Ici nous avon
supposé que la force de réfraction des milieux de l’œil est la même dans les trois variétés, que les cornées étaient sur la même ligne aa, et que le fover principal se trouvait à la même distance de la ligne bb'. Dans la figure A, les rayons.
ACCOMMODATION DE L’OEfL.
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parallèles se réunissent sur la rétine, qui est sur bb\ et l’œil est emmétrope. Dans la figure B, les rayons parallèles venant de l’infini se rassemblent au devant de la rétine, cette dernière se trouvant en arrière du foyer principal à cause de l’allongement du diamètre antéro-postérieur : c’est l’œil myope. Dans la figure C, l’œil est tellement court, que les rayons parallèles forment leur foyer en arrière de la rétine, cette dernière se trouvant sur la ligne dd : c’est l’œil hypermétrope.
Mais à mesure que l’objet de l’infini va se rapprocher de l’œil et se placera, par exemple, dans un point b (fig. 334), le foyer, au lieu de se maintenir sur la rétine,
• Fig. 334. — Déplacement du foyer suivant les distances de l’objet observé.
va s’éloigner de plus en plus en arrière du centre optique, et tombera en b' ; l’image ne sera plus nette sur la rétine, mais elle se trouvera entourée des cercles» de diffusion.
La même chose aura lieu avec les rayons partant d’un objet placé en c, l’image de cet objet se dessinera encore plus loin en arrière de l’œil, en c la rétine, au contraire, n’aura qu’une impression confuse de cet objet. Cette confusion de l’image ne peut disparaître que lorsque le cristallin aura pu subir des changements rapides de courbure, devenir plus convexe et ramener le foyer constamment sur la rétine, tant pour les objets plus rapprochés que plus éloignés.
La faculté que possède l’œil de changer la courbure du cristallin pour distinguer nettement les objets situés à des distances différentes est appelée accommodation.
ARTICLE II