‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 137 sur 245 · MODE D’EXPLORATION DU NERF OPTIQUE ET DF, SA PAPILLE · texte numérisé non relu

MODE D’EXPLORATION DU NERF OPTIQUE ET DF, SA PAPILLE

soit à l’état normal, soit à l’état morbide. Le pins souvent, la série entière des caractères de Jaeger est inutile pour obtenir ce résultat; c’est pourquoi nous avons choisi (1), de même que Giraud-Teulon (2), quelques numéros des caractères également distancés les uns des autres.

Pour constater l’étal de la rétine, on fait lire le n° 1 ou 2 de l’échelle, avec ou sans lunettes. Celui dont la rétine est saine devra nécessairement distinguer ces caractères. En supposant que le sujet examiné ne puisse le faire, on essayera les verres biconvexes n° 10, 8, 6, etc., simples ou associés aux verres cylindriques. Si, malgré ces lunettes, la lecture ne peut se faire, c’est qu’il existe une altération quelconque dans une des membranes internes de l’œil.

L’acuité visuelle varie avec l’âge, même dans les yeux normaux, si l’on doit s’en rapporter aux recherches faites par Vroesom, de Haan, sur 281 individus.

1° L’acuité visuelle, selon lui, ne diminue pas jusqu’à l’âge de vingt-sept ans;

2° Elle est supérieure, en moyenne, à l’unité de Snellen et de Giraud-Teulon, jusqu’à quarante-deux ans;

3° La diminution de l’acuité visuelle occasionnée par l’âge provient de l’altération de transparence des milieux réfringents et d’un affaiblissement de l’appareil sensoriel;

U° Elle diminué plus rapidement dans l’œil myope que dans l’œil emmétrope.

Mais la diminution physiologique de l’acuité visuelle ne peut point être comparée à celle qu’on rencontre dans les affections de la papille du nerf optique et de la rétine, ce qui du reste peut être facilement reconnu au moyen de l’échelle des caractères.

G. Examen du champ visuel. — 1 . Champ visuel normal. — ■ Le champ visuel périphérique est tout aussi important que la vision centrale elle-même; car il nous permet de voir à la fois et l’objet que nous fixons et ceux qui l’entourent. C’est la faculté la plus précieuse dont la nature nous ait doté pour notre vie indépendante : nous pouvons nous conduire seuls tant que le champ visuel est conservé, quand même la vision centrale serait atteinte.

Les éléments essentiels de la rétine s’étendent juqu’à 1 ’ora serrata; par conséquent, sur tout cet espace, les images des objets extérieurs peuvent s’imprimer plus ou moins facilement, qu’ils soient ou non éloignés du centre optique.

Le champ visuel est, par conséquent, très-large; il s’étend dans tous les sens autour du point central de fixation correspondant à la macula. Chaque partie de la rétine reçoit des rayons qui viennent du côté opposé à celle où elle est placée, comme on peut en juger par la figure 256.

Mais le champ visuel normal est rétréci dans certaines directions, et cette diminution tient à la proéminence plus ou moins grande des différentes parties de la face. Ainsi, en haut, il est sensiblement amoindri par le bord supérieur de l’orbite; en bas, le champ visuel n’est limité que très-faiblement par les pommettes ; du côté externe, il a le plus d’étendue ; en dedans on trouve sa plus

(!) Üalezowski, Du diagnostic des maladies des yeux par la chromatoscopie rétinienne. Paris, 1868.

(2) Giraud-Teulon, Mémoire s.ur la mesure de la sensibilité de la rétine et présentation d'une nouvelle échelle typographique {Compte rendu du Congrès (T ophthalmologie Paris 1862, p. 97).

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nerf optique.

que séparément pour chaque œil; eu regardant des deux yeux, nous le corrigeons complètement.

(*) a et ff représentent’ les limites du champ visuel externe et interne, et qui correspondent aux parties périphériques de la rétine; bb, cc, etc., indiquent la direction des rayons lumineux se rapprochant de plus en plus vers la liane d d de Taxe optique. r r

grande échancrure qui dépend de la protubéranc en bas, c’est pourquoi la vision de chaque œil est

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