CORPS ÉTRANGERS, CRISTALLIN LUXÉ ET CYSTICERQUES DU CORPS VITRÉ
A. CORPS ÉTRANGERS. — Les corps étrangers qui traversent la sclérotique s'arrêtent très-rarement dans le corps vitré, pour y constituer une sorte de flocon. Les éclats de capsule, les paillettes d'acier ou de cuivre, les grains de plomb, etc., descendent d'ordinaire vers les parties déclives de la cavité oculaire, où ils provoquent de très-graves désordres du côté de la rétine et de la choroïde, amenant le plus souvent la destruction de l'œil tout entier.
Il arrive pourtant que des corps étrangers très-fins restent pendant quelque temps en suspension dans l'humeur vitré; si les milieux de l'œil conservent leurs transparence, on voit le corps étranger, à l'aide de l'ophtlialmoscope, comme un petit flocon dont les contours bien tranchés et la surface plus ou moins luisante permettent de le différencier d'un épanchement sanguin ou de toute autre exsudation.
Un fait analogue s'est présenté à mon observation en 1862 sur un malade de la clinique du docteur Desmarres père. Il s'agissait d'un garçon de quinze ans qui, ayant été blessé à l'œil droit par un éclat de capsule, ne présentait qu'une légère rougeur de la moitié externe de la sclérotique, à 1 centimètre de la cornée. Avec l'ophtlialmoscope nous découvrîmes, avec le docteur Desmarres, quelques flocons fibriiieux et une paillette noire, d'une forme à peu près rhomboïdale irrégulière; dans certains mouvements de l'œil, ce corps opaque paraissait luisant, ce qui ne pouvait être produit que par un fragment de capsule.
Au bout d'un certain temps, les corps étrangers gagnent les parties déclives de • l'humeur vitrée et provoquent des altérations suppuratives de la rétine et de la choroïde. Quelquefois pourtant on les a vus s'envelopper d'une masse exsudativc, c|ui les isole complètement, ou bien adhérer par cette exsudation à une partie pé-
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riphéliqiie du globe. De Graefe (1) et Ed. Jaeger (2) ont rapporté des faits daiîs lesquels révoliilion de la membrane cyslique pouvait être observée avec l'oplilhalnioscope.
Les signes physiologiques sont ordinairement de peu d'imporlance; pendant tout le temps que le corps étranger reste suspendu dans l'humeur vitrée le malade ne souffre point, et il n'est pas gêné autrement que par des mouches qui voltigent devant l'œil blessé.
Mais l'œil est constamment menacé d'une inflammation aiguë, qui peut se déclarer aussitôt que le corps étranger^ de mobile qu'il était, devient fixe et. se loge dans la rétine ou dans la choroïde. Cette inflammation peut aller jusqu'au phlegmon de l'œil, ou bien elle prendra ime marche lente, dont la durée sera interminable, comme le dit Desmarres. "White Cooper a vu un éclat de pierre séjourner dans l'œil pendant seize ans, et après des symptômes inflammatoires plus ou moins violents, s'échapper au dehors à travers la cornée.
Pronostic. — L'existence d'un corps étranger dans l'œil présente des dangers sérieux, non-seulement au point de vue des complications qui peuvent se manifester dans l'œil blessé, mais aussi à cause d'une ophthalmie sympathique qui peut se déclarer dans l'autre œil.
Ti-nitcmciit. — Rion u'ost plus difficile que de remédier à cet état de choses, et de prévenir des conséquences désastreuses pour l'œil blessé. Entreprendre l'extraction d'un corps étranger est chose grave pour le malade et délicate pour le chirurgien ; laisser le corps étranger dans l'œil, c'est livrer celui-ci sans défense aux chances lés plus fâcheuses.
La méthode expectante nous paraît devoir être suivie tout le tenips que le corps étranger reste enkysté et suspendu dans le corps vitré. Mais, des qu'on s'apercevra qu'il est descendu dans les parties déclives, et dès que les symptômes inflammatoires commenceront à s'accentuer, on ne devra pas hésiter à faire l'énucléation de l'œil.
