EXAMEN DES YEUX AVEC L'OPHTHALMOSC'OPE
ue l'on puisse juger de l'augmentatioii ou de la diminuiion de l'étendue d'une sudation, d'un épancliement. etc.
L. Ophthalmomicrosgope. — Goccius a cherché à grossir l'image ophthahiioopiqne au moyen d'un appareil grossissant spécial, adapté derrière le trou central un ophthalmoscope lixe. Mais il est difficile de se servir de pareils instruments, les avantages de ces investigations sont encore trop problématiques, pour que us nous en occupions.
M. Photographie ophthalmoscopique. — Le docteur Rosebrugh (1) (de oronto) a fait des tentatives très-louables dans le but de photographier le fond l'œil de certains animaux, au moyen d'un appareil spécial construit d'après ses dications. L'œil est éclairé par la lumière solaire que réfléchit une lame de verre acée dans un tube^ et l'image de la rétine est recueillie par une lentille biconxe placée derrière la lame; cette image est amenée dans une petite chambre olographique, sur le plan d'épreuve placé en un point défini. Le docteur Noyés, de New- York, et Gusco, à Paris, ont fait des tentatives semables sur les yeux des hommes. Les photographies obtenues par le docteur Gusco mt assez distinctes, et montrent qu'avec le temps on obtiendra peut-être des sultats plus satisfaisants, surtout quand il s'agira d'avoir les dessins schématiques îs altérations du fond de l'œil.
N. AUTO-OPHTHALMOSCOPE. — Goccius a, le premier, réussi à construire un slrument qui permet à une personne de >ir l'intérieur de son propre œil. Giraud- Bulon, Heyman et Zehender ont fait nstruire d'autres instruments du même nre.
L'instrument de Goccius, appelé auto- )hthalmoscope, se compose d'un petit be métallique (fig.2/j3), long de 5 pous, muni, à l'une de ses extrémités, d'une mille biconvexe de U pouces de foyer, fermé à l'autre par un miroir plan, rcé d'un trou au centre et dont la face )lie est tournée du côté de l'œil. La lenle biconvexe est obscurcie sur toute son endue, excepté dans un coin.
Pour se servir de cet instrument, l'obrvateur doit regarder par le trou du iroir o ; à ce moment, les rayons lumiux de la lampe placée en L arrivent ar la partie transparente de la lentille l'ouverture du miroir, et de là jusqu'à
rétme en p. Réfléchis par cette membrane et la choroïde, les rayons traversent s milieux de l'œil et rencontrent le miroir en qui les réfléchit de nouveau ers le point m. G'est ainsi que le point de la rétine m verra une partie voisine de
a)^Rosebrugh, The Ophthnlmic Heview, 2, ISfiA; Annales d'oculistique, t. LUI,
FiG. 243. — Auto-ophthalmoscope de Goccius.
OPHTIlALMOSCOPlb:.
sa propre rétine placée en p. Ce point lui apparaîtra dans nn point quelconque p". En faisant varier la position de l'instrumeiii, on peut éclairer successivement différentes portions de celte membrane.