GOÎTRE EXOPHTHALMIQUE OU MALADIE DE GRAVES ET DE DEMODRS
de l’orbite. Avant de se prononcer sur la gravité de la blessure, il importe donc d’examiner avec soin toutes les circonstances capables de nous renseigner sur l’état de l’œil et des cavités voisines.
Traitement. — 1. Les plaies simples ou contuses doivent être, dès le début, soignées par des applications continuelles de compresses d’eau fraîche ou de sachets de baudruche remplis de glace pilée.
Lorsque le gonflement devient très-prononcé et qu’il y a une forte phlegmasîe, on doit faire des incisions dans les endroits les plus tendus des paupières, afin de prévenir la mortification de la peau. Si la suppuration persiste et qu’il se forme des trajets fistuleux sous-cutanés plus ou moins longs, il faut faire des contreouvertures, et passer des petits drains ou des sétons de fil qu’on laissera sur place pendant cinq à huit jours.
2. Dans le cas des plaies avec fracture de l’orbite, la tranquillité et le repos seront strictement observés; dès que la présence d’esquilles sera démontrée, on cherchera à les extraire. Pourtant il ne faut pas se presser d’enlever de grandes portions d’os détaché, parce qu’on a vu des cas dans lesquels ils ont pu reprendre adhérence et se solidifier.
3. La présence d’un corps étranger dans le fond de l’orbite exige une intervention chirurgicale. On doit chercher à l’extraire, soit en faisant une incision des parties molles dans les parties les plus voisines de ce corps, soif en appliquant le trépan du côté de la paroi temporale, pour avoir la voie plus large à la sortie de ce corps. Cette dernière opération a été tentée avec succès par plusieurs chirurgiens ; je pense pourtant qu’on peut généralement s’en passer et se contenter d’une incision des parties molles, soit le long du bord supérieur on inférieur de l’orbite, soit du côté de l’angle externe.
Bibliographie. — Dupuytrerï, Traité théorique et pratique des blessures par armes de guerre , rédigé par Paillard et Marx. Paris, 1834, t. II, p. 216. — Velpeau, Répertoire des sciences médicales. Paris, 1840, t. XXII, p. 298 et suiv. — White Cooper, Leçons sur les plaies de l’orbite {Annales d’oculist., t. XXXItl, p. 222, 1855). — Demarquay, Mém . sur les corps étrangers arrêtés dans forbite{Union méd., 2e sér., 1859, t. IV, p. 82 et 123). — Clarke, Corps étrangers ayant pénétré et séjourné dans l’orbite {Ann. d’oculist ., t. LIV, p. 215). — Manz, Zuv Çasuistik der orbital Fracturen {Archiv fur Ophthalmologie , Bd. XII, Abth. I, S. 1). — Galezowski, Sur les blessures de l’œil et leurs conséquences {Gazette des hôpitaux , 1870, nos 118 et 130). — On consultera aussi les Traités des maladies des yeux', de Desmarres, de Mackenzie et de Stellwag von Carion.
ARTICLE IY.