Quant à la méthode d'extraction du corps étranger, nous doutons fort qu'elle puisse donner de bons résultats. De Graefe (3) propose cependant de pratiquer, à quelque distance de la cornée, une plaie scléroticale parallèle au bord de cette membrane, et d'aller chercher avec une pince le corps étranger, dont on a d'abord reconnu et déterminé la position exacte avec l'ophthalmoscope.
B. Cristallin flottant ou ai^atssé. — Un cristallin luxé par un accident ou une cataracte abaissée par un chirurgien, peuvent rester très-longtemps dans le corps vitré, soit fixes, soit mobiles, sans subir la résorption. Beeret Velpeau ont constaté ce fait par de nombreuses autopsies. Le professeur Richet a eu l'occasion de disséquer l'œil d'un malade opéré six mois auparavant par abaissement, et il a trouvé le cristallin dur et sans capsule l\ la partie inférieure du corps vitré, sans aucune trace de résorption
Kn examinant à l'ophthalmoscope les malades chez lesquels la luxation s'est produite par accident, on voit, dans la partie inférieure de l'œil et derrière l'iris, flotter un corps opaque, blanchâtre, plus ou moins rond, ayant des contours bien
(i) De Graefe, Arc/du f. Ophthalm., 1857, T$d. III, Abih. 2, S. 338 o n A- P>'f'kt. Hcilkunde. Wien, 1857, n" 2
(i) De Graefe, ArcJiiv f. Ophthalm., Bd. IX Abtii. Il S 79
CORPS VITRÉ
limités. Si le reste du corps vitré est transparent et si l'iris est tren)blotant le diagnostic n'est pas difficile. '
Il n'en est pas de même lorsque le cristallin flottant se trouve au milieu des masses floconneuses, et l'on confondrait facilement cet étal avec un décollement de la réline, si l'on n'examinait pas la vue avec des verres n"" 2 1/2 et 5 biconvexes, et surtout si on n'aurait pas exploré les phosphènes.
Traitement. — Tant que le malade ne souiïrc pas, on s'abstiendra de toute intervention; mais, si les douleurs devenaient très-fortes par suite d'une iridochodoïte, on les combattra par des anlipblogistiques. Si ces moyens étaient insuffisants, on aurait recours à l'excision de l'iris et à l'extraction du cristallin, à l'aide d'une curette ou d'un crochet plongé dans le corps vitré à travers l'ouverture cornéenne et la pupille artificielle.
C. Cysticerques. — La présence des cyslicerques dans le corps vitré a été démontrée pour la première fois par de Graefe. Cet animalcule était suspendu entre le pôle postérieur du cristallin et une partie de la rétine voisine de la papille.
Depuis celte époque, le nombre d'observations a augmenté en Allemagne, où la présence de cet eutozoaire dans l'œil paraît être assez fréquente, puisque, d'après de Graefe (1), sur quatre-vingt mille malades, il a pu le constater quatrevingts fois dans différentes parties de l'œil. En Angleterre, de même qu'en France, les cyslicerques sont rares. S. Wells n'en a vu qu'un seul cas à Londres. A Paris, je n'ai rencontré que deux cas de ce genre, doni je donne la descripiion dans mon Atlas ophthalmoscopique.
Symptomntoiogic. — Les Symptômes fonctionnels sont au début peu prononcés ; mais, à mesure que l'entozoaire augmente de volume, l'œil ressent une gêne et une pesanteur marquées, La vue se trouble petit à petit, soit que des mouches fixes ou mobiles apparaissent dans le champ visuel, soit qu'il s'interpose un nuage ou voile épais entre l'œil et l'objet que l'on veut fixer. Ce nuage se dissipe quelquefois pour un certain temps, et réapparaît ensuite d'une manière assez brusque. A mesure que la maladie se développe, la vision centrale se trouble et le malade a de la peine à distinguer les objets avec l'œil atteint.
