‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 153 sur 255 · APOPLEXIE GÉNÉRALE DU CORPS VITRÉ. U · texte numérisé non relu

APOPLEXIE GÉNÉRALE DU CORPS VITRÉ. U

IS61). — Galezowski, Étude sur les flocons du corps vitré {Annales d'oculist., t. LI, 186/i, p. 61); et Du synchysis étincelant {Annales d'oculist.,t. LU, p. 125).— Hulke, Cases illustr. art. patholog. condit. of the Vitreons humour with remarks (Ophth. Hospit. Reports, t. V,

1866, p. 123). — Mooren, Krankheiten des Glaskôrpers {Ophlhalmische Beobachtungen,

ARTICLE III

APOPLEXIE GÉNÉRALE DU CORPS YlTRÉ.

Symptomatoiogie.— Les épaiichemenls de sang qui se produisent dans le corps vitré peuvent le remplir en partie ou en totalité. Lorsque l'épanchement a lieu dans l'hémisphère postérieur de l'œil par suite de rupture des artères rétiniennes, il refoule le corps vitré en avant; on voit dans ce cas le fond de l'œil réfléchir une teinte blanc grisâtre ou rougeàtre.

L'épanchement de sang peut provenir des vaisseaux ciliaires rompus ; il occupe alors la région antérieure du corps vitré et il se répand sur toute la surface postérieure du cristallin.

Cet accident survient ordinairement d'une manière soudaine, et le malade perd la vue presque instantanément; tout au plus peut-il distinguer le jour de la nuit.

L'œil, au début, ne présente rien de particulier; mais, au bout de quelque temps, l'iris change de couleur, devient brunâtre ou verdâtre. Les phosphènes se conservent. Il est impossible d'éclairer le fond de l'œil avec l'ophthalmoscope, bien qu'on ne puisse découvrir aucune opacité dans le cristallin.

11 peut arriver qu'on aperçoive à l'éclairage oblique un reflet rougeàtre à la surface postérieure du cristallin ; j'ai vu quelquefois le sang fluctuant derrière la lentille. L'existence de ce phénomène indique d'une manière certaine l'épanchement sanguin.

Il n'y a qu'une seule aflectionqui puisse simuler cet état morbide: c'est la cataracte noire. Dans ce dernier cas, le cristallin n'est pas transparent, et présente une teinte mate ; d'autre part, en dilatant fortement la pupille, on distingue les limites du cristallin opaque.

Marche, durée, pronostic. — Les épanchements considérables de sang occupant l'hémisphère antérieur du corps vitré peuvent se résorber presque complètement et la vue se rétablir en conséquence. Mais, pour que la transparence de cette humeur reparaisse, il faut un laps de temps considérable, de huit mois à deux ans. Une de mes malades devint complètement aveugle par suite d'une embolie de l'artère centrale de l'œil droit et d'une hèmorrhagie générale intra-oculaire gauche. Mon pronostic était favorable pour l'œil gauche, l'épanchement sanguin du corps vitré se résorba en efl'et en grande partie après le traitement de dix-huit mois et la malade peut aujourd'hui lire les caractères les plus fins.

Édoiogie. Ces hémorrhagies générales du corps vitré sont excessivement rares. Lorsqu'elles se déclarent spontanément, il faut chercher la cause du côté du cœur ou de la composition vicieuse du sang, comme dans le scorbut, l'albuminurie, etc.

Les blessures graves de l'œil et les pertes considérables du corps vitré occasionnent des hémorrhagies ex vacuo. Elles surviennent après les opérations de cataracte, les ruptures de la sclérotique, etc.

COUPS VITRÉ

Tr»iie.nent. — Il faul prendre en considéralion les causes générales qui ont amené ces désordres, ei surveiller le régime des malades, recommander une nourriture tonique, éviter les impressions morales trop vives, ainsi que l'action d'une lumière trop éclatante sur l'autre œil.

Chez les femmes, on sera attentif à l'étal de leurs règles; chez les personnes dyspeptiques on cherchera à régulariser la digestion.

Quant au traitement local^ ce sont les compresses trempées dans une solution d'arnica coupé d'eau à moitié ou aux deux tiers, et quelques dérivatifs que l'on doit surtout préconiser.

Dans certains cas récents, on pourrait avoir recours à une paracentèse scléroticale, afin de faire sortir une certaine partie du sang épanché.

Bibliographie. — Dumonlpallier, Hémophthahnie {Arch. d'op/ifho/m. r/e Jamain, 1855, t. IV, p. 189). — VVIiile Cooper, Annales d'oculùt., t. XXXVIII, p. 170 et XL, p. 181. — Hulke, i/pf/. Times and Gaz., 1862, U oct.— A. Danthon, Essai sur les hémorrhagies intraùculaires, ihèses de Paris, 1864. — Lawson, Brif. Med. Journal, 1865, 16 déc. — Rydel, Massenhaffe Glaskorperblulung, etc. {Bericht ueber die Auqenklinik von Ar/t, Becker, liydel 1867, p. 101). ^ > j ,

ARTICLE IV

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