‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 143 sur 255 · HISTOIRE ET DESCRIPTION DE L'OPHTHALMOSCOPE. U · texte numérisé non relu

HISTOIRE ET DESCRIPTION DE L'OPHTHALMOSCOPE. U

noyen d'un mouvement double, ce miroir peut être tourné du côté de la lampe, et 'éfléchir la lumière dans l'intérieur du tube. Pour rendre l'image plus nette et 'agrandir, une lentille convexe n" 12 est placée derrière le miroir.

D'après l'avis du professeur Broca, nous avons fait ajouter à l'instrument une jge articulée, terminée par une boule luisante, que l'on dirige vers le point que e malade doit fixer. Cet instrument a été construit, d'après les modèles que j'ai lonnés, par Robert et Gollin.

Mode d'emploi. — Le malade peut être placé de deux manières : assis ou ouché.

1. Pour examiner l'œil du malade assis, il faut que sa tête soit appuyée contre in mur ou le -dos d'un fauteuil (voyez la figure 243), et en même temps, autant |ue possible, renversée en arrière.

La lampe doit êire posée à 25 centimètres du réflecteur.

2/i3. — Mode d'emploi de l'ophlbalmoscope de Galezowski (*).

Ces dispositions prises, on saisit de la main droite l'extrémité bourrelée du tube, orsqu'on veut examiner l'œil gauche, et de la main gauche s'il s'agit de l'œil droit,' )uis on approche celte extrémité de l'œil, en l'appuyant légèrement sur le pourtour [)rbitaire, de façon que l'échancrure carrée soit appliquée contre le nez du malade. Ace moment, on tourne le miroir du côté de la lampe et l'on s'assure si la lumière 'éfléchie éclaire la cornée. Quelques nmuvements imprimés au miroir de bas en laut et de droite à gauche amènent cette lumière au point voulu ; en maintenant alors l'mstrument d'une manière fixe sur place, l'observateur regarde par le trou

Ipoim dV tZr. ' ^' ''"''"^ y^Mii. inf,M-ienre ,|„ ,„be ; D, boule métallique servant de

^76 OPHTFTAr.VlOSCOPE.

central dans le tube, et pourvu que la paupière supérieure ne cache pas la pupilll il verra distinclement le fond de l'œil et les vaisseaux de la rétine.

2. L'application de roplitlialnioscope au lit du malade est encore plus facil étendu horizontalement sur le dos, la tête ne reposant que sur un oreiller, malade ouvre laigement les yeux ; l'observateur se place au bord du lit et d| côté droit, lorsqu'il veut exaniiner l'œil gauche et vice versa. Appuyant ensuil l'instrument sur le bord orbitaire, comme dans la position assise, il tourne le miroir du côté de la lampe qui se trouve posée tout près de l'œil examiné. Les autres»^ temps de l'opération sont identiques avec ceux que nous avons décrits plus haut

3. Il est indispensable que les pupilles du malade soient préalablement dilatées avec une solution d'atropine.

k. Au début des recherches ophthalmoscopiques, il est utile que, pendant (\m l'oxaniiiialenr regarde à travers le trou du miroir dans l'œil, un aide tienne l'instru-i ment et veille à ce que la cornée reste constamment éclairée et qu'elle se trouvt au milieu du disque lumineux.

f). Pour que l'observateur puisse trouver facilement la papille du nerf optique; il faut que le malade regarde du côté de son nez, vers un point imaginaire situé ; 8 ou 10 centimiètres en dedans de l'extrémité inférieure du tube, et où l'on placn la petite boule.

Avrmtages et inconvénients de Vinstrument. — L'emploi de cet instrumeno remplit deux conditions très-favorables : d'abord l'extrémité objective du tub* porte une sorte de chambre noire, qui emboîte l'œil examiné et empêche !.( lumière du jour d'y arriver; ensuite la dislance entre l'œil examiné et la lentilit (|iii se trouve à l'intérieur du tube étant fixe et invariable, on n'a pas besoin dd chercher cette distance comme dans tous les autres ophlhalmoscopes. Il suffit d-i le fixer sur le pourtour de l'œil, pour que cette condition soit remplie. Ces modiii licaiions ont rendu possible l'examen des yeux en plein jour, dans les salles deo hôpitiiux, et au lit des malades, sans qu'il soit nécessaire de les transporter danii une chambre noire, ce qui est très-important pour l'examen des midades atleinlii d'aiïoctions cérébrales ou autres affections aiguës.

L'usage de cet ophthalmoscope n'est pas exempt de difficultés, qui dépendent ew partie d'une très grande mobilité de l'instrument; de là le déplacement facile dil la lumière projetée sur l'œil. IMais un peu d'exercice et d'habitude permet dd vaincre cette difficulté, surtout lorsque une personne maintient l'instrument suii l'œil du malade et surveille s'il est bien éclairé, pendant que l'autre regarde dam le trou du miroir.

L'image de la réline est souvent masquée par un retlet lumineux : rien n'est pluu facile (pic d'écarter ce reffet de la partie de la rétine qu'on examine, en imprii niant au miroir de petits mouvements latéraux.

Le professeur Laugier a introduit une modification dans mon ophthalmoscopot' en adaptant au tube une bougie doni le foyer se trouve à une distance fixe dK réflecteur.

I Ophtiialmoscopk fixe Dii FOLLIN. — H sc composc de deux tubes dl cuivre A qui se meuvent l'un sur l'autre à l'aide d'une crémaillère /" mi.se en moi vement au moyen d'un piton à engrenage c ; à l'une des extrémités de ce tube ef) placé un miroir concave a de 25 centimètres de foyer, élamé, excepté à son centw

IIISTOIRK ET DhSCRlPTlON T>E j/OPHTHALMOSCOPE.

It mobile aiilour d'un de ses diamètres; à l'aiilre extrémité du lube se trouve une îulille biconvexe b, qui peut être rapprocbée ou éloignée du miroir au moyen du [>itou c, lequel sert encore à allonger ou raccourcir le lube.

Le corps de l'appareil est supporté par une lige gg, pouvant être élevée ou [baissée à l'aide d'une crémaillère verticale h, cl lixée par un écrou y à une table i. )e la partie inférieure de cette lige part une tige II n p n coudée à angle droit, îrminéepar une petite plaque concave sur laquelle le malade appuie son menton, jjne boule luisante e, fixée sur une tige mobile, sert à diriger l'œil du malade.

.]Jode d'emploi. — Après avoir fixé l'instrument à la table et placé le malade linsi {|ue la lanipe à la distance convenable et à la hauleur voulue, on cherche à

l-'iG. 2lih. — Oplilli.ilmoscope lîxe de Follin (*).

[concentrer avec le miroir la lunnère de la lampe d'abord sur le front et ensuite purla cornée du malade. Si la lumière n'est pas assez intense et si elle n'éclaire pas une surface assez large, on fait tourner le piton c jusqu'à qu'on obtienne un bel éclairage. C est alors seulc.nent qu'on remonte ou qu'on abaisse le tube «u

urliculées supporL.t loplul.Zo 'cop 'ti^'. '' ''■^^''v ' ^ "'^^'^"«t''"»' ; OAv,!,"', tiges

L, lam,,e placOt- ,nv un ,lie,l ^"'''"1'^ > "S'" point d appu. nu menton du malade ; F, É, écrun ;

OPHTHALMOSCOPIE.

là oui

Si

moyen du pilon h pour projeter la lumière sur la cornée et la pupille du malade, dont la paupière supérieure doit être suffisamment relevée. Si, malgré cela, l'observateur placé en o ne voit pas encore la rétine ni les vaisseaux, il est ind'ispen-sable alors de rapprocher ou d'éloigner la lige nn qui maintient la tête du malade, ce qu'on obtient en faisant jouer la crémaillère m.

Cet instrument donne une image très-nette et considérablement agrandie, el il est pour la démonstration clinique un des meilleurs ophlhaimoscopes.

L'ophlhalmoscope de Liebreich diffère très-peu de celui que nous venons de décrire; il donne aussi une image grande et nette, mais on l'ajuste plus difficile-ment, c'est pourquoi il est moins usité en France que celui de Follin.

Les ophlhaimoscopes ffxes de Ruete, de Cusco et de Desmarres fds se composent aussi d'un miroir concave et d'une ou de deux (Ruete) lentilles convexes; mais, 1 au lieu d'être placés dans un tube, ils sont montés sur des tiges isolées qui peuvent se rapprocher ou s'éloigner à volonté. Leur grande mobilité rend difficile leur application.

Le docteur Biirck (1) a fait subir une heureuse modification aux instrumentss qui servent à la démonstration clinique. Il place le malade devant un miroir concave de grand diamètre, sur lequel est projetée la lumière réfléchie par un autre réflecteur placé à 1 mètre de distance du premier et à 10 centimètres d'une lampe. L'observateur se place derrière ce dernier miroir et voit à travers le trou centrai l'image de la rétine sur le premier miroir.

Ulrich, Meyerstein et FrœbeUus se sont servi de prismes pour éclairer le fond de?]"' l'œil. La lumière, en traversant une des faces du prisme, était réfléchie par l'hy poténuse pour arriver à l'œil de l'observateur par un troisième côté du prisme.. * Mais ces ophlhaimoscopes ne présentent pas d'avantage sur les autres, et, élanttp* plus difficiles à employer, ont été depuis longtemps abandonnés. Il en est de même? des ophlhaimoscopes faits en lentilles étamées de Klaunig, de Burow et de Hasner, . qui ne sont aujourd'hui employées par personne,

K. Ophthalmo -MICROMÈTRES. — Il est très-facile d'établir dans l'inlérieurrf^" d'un ophlhalmoscope de Follin, de Liebreich ou de Galezov^'ski, une plaque dee verre transparent portant des divisions linéaires ou carrées, tracées à l'aide d'uni diamant. La papille ou une tache exsudative quelconque se trouvant en face dei' ^ ces divisions, correspondra à un nombre défini d'entre elles et permettra de jugerr de sa grandeur relative.

Je me suis servi pour mon ophlhalmoscope à tubes, de même que pour le petitt ophlhalmoscope à main, de la lentille biconvexe 2 ijk pouces ainsi disposée :: deux lentilles piano-convexes, dont une surface plane portait des divisions en milli-- ^' mètres el centimètres, avaient élé collées par leurs surfaces planes cl fixées dansun cercle. En examinant le fond de l'œil au moyen de celle lentille placée à la distance de 2 1/4 pouces par rapport à l'œil, on peut se faire une idée de la gran-deur des différentes parties de la rétine vues à l'image renversée.

Nous ne prétendons pas indiquer là un moyen à l'aide duquel il soit possible ^ de mesurer exaclemenl les dimensions réelles des différentes parties du fond de' l'œil': ce serait difficile et superflue; ce qui nous semble utile el pratique, c'est«I»«

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(1) Burck, Bull, de l'AccuL de méd., Paris, 1870, l. XXXV.

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