‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 50 sur 255 · PARALYSIE DE L'ORIMCULAIRE DES PAUPIÈRES OU DE LA SEPTIÈME PAIRE · texte numérisé non relu

PARALYSIE DE L'ORIMCULAIRE DES PAUPIÈRES OU DE LA SEPTIÈME PAIRE

L orbiculaire des paupières cesse de fonctionner aussitôt que la septième paire est laralysée. Alors l'œil ne peut plus se fermer : lacoaptation des paupières ainsi que ? clignement deviennent impossibles. Cet état a été nommé lagophthalmm parabolique.

\ Sjn.ptomatoiogie. — Le nerf facial domic le mouvement aux paupières, t à une grande partie des muscles de la face, c'est ce qui l'a fait considérer

PAUPIÈRES ET SOURCILS

par Ch. Bell, Claude Bernard et Duclieniie (de Boulogne) comme le nerf de la^ pliysiovomie.

Ou comprend donc que, dans les cas de la paralysie de ce nerf, lonle la physionomie de la face soil altérée; il se produit une déviation des traits qui chez riiounne sont tirés du côté sain, et chez les animaux du côté du nerf paralysé, cgnime l'a démontré Claude Bernard. Le sourcilier et le frontal ne se contractent plus, les rides du front s'elTacent du côté paralysé et le malade ne peut ni soulever, ni froncer le sourcil.

Les mouvements des lèvres du côté atteint; sont abolis, et la bouche est attirée j du côté sain. Le muscle buccinateur, qui est aussi animé par le nerf facial, étant! l)aralysé, la joue devient flasque et ne résiste pas à l'action de l'air expiré.

Par suite de la paralysie des lilets du dij^astriqne et du stylo-hyoïdien qui pioviennent du facial il se manifeste, en outre, nue déviation de la luette du côté sain.

Du côté de l'œil, ou constate les symptômes suivants :

1. L'œil affecté est plus largement ouvert que celui du côté sain ; le bord libre de la paupière inférieure est abaissé et dévié en dehors.

2. Lorsqu'on ordonne au patient de fermer les yeux, on s'aperçoit immédiatement que les paupières de l'œil malade restent écartées, et que le globe lui-mêmei' se porte en haut et en dedans, et se cache derrière la paupière supérieure qui subit i un léger déplacement en bas. Le même phénomène s'observe pendant le sommeil.

3. L'œil est larmoyant; le point lacrymal inférieur étant dévié en dehors ï n'absorbe pas les larmes, qui s'écoulent sur la joue.

4. Le sourcil est relevé, la joue affaissée et la bouche attirée du côté sain. Lcsà rides sont complètement efliicées sur le front du côté malade. |

5. Dans une paralysie incomplète, les paupières peuvent se rapprocher, mais/ leur coaptation est impossible. m

6. Lorsque la paralysie de l'orbiculaire est ancienne et que l'œil reste longtempl à découvert, il se produit une irritation de la conjonctive et de la cornée, etc.

7. La sensation de froid est ressentie par l'œil affecté, d'où résulte une grande)! irritation pour ce dernier.

8. L'action réflexe est ordinairement abolie. Romberg cite pourtant un cas,j, dans lequel l'œil se fermait sous l'influence d'une vive lumière ou à la suite d'uM éternument. î

itnatoiuic pathologique et étiologîe. -— Pour mieux faire apprécier l'anal tomie pathologique de cette alîection, il est nécessaire de rappeler l'origine et le( trajet du nerf facial (fig. 45). j

Le septième paire a son origine apparente dans la fossette sus-olivairc du bulbe^ tandis que son origine réelle doit se trouver dans l'épaisseur de ce dernier. Selotti Claude Bernard, ses fibres tapissent le plancher du quatrième ventricule.

Le nerf facial se dirige vers le conduit auditif interne, accompagné du nerf auditif et du nerf intermédiaire de Wrisberg. Vulpian a constaté l'entre-croiseine de ce nerf avec celui du côté opposé sur la ligue médiane dans la prolubéranc

Dans le conduit auditif interne les trois nerfs se séparent, le nerf facial et cel de Wrisberg pénètrent dans l'aqueduc de Fallope. Ici, le premier devient cou en forme d'S, et y constitue \q ganglion géniculé, d'où s'échappent le nerf grai pétreux superficiel et le petit pétreux superficiel (voy. la figure 45, 3 et 4).

Page 1