‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 145 sur 255 · RÈGLES GÉNÉRALES POUR L'EXAMEN DES YEUX AVEC L'OPHTHALMOSCOPE · texte numérisé non relu

RÈGLES GÉNÉRALES POUR L'EXAMEN DES YEUX AVEC L'OPHTHALMOSCOPE

Les difiicultés que présente l'examen opihalmoscopique pour les |)ersonnes qÉ commencent à s'y livrer dépendent lo plus souvent de ce qu'on ne s'est pas suf sammeiit conformé à toutes les conditions propres h la manœuvre de l instrumeiiû Pour faciliter cette étude, nous croyons utile de résumer ici les règles généraldli de cet examen, d'indiquer les obstacles qui peuvent se présenter et la manière dd les surmonter.

1. Choix de Vophthihnoscope. — La première condition d'un bon examen es^ le choix de l'instrument. Le meilleur, selon nous, est celui qui peut servir à la foin pour l'examen à l'image renversée et à l'image droite, et ici nous n'hésitons pas i recommander notre modèle d'ophihalmoscope à main, représenté page ^i66. Il m portatif et remplit bien les conditions d'un bon éclairage.

Pour que le réflecteur soit bon, il doit avoir de 20 à 25 centimètres de foyerr

L'ouverture centrale sera de 4 à 5 millimètres de diamètre. Il est nécessair*^ qu'une fourche soit fixée derrière le miroir afin que l'on puisse placer, soit wm lentille concave, n° 8 et 10, pour Texamen à l'image droite, soit une lentille cont vexe, n" 12, pour agrandir et rapprocher l'image de la rétine.

La lentille biconvexe n" 2 1/4 pouces de foyer est la meilleure pour l'examen h l'image renversée. Elle doit être enchâssée dans un cercle métallique, dont le« bords dépassent sa partie centrale et l'empêchent de se rayer.

Cet ophthalmoscope peut servir pour l'examen à l'image droite, dans ce derniee but pourtant on fera de préférence usage de l'ophthalmoscope de Zehender.

Pour l'examen des malades dans leurs lits, et dans les salles des hôpitaux, dd même que pour les démonstrations cliniques, nous donnons la préférence à notrn ophthalmoscope à tube et à celui de Follin.

Loisqu'on veut obtenir l'image de la rétine et de la papille très-distinctes et cb relief, il faut se servir de l'ophllialmoscope de Giraud-Teulon.

2. Chambre noire. — Pour bien voir le fond de l'œil avec l'ophthalmoscope, il est nécessaire de se placer dans un endroit obscur. Dans ces conditions, l'imagB aérienne paraît plus distincte; et l'on évite de cette façon des reflets latéraux suu la cornée qui rendent impossible tout examen. Mon ophthalmoscope à tubes per met de faire cet examen aussi facilement à la lumière du jour que dans un endi obscur. V ophthalmoscope à chambre noire de Poncet (1) remplit aussi d'uni manière assez satisfaisante ces conditions.

(1) Poncet, Giizeile hc/jdomodairc, 6 août 1869, p. ôOJ. — Gaujot etSpillinann, Arxem rlp la chirurgie contemporaine. Paris, i87'J, t. II, p. 359.

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