OPHTHALMIE SYMPATHIQUE
Isalions donloiiiTiisos dans la profoinUMir de l'orbite, (l'iiii spasme lY'flexc dans jpaiipièieseld'tinc conjoiiclivile légèro et chronique. y\près l'exiirpalion de l'œil lijMsé, la maladie disparaît rapidemenl, mais quelquefois elle persiste longtemps, lors il faut exaniiner l'état des voies lacrymales, qui sont bien souvent rétrécics obstruées tt occasionnent, comme je l'ai démontré, ces désordres.
IvÈKATiTi"- sympathiqui;. — Cette forme d'altération est rare; j'ai été le mier qui ait démontré son existence. Les deux faits suivants sont instructifs ît égard. J'ai été consulté par !a sœur d'un des frères de la maison de Saint-Jean ieu, à Paris, personne âgée de dix-neuf ans et presque aveugle des deux. yeux, il droit ressortait entre les paupières et était ;.!tleint d'une hydrophihalmie c staphylôme général de la cornée et de l'iris ; l'œil gauche était excessivement Isible à la lumière, et sa cornée était toute opaque par suite d'une kératite interelle disséminée. La cause de l'irritation de l'œil gauche était, selon moi, dans |il droit, et il fallait amputer le staphylôme. L'opération fut exécutée, et la cicaalion de la plaie une fois obtenue, la vue de l'autre œil ne cessa de s'améliorer, u'à ce qu'au bout de deux mois elle recouvra la vue.
n second fait est celui que nous avons rencontré à l'hôpital Saint-Antoine, s le service de L. Labbé, professeur agrégé de la Faculté. Un homme âgé d'une rantaine d'années avait l'œil droit atrophié depuis plusieurs années, lorsque, 1868, il commença à souiïrir d'irritation de l'autre œil et d'y voir trouble, tait une kératite chronique ayant amené une tache centrale sur la cornée. L'œil a rouge et sensible pendant presque un an, malgré les traitements nombreux on lui avait fait subir. C'était une kératite sympathique; et en eiïet, dès que le teur Labbé eut fait l'énucléation de l'œil atrophié, l'irritation de l'autre cessa, u bout de quelques mois l'œil guérit, et la vue revint, e ne connais pas encore d'autres faits, mais ils sont tellement concluants, que isience de l'oplilhalmie sympathique, sous forme de kératite interstitielle, ne lit être mise en doute, r.tioiogie. — 1. Les blessures d'un œil, surtout dans la région ciliaire, conslint une des causes les plus fréquentes de l'ophthalmie sympathique. Les bles- •s de la cornée, qu'elles soient accompagnées ou non de hernie de l'iris, mènent point d'altération sympathique de l'autre œil.
1. Les corps étrangers logés dans l'œil, tels que des éclats de capsule, des moriix de pierre et de verre, etc., sont le plus souvent la cause d'irritation permaite de l'œil blessé et de l'ophthalmie sympathique de l'autre. Il n'y a que les ps étrangers situés dans le cristallin, qui peuvent rester sans amener de désor- ■s sympathiques : mais ceux situés dans l'iris, la choroïde et la rétine sont les s dangereux. Dans un œil que j'ai énucléé (1), l'éclat de capsule avait traversé la liée, le cristallin, le corps vitré, et s'était ùxé dans la macula. Ces corps étrans peuvent rester des mois et des années sans amener des douleurs ni inllammaiis, et puis, subitement, les symptômes d'irido-choroïdite apparaissent dans l'œil ^sé, et ne lardent pas à s'eniparer de l'autre, si l'on n'intervient pas à temps, wson rapporte deux observations très-intéressantes: dans un cas l'innammation se déclara qu'au bout de huit ans, et dans l'autre quatorze ans après la blessure.
1) Galezowski, Gazette hebdomadaire, septembre 1870.
GHOKOÏDK
De mon côté j'ai fait rénucléalion d'un œil qui ne s'était enllamnié que dix, ans après la blessure occasionnée |);ir ini éclat de capsulr. . {
3. L'existence des masses osseuses qui se développent d'une manière spIXoi, lanéeà la suite d'inflammation intra-ocnlaire, peut donner lieu à une opiiiliali sympathique (Dolheau).
/i. Les inllammalions internes de l'œil, surtout si elles sont accoiii|)agnées d'ép chements sanguins considérables, ou quand elles sont suivies d'un décolletiioni la choroïde ou de la rétine, prédisposent à celte alîection.
5. L'opération de la cataracte par abaissement, suivie d'une irido-cyclite, occasionner l'ophtljaimie sympathique de l'autre œil.
6. Le staphylôme général de la cornée et de l'iris avec hydroplitlialmie, les personnes scrofuleuses, peut amener une ophlhalmie sympathique.
7. Toutes ces altérations oculaires ne peuvent avoir d'influence danger! pour le second œil qu'après que le premier aura longtemps souiïert, quMI s sensible au toucher dans la région ciliaire, et que la vue sera abolie ou sensib ment affaiblie. '
8. Mooren (1) rapporte un fait d'ophthalmie sympathique provoc|uée par' œil artificiel, qui, en irritant l'œil atrophié, amena la réaction sympathique à l'autre. Il faut avouer, pourtant, que ce cas constitue une exception à la r générale.
9. Selon Guépin (de Nantes), l'ophthalmie sympathique ou réflexe se déclarw préférence chez les individus débilités. Peut-être cela est-il exact en ce qui cerne les formes graves de maladie. j ^.
Pathogénie. — Pendant longtemps on croyait que l'affection sympalhiqufil transmettait d'une rétine à l'autre par l'intermédiaire du nerf optique, ïavigy (18/i9) a été le premier qui considéra cGtte maladie comme une simple névra|i ciliaire. De leur côté, Mackenzie et H. Millier avaient exprimé l'opinion que cet altération pouvait se développer sous l'influence de l'irritation de la ciuquièk' paire, qui, du cerveau, pouvait se propager h l'antre œil. Cette opinion a préw jusqu'à présent, et l'on croit que l'affeciioii se transmet par action réflexe à iravo les nerfs ciliaircs; on en trouve la preuve, selon de Graefe et Bowman, en ce fli la sensibililé au toucher de la région ciliaire se trouve toujours symétriqueme disposée dans l'autre œil.
Quant à l'excitation sympathique, telle que l'admettent Pagenstecher et BrondeiJ I, sans aucune localisation, elle nous paraît peu admissible. ^^.^
Pronostic. — L'ophthalmie sympathique est très-grave, surtout lorsqu'q< .^^ prend la forme d'une iritis maligne ou d'irido-cyclite. L'énucléation de l'œil bl«' n'arrête même pas souvent le mal. Critcheit dit, avec raison, qu'il doute de ^'^.^ cacité de l'irideclomie ; mais, dans le cas d'irilis séreuse, de kératite et de ncvrc sympathique, il y a une guérison dès qu'on a enlevé l'œil blessé. Lawson dit qu ^, dans aucun cas, il n'a vu une opbthalmie sympathique se déclarer après qu'où e retiré l'autre œil. i, ~
Traitement. — Dès que l'ophllialmie sympathique aura été constatée, il n yau jj pas d'autres ressources que l'énucléation du globe oculaire, d'après le procé j>
(1) Moorcn, Opidiiulmiatrische lieobachtungeiK et Dr.s^ af/h-linns si/mpat/n'quex (h- /a vt traii. franç. l^iége, 1870.
oé
«■jflii iieo!
■â' m ifiol,
itei
OPIlTHALMIli SYMPATHIQUE. 701
onnct (de Lyon) (1). Pricliard a cié le premier qui, en 185^t, proposa d'enr conipiétemènl l'œil aiïeclé. Les partisans de celte méthode s'accrurent rapient, et aujourd'hui nous pouvons dire que c'est le seul moyen le plus efficace nous ayons pour arrêter dans l'autre œil les progrès du mal. n connaît le procédé opératoire que nous avons exposé plus haut (2), et nous insistons point. Comme cette opération est douloureuse, il est indispensable e servir du chloroforme. L'énucléalion une fois faite, on verse pendant quels u)inules de l'eau fraîche dans le fond de l'orbite, et l'on arrête l'hémorrhagic. Iques praticiens se servent de charpie |)Our remplir l'orbite et arrêter ainsi morrhagie ; mais ce moyen de pansement expose le malade à des souffrances tiles, et j'y ai complètement lenoncé.
^ette opération suffit ordinairement pour amener une guérison radicale de névrose pathique. Quant aux autres affections sympathiques, le traitement consécutif est ispensable. C'est ainsi que dans le cas d'irilis grave et d'irido-cyclite, on cherra h arrêter l'inflammation par les moyens que nous avons exposés à plusieurs rises. On essayera de dilater la pupille et de rompre les adhérences en instillant uemnieiit l'airopine. 5lais comme ces moyens sont le plus souvent insuffisants r atteindre le but, on sera forcé de pratiquer tôt ou tard une iridectomie. Cette ration peut donner lieu à des résultats très-favorables, mais à condition qu'elle exécutée à temps. Sous ce rapport, nous partageons complètement l'opinion de son, qui émet l'avis que, dans le traitement de l'ophihalmie sympathique, te opération sur l'œil enflammé est nuisible tant que l'œil blessé n'est pas ené; après l'énucléalion, au contraire, tout doit être tenté pour rendre la vue. Critchett et de Graefe ont déclaré avec raison que la thérapeutique de l'iridolite sympathique ne donne pas jusqu'à présent des résultats salisfaisanls. L'obvation nous démontre, en effet, que ni l'énucléation de l'œil primitivement eint, ni l'irideclomie n'arrêtent, dans un certain nombre de cas, l'affection symhique du second œil. Mais il faut ajouter aussi que l'insuccès dépend souvent ce qu'on a attendu trop longtemps pour faire l'énucléalion. Selon moi, dès que symptômes sympathiques apparaissent, on ne doit pas hésiter à enlever l'œil milivement atteint, même si la vision n'est pas complètement éteinte. Lorsqu'on pratique l'iridectomie après l'énucléation, on doit faire une très-large ision dans la cornée et exciser une aussi large portion de l'iris que possible. Si à la suite d'une irido-choroïdite sympathique le cristallin devient opaque, on doit pas opérer son extraction pendant l'inflammation aiguë de l'œil, mais il faut endre le moment où toute irritation aura diminué. Une trop grande sensibilité l'œil atteint d'ophthalmie sympathique peut être efficacement combattue par des entations avec une infusion de belladone ou de pavots bien chaude. En même mps on aura recours aux frictions avec des pommades belladonnées ou au digeonnagc avec le collodion morphiné, dont je me sers souvent :
^ ^^1'°*^'°" 10 gram. :^ Onguent double d'hydrargyre. lOgram.
Huile de ricin 2 — Extrait de belladone 5
Hydrociilorate de morphine. 1 ~ . Laudanum de Rousseau 1 —
(Galezowski.)
(Desmarres père.)
(1) Bonnet, Traité des sections tendineuses. Paris, 18/il.
(2) Voy. Tumeurs DE LA rétine, p. 637.
CHOROÏDE.
Sur l'avis (le de Graefe, Ed. Mcyer a pratiqué la section des nerfs ciliaires elt* réussi l\ arrêter l'oplitlialinie sympathique. La mèn)e opération a ét(' pratiquée a J succès par le docteur Secondi (de Gênes).
Le traitement interne doit consister dans l'usage des toniques, des ferrugineuti des préparations de quinquina sous toutes les formes, ce qui est surtout im H" portant pour les personnes faibles et débilitées.
Bibliographie.— Mackenzie, Traité des malad. de 1857, Irad. franr., t. II, |). H — Tavignot, De l'iritis sympulldque {Gaz. des hôpitaux, 18^9). — Prilcliard, Assodaii
Médical Jowjial, Oclobcr 185Zi, et Annales d'oculist., t. XXXII, p. 172. Taylor, On syt
pat/i. inftamm. of the Eyeball{Med. 'limes and Gazette, 1854, p. 439 et /iG5). — Brondea<( Des affections sympathiques de l'un des yeux à la suite d'une blessure de l'aidre o^il, Ibèi de Paris, 1858.— HaynesjWalton, On sympaih. inftamm. ofthe Eyeball {British Med. Jown< 18G0, et Med. Times and Gazette, 18G4, p. 488). — Critclieil, Sur l'ophthalmie symp thique (Ann. d'oculist., 1864, t. LI, p. 231). — Lawson, Sympathetic Ophlhalmia, et 4, {Ophth. Hosp. Reports, 1865, V, p. 42, &\. Ayiti. d'oculist., 1866, t. LV, p. 165)^,jL Maats, De sy^npathischc and oeninyen van hetoog. Utrecht, 1865. — De Graefe, /.ur uft.T der sympathischen Ophthalmie {Archiv f. Ophth., iSQQ, Bd. XII, Ablli. 2, p. 149, ' Clinique ophthalmologique, édition française, Paris, 1867, p. 300). — Guépin (de Nantes Quelques notes pour servir à l'étude de l'ophthalmie sympathique {Ann. d'oculist., 18(i: t. LUI, p. 232). — Secondi {de Gènes,), Giornale d'of'tahnologia italiano, 1869, 1" fasciculi
ARTICLE Vin.
CHOROÏDITt: SUPPURATIVE (PHLEGMON DE L'OEIL). ÉÉ|
Cette affection est caractérisée par l'inflammation très-violente et rapide membranes internes de l'œil, donnant lieu à une formation d'une quantité piSl't' ou moins grande de pus dans la cavité oculaire. C'est roplitlialmie purulente \yt9Wfonde, selon Denonvilliers et Gosselin. ■ %\
Syniptoniatoiogie. — Signes anatomiques. — Dès le début, le globe de V(£r '^' devient rouge et fortement injecté ; la conjonctive oculaire est œdémateuse et boursouflée, de sorte qu'elle forme une sorte de bourrelet péricornéen pouvant iuêiiMi|j faire hernie entre les paupières. Ces dernières s'enflanuuent à leur tour et s'épaisMi'fi sissent sensiblement; la paupière supérieure descend sur la joue en recouvran l'inférieure; sa peau est d'un rouge vif et luisante. On s'aperçoit que l'œil lu sécrète que des larmes. ^
11 est très-difficile de soulever la paupière supérieure; on constate une sécré-'|u tion abondante de larmes dans lesquelles nagent quelques rares filaments de mucus. "Jl'i La cornée paraît légèrement trouble ; la chambre antérieure est dimintiée et l'irisi' ^i projeté en avant; souvent on y trouve une certaine quantité de pus ou des.ing.' La pupille conserve tantôt son volume normal^ tantôt elle est occupée par de- ■ ^sudations. Elle peut être aussi dilatée, et l'on verra alors un reflet jaunfitre du fon(i»<li de l'œil provenant de l'infiltration purulente des membranes internes.
L'œil est ordinairement tendu et augmenté de volume; il fait une saillie très-' ) marquée en avant {e.coplitlialmié). La cornée peu à peu devient plus trouble cl.' blanchâtre; elle se splncèle dans un enrlroil (pK'lcon(pie pour donner lieu à l issiiCi r du pus. Dans d'autres cas elle reste transparente, mais alors le pus se fraye un passage au dehors à travers la sclérotique.
CHOROÏDITE SUPPURATIVE. 703
<^ignes fonctionnels. —ludi maladie se développe très- rapidement, et elle est
ompagnécde doulears piilsatives violentes qui occupent l'œil et la région périi hilaire; elles se répandent dans toule la moilié de la lêle et ne laissent point de
H)s. Bientôt la vue se perd, mais le malade éprouve constamment des sensations uninenses et une chaleur insupporlable; la sensation de tension dans le globe evienl tellement forte, qu'il lui semble que l'œil va éclater. L'œil sain ne peut ippoi ler la moindre lumière.
A mesure que le pus s'accumule dans la coque oculaire et que la distension e la sclérotique augmente, les douleurs deviennent atroces; elles ne peuvent u'der à amener quelques symptômes de fièvre plus ou moins violente, accompanée de frissons, d'anorexie et quelquefois de vomissements. Mais tous ces phénolènes disparaissent d'une manière subite dès que la cornée ou la sclérotique se erforc et que le pus s'échappe au dehors. Peu à peu la suppuration diminue, is symptômes inflammatoires s'amendent jusqu'à ce que l'œil se réduise à un loignon. Il arrive pourtant que le phlegmon se termine par une résolution franhe. Un de mes malades, pendant dix ans, éprouvait, tous les printemps, des iflammalions phlegmoneuses d'un œil qui se terminaient toujours par résolution, lais la dernière attaque amena la suppuration du globe.
Auatomic pathologique. — Cette affection est caractérisée plus spécialement ar le développement rapide des globules du pus dans le siroma de la choroïde, ont le tissu cellulaire et la lamina fusca sont inliltrés et hypertrophiés dès le f'hut; les capillaires ainsi que les nerfs ciliaires sont étranglés au milieu de ces «issus infdlrés, ce qui facilite la mortification des tissus. L'épanchement de sérosité t du sang se mélange au pus et infiltre toutes les membranes internes de l'œil. La étine est ramollie, infiltrée et se désagrège ; le corps vitré s'infiltre de globules e pus et se transforme en une masse blanc jaunâtre purulente. Selon Ritter, ; pus se forme à l'intérieur de l'œil aux dépens de l'iris et de la choroïde, etaucune utre membrane n'est susceptible de donner naissance à des corpuscules de pus: on assertion n'est pourtant pas encore démontrée.
Étioiogic. — La choroïdite suppurative est occasionnée le plus souvent par un raumatisme quelconque : c'est ainsi que le splaies profondes de la sclérotique, et urtout les plaies déchirées, accompagnées de l'issue en grande partie du corps ilré, les contusions profondes de cet organe, les corps étrangers pénétrant dans 'œil, amènent ces inflammations. Certaines méthodes opératoires d'extraction delà ;ataracte, surtout celle où l'on cherche à retirer un cristallin volumineux à travers me petite plaie, comme cela a lieu dans la méthode de Schufft, prédisposent à la uppuration. L'amputation du staphylôme de ta cornée et de l'iris peut entraîner nie choroïdite suppurative.
La petite vérole, la fièvre typhoïde, la pyohémie, la fièvre puerpérale, etc. , peuvent, à une certaine période de leur évolution, donner lieu à cette ophthalmie nlerne, qui, dans ce cas spécial, prendra le nom iVophthalmie métastatique. Vliddlemore a vu celte affection se déclarer à la suite d'attaques de choléra.
Le docteur Cuigniet (d'Alger) m'avait communiqué un fait d'ophlhalmie phlegmoneuse survenue à la suite d'un érysipèle de la face. Ce n'est que dans des cas tout à fait excepiioimels (pi'on trouve des phlegmons spontanés de l'œil sans aucune cause appréciable. .J'en ai rapporté un cas analogue en 1862.
"70^1 CHOROÏDE.
Trahenu-nt. — Ali tUAmi de la maladie, 011 cherchera à arrêi-r rinllaciirnaiioi., en appliquant des sangsues à la lempc, et en administrant le calomel, 5 à 10 ceni ligrainnies trois ou quatre fois par jour. Si ces moyens ne réu.ssissent pas, on aur recours, d'après l.; conseil de Desinarres père, à la paracentèse souvent'répétée Pour calmer les douleurs, on doit employer des compresses imbibées d'eau chaudou d'infusions d'espèces narcotiques, des injections hypodermiques de mon phi ne, etc.
Si, malgré ces moyens, le mal ne s'arrête point et que les douleurs de l'oe»
deviennent de plus en plus violentes, que la suppuration apparaisse dans la chanibrt
antérieure, on sera forcé de faire une large ouverture dans l'œil, en plongeant uj
couteau à cataracte dans la partie inférieure de la cornée, pour donner une direcc
tion verticale à la plaie. Par cette ouverture le pus s'écoulera facilement et le<
douleurs cesseront. La plaie sera maintenue ouverte au moyen d'une sonde qui
l'on enfoncera de temps à autre dans le globe oculaire. ' !
Bibliographie. — Brown, Panton's, Inaugural Essay on utérine Phlebiti.s. GlasgoMi — Bowman, Ophthalmie phlébitique consécutwe à une amputation, suivie de pleurésie {A?inales d'oculist., 185/i, t. XXXI, p. 9). — Ritter, Ueber die Entstehung der Panophthah mie{Arclnv f. Ophth., 1861 , Bd. VIII, Ablti. 1, p. 30).— Galezowski, Phlegmon spontané l'œil {Ann. d'oculist., 1862, t. XLVIII, p. 267).
ARTICLE IX