‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 197 sur 255 · TUBERCULES DE LA CHOROÏDE · texte numérisé non relu

TUBERCULES DE LA CHOROÏDE

le diamètre papillaire; la vue était perdue et l'œil sujet h des névralgies ciliaires très-violentes.

B. Apoplexies de la choroïde. — Ces apoplexies se rencontrent beaucoup plus rarement que les autres; elles apparaissent ordinairement près de la région ciliaire et de l'ora serrata. Là elles forment des taches rouges foncées, d'une forme oblongue, disposées le plus souvent dans le sens transversal, contrairement h ce qu'on observe dans la disposition des hémorrhagics rétiniennes. Ces hémorrhagies ne

onstituent ordinairement qu'un des symptômes de certaines affections choroïdiennes. Lorsque le sang est épanché en une grande quantité, il peut perforer la "étine et se répandre dans le corps vitré, comme le démontre une observation rapportée par le docteur Esmarch.

C. Décollement de la choroïde. — Cette affection est rare ; on n'en connaît ue quelques exemples, entre autres ceux de Graefe et d'Arlt. Il est occasionné ar un épanchement sanguin ou séreux. Quelquefois il est provoqué par une tumeur. J'en ai vu un exemple dans un cas de traumatisme.

Les signes ophthalmoscopiques sont très-caractéristiques : on aperçoit dans la partie inférieure du fond de l'œil une sorte de tumeur globuleuse, le plus souvent rès-foncée et présentant une fluctuation appréciable. La rétine se trouve en nême temps décollée sur une plus grande étendue, et le corps vitré présente de ombreux flocons.

Le diagnostic différentiel entre le décollement de la choroïde et de la rétine ne eut être établi que par la teinte foncée de la tumeur et le peu de mobilité, ontrairement à ce qu'on obswve dans un décollement de la rétine.

Le pronostic est le plus souvent très-fâcheux^ et il faut s'attendre à une atrophie 'e l'œil, malgré tous les moyens que l'on voudrait essayer. Une paracentèse cléroticale pourrait être tentée.

Bibliographie. — Déchirure de la choroïde : Graefe, Archiv f. Ophih., Bd. I, Abth. 1, . 402. —Von Ammon, Atxhiv f. Ophth., Bd. I, Abth. 2, p. 124. — Frank, Ophth. Hosp\ eports, vol. III, p. 84. — Caillet, Des ruptures isolées de la choroïde, thèse de Strasbourg-, 869. — Apoplexie de la choroïde : Esmarch, Perforation der Netzhaut durch eine cho- 'oMeal Blutung {Archiv f. Ophth., Bd. IV, Abth. 1, p. 350). — Raymond, Giornale d'ofalmologia italiaiio, 1869, 3" fascicule. — Décollement de la choroïde : Graefe Archiv . Ophth., Bd. IV, Abth. 2, p. 226. '

ARTICLE X

tubercules de la choroïde.

La diathcse tuberculeuse peut affecter la membrane vasculaire de l'œil en y réduisant des dépôts morbides analogues à ceux que l'on rencontre dans d'autres rganes. Ce sont de petits nodules d'une coloration vert grisâtre ou gris blanhâtre, situés dans la couche moyenne de la choroïde et sur les parois mêmes des aisseaux. Au microscope, ils présentent, d'après Manz, Cohnheim et Ordonez la

ême composition et la même structure que les tubercules miliaires d'autres lianes.

Déjà, en 1837, Noël Gueneau de Mussy a eu l'occasion d'observer une jeune lie qui succomba à la Salpêtrière à une çhlhisie généralisée, et qui pendant la vie

GALEZOWSKI. *r

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