‹ Traité des maladies des yeux (volume 4)Chapitre 101 sur 122 · BLESSURES ET COUPS ÉTRANGERS DE L'ORBITE · texte numérisé non relu

BLESSURES ET COUPS ÉTRANGERS DE L'ORBITE

TraUcniesat. — PeiidaiU la période inflammatoire, on doit se borner simplement à l'emploi des moyens antiphlogistiques qui réussissent quelquefois à prévenir la suppuration.

Dès que l'on reconnaîtra la présence du pus, on devra se hâter de faire une large ouverture dans la partie la plus déclive, puis au moyen de séton filiforme on cherchera à maintenir le trajet fisluleux ouvert. Sous ce rapport, je partage complètement l'opinion de L. Labbé, professeur agrégé de la Faculté de Paris, qu'une large incision faite dans toute l'éiendue qui sépare l'ouverture fistuleuse de l'os dénudé empêche la maladie de s'étendre et facilite une cicatrisation prompte d^i la plaie.

Les parties d'os carié ou nécrosé doivent s'éliminer avant que la cicatrisation puisse avoir lieu, c'est pourquoi on doit faciliter par tous les moyens possibles l'élimination des parties détruