre partie de ces mêmess rayons est réfléchie par la surface du verre plan et peut être vue par un secondd observateur placé dans la direction de ces rayons.
H. Ophthalmoscope de Galezowskl — Il se compose de tubes rentrants^ l'un dans l'autre comme ceux d'une lunette d'approche (fig. 262); sa longueur esti
FiG. 242. — Ophtlialmoscope de Galezowslci.
de 25 centimètres. Une de ses extrémités est taillée obliquement et garnie d'uni bourrelet élastique pour qu'il s'adapte exactement au pourtour de l'orbite et del'œil examiné. Le tube moyen, qui rentre dans le précédent, supporte une lentille biconvexe de 1 l/k pouces de foyer ; cette lentille est placée à la distance de 2 i/li pouces de l'extrémité munie du bourrelet. Le troisième tube est le plus mince,, ii rentre dans les deux précédents, et à son extrémité est percé d'une échancrurc ovale dans laquelle est fixé un miroir concave de 15 centimètres de foyer; aui
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