A l'éclairage opthalmoscopique direct, on constate une opacité dans le corps vitré, opacité qui s'avance quelquefois jusqu'à la face postérieure du cristallin, au point qu'elle peut simuler une cataracte polaire postérieure.
Cette opacité s'unit avec une masse blanchâtre ou blanc bleuâtre, d'une forme ovoïde ou sphérique, et qui se déplace légèrement pendant les mouvements de l'œil. Dans le cas décrit par de Graefe, une vésicule bleuâtre tout à fait transparente enveloppait ce corps. Une partie du cysticerque formait, en se rétrécissant, le cou et la tête, qui se contraclait et se dilatait d'une manière très-visible.
Dans les deux cas que j'ai observés, l'un avec le docteur Desmarres, et l'autre avec mon ami lé docteur Cuignet, il n'y avait point d'enveloppe autour de l'animalcule; mais, dans le second, nous avons constaté un grand nombre d'opacités disséminées dans le corps vitré, ce qui du reste, a déjà été observé par d'autres auteurs.
Le cysticerque ne peut rester longtemps dans l'œil sans occasionner des sym-
(1) De Graefe, Archiv /. Ophthalm., 1854, Bd. I, Ablh. 1, p. 457.
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plômes inflammatoires du côté de la rétine et de la choroïde. Le décollement partiel ou total de la rétine ou une irido-choroïdite sera la conséquence de la maladie.
Diagnostic iiiffcrcntici. — On ne pourrait confondre la présence d'un cysticerque qu'avec un décollement de la rétine. Mais quand on se rappelle que le décollement survient brusquement, que les vaisseaux sillonnent toujours sa surface, et que ses contours ne sont point réguliers et ressemblent plutôt à des plis qu'à un corps sphéroïde ou ovoïde; quand on trouve en outre une partie de celte masse allongée et terminée par une autre petite masse arrondie, le doute ne sera plus permis. Il s'agira bien là d'un cysticerque du corps vitré ou de la rétine.
Traitement. — De Graefe a pratiqué à plusieurs reprises l'extraction des cysticerques. Voici de quelle façon il avait exécuté celte opération :
Il commença par pratiquer une large iridectomie en dehors et en bas; puis, quelques semaines après, il enleva le cristallin transparent à travers une large section (à lambeau) de la cornée. Le cysticerque apparut alors très-distinctement, quoique entouré des opacités du corps vitré. Ce n'est que six semaines après la dernière opération, que l'incision linéaire de la cornée fut faite, vis-à-vis du bord pupillaire, un peu en haut et en dehors, juste en face de l'animalcule. Le couteau lancéolaire, ayant été poussé dans la chambre postérieure, a ouvert la cupule hyaloïdienne; le corps vitré se porta alors dans la chambre antérieure, entraînant avec lui le cysticerque qui fut facilement extrait avec une pince. L'animalcule vécut encore quatre heures. Après l'opération, l'œil guérit, mais la vue resta trouble à cause des nombreux flocons qui persistèrent.
Dans d'autres cas, de Graefe a réussi à extraire l'animalcule en pratiquant une large ouverture scléroticale. La première méthode me paraît préférable, parce qu'elle présente moins de danger.
Bibliographie. — Corps étrangers : Ed. .Taeger, Oesiv. Zeitschrift f. prakf. Heilk., n° 2; et Ann. d'oculist., 1857, p. 151). — De Graefe, Archw f. Opiithabnologie, Bd. III, Abth. 2, 1857, p. 337 ; et Bd. IX, Abih. 2, 1863, p. 79. — Dixon, Extroctmi of foreign Bodij from the vitreous chamber {Ophth. Hosp. Rep., n° A, 1859, p. 280). — Ballias, Des corps étrangers du corps vitré, thèses de Paris, 1865). — Hirsclimann, Luxatio lentis traumatica mit eigenthumlicher Bildung von Gefossen in den Membrnna hyaloïdoa, etc. (A7/nrsche Monatsbl, IV, 1866, p. 98). — Berlin, ArcJiiv fiir Ophthulm., Bd. XIII, Abth. II, p. 275). — Du Gourlay, Sur les corps étrangers du globe de l'œil, thèses de Paris, 1868.
Cysticerques : De Graefe, Falle von Cysticercus im Inneren des Auges (Arrhiv f Onhth Bd, I, Abu,. 2, 1855, p. 259 ; Bd. IIÎ, Abth. 2, p. 312 ; Bd IV, Abth. 2, p. 1 71 ; et Bd Vil' D • \'Jr ' cysticerque, in Clinique ophthalmologique, édit, française!
Pans, 180b, p. 343. - Desmarres, Traité des maladies des yeux, t. III 1857 n 75Zi —
f Ifvrn P- ~ Annalès'd'ocufist.,
t. XLVIII, 1862, p. 265.-Follm, Leçons sur l'exploration de l'œil, etc. Paris, 1863, p. 96.
ARTICLE V
nÉCOLLEMENT DE LA MEMBRANE HYALOÏDIENNE, MEMBRANES ORGANISÉES ET VAISSEAUX DANS LE CORPS VITRfi.
n„tn?n^''''rf"''.'' MEMBRANE HYALOÏDIENNE. - NoUS ne COUnaissOUS
la r^Z ? r"'^'T décollement de la membrane hyaloïdienne d'avec
la .etme. IwanofT est le premier qui ait attiré l'attention des ophihalmologistes
COUPS VITRÉ
sur ce sujet. Les observations de faits de ce genre qu'on a recueillies montrent combien peu ils sont fréquents; ils sont rares surtout sous une forme simple, el sans désorganisations notables dans d'autres membranes de l'œil.
Tous les faits décrits par Iwanolf, se rapportent à des recherches anaiomiques -post mortern, faites sur les yeux opérés de la cataracte avec ou sans sortie du corps vitré (1).
Les autres exemples ont été rencontrés dans des yeux énucléés après l'opéraliou de la cataracte, par Mauihner, par Pagenstecker, par Becker ; quelquefois il s'est produit dans les yeux myopes, ou enfin le décollement hyaloïdien est survenu dans un œil 'a la suite d'un traumatisme et de la projection d'un corps étranger dans Tœil, comme dans le premier fait observé par Iwanoff.
Pourtant Knapp avait signalé un cas de décollement hyaloïdien qu'il a pu étudier avec l'ophthalmoscopc et vérifier ensuite par la nécropsie. Ainsi chez une malade âgée de soixante ans, qui avait perdu la vue de l'œil droit, et dont le champ visuel était sensiblement rétréci, il a pu voir à l'ophthalmoscope des membranes bleuâtres, ondulées et flottantes. Après avoir pratiqué l'énucléalion de l'œil, on constata que la membrane hyaloïdienne était détachée en entonnoir dans toute son étendue pendant que la rétine et la choroïde étaient normales.
En 1869, un fait des plus intéressants de décollement de la membrane hyaloïdienne s'est offert à mon observation. Il s'agissait d'un nommé M. G..., âgé de soixante-sept ans, dont l'œil gauche était affecté d'un décollement général de la réline, survenu à la suite d'une opération de la cataracte. L'œil droit était fortement myope; à l'aide du n" 3 concave, le malade pouvait lire les carac-tères n" 2 de l'échelle typographique. Mais son champ visuel était rétréci conceniriquement, à un degré tel, qu'il ne voyait que sur une surface de 6 centimètres de large sur • 15 centimètres de long. L'examen opthalmoscopique m'a permis de constater, en i présence des médecins Paul, Daguenet, Miard et Morel, l'état suivant : staphy- • lôme postérieur très-prononcé, avec atrophie choroïdienne aussi très-étendue. A lai distance d'un diamètre de la papille, on aperçoit une ligne semi-circulaire grisâtre, ressemblant à un sorte d'ombre grisâtre, présentant une ligne régulière assez: bien tranchée, qui n'empêchait pas de voir la rétine. Cette ligne ombrée n'était i pas flottante; elle se prolongeait tout autour de la papille, et ne pouvait, selon i moi, être due qu'à un décollement de la membrane hyaloïdienne.
Il résulte de tous les faits rapportés ci-dessus que : soit par .suite d'une perlé ? considérable de l'humeur vitrée, soit par l'effet de choroïdites ou de cyclites anié-rieures, soit enfin consécutivement à une distension excessive du globe de l'œil I dans la myopie, la membrane hyaloïdienne se décolle dans sa région postérieure, . et l'intervalle laissé entre elle et la rétine se remplit d'un liquide séreux.
Gouvêa (2), par des expériences qu'il a faites à ce sujet, est arrivé à démontrer : : 1" qu'à la suite de grandes pertes du corps vitré, la membrane hyaloïde se décolle; ; 2" que le décollement de cette membrane est suivi du décollement de la réline ; ; 3° qu'un décollement de la choroïde peut se produire aussi par suite de l'imbibi-tion des couches externes de la choroïde.
(1) Iwanoff, Archiv f. OpMhnbn., Bd. XV, Abth. 2, 1869, p. 1.
(2) Gouvêa, Archiv f. Ophihnlm., Bd. XV, Ablh. d, 1869, p. 24/i.
DÉCOLLEMENT DE LA MEMBKANE II YALOÏDIENNE.
B. Membranes organisées. — Les épanchemenis de sang el de pus en quantité plus ou moins grande peuvent donner lieu à la formation de membranes organisées qui, étant en communication directe avec les vaisseaux de la rétine et de la choroïde, se vasculariseiit elles-mêmes.
Dans ce cas, on constate à l'ophthalmoscope de larges flocons blanchâtres simulant souvent un décollement de la rétine ; la présence de tous les phosphènes permet seule de faire un diagnostic différentiel.
Les faits rapportés par Beck et Stellwag von Carion prouvent que ces membranes se vascularisent. Des exemples plus récents de vascularisation du corps vitré ont été rapportés par Pagenstecher et Otto Becker.
A ces faits pathologiques, il faut en ajouter d'autres plus curieux et qui sont la conséquence d'une anomalie : c'est la persistance de l'artère hyaloïdienne, constatée par Meissner, Saemisch, Zehender et d'autres auteurs. Mais ces cas sont exceptionnellement rares, el nous les signalons seulement à titre de curiosités.
Bibliographie. — Décollement de la hyaloïde : Iwanoff, Trois cas de clècolletnent de l'hyaloide {Compte rendu du Congre-^ mternaiional d'ophthahiologie.?aT\s, 1867, p. 121); et Beitruge zur Ablosung des Glaskurpers {Archiv f. Ophthalm., Bd. XV, Ablh. II, 1869, p. 1). — H. de Gouvêa, Résultat einiger Versuche xieber die Enstehung der Glaskdrper-Ablôsung iriFnlge von G/askôrperverlust {Archiv f. Ophthalm., Bd. XV, Abth. d, 1869, p. 2lili).
Membranes et vaisseaux dans le corps vitré : Beck, Zeitschrift f. Ophthalm., Bd. IV, p. 98. — Stellwag: v. Carion, Die Ophthalmologie, Bd. I, p. 698. — Pagenstecher, Archiv /: Ophthalm., Bd. VII, Ablh. 2, p. 92. — Meissner, Zeitschrift fur rat. Medicin., 1857, p. 562. — Saemisch, Klinische Monatsblutter, 1863, p. 258. — Zehender, Klinische Monatsblatter, 1863, p. 240. — Otto Becker, Bericht ueber die Augenklinik der Wiener Universitàt. Wien, 1867, p. 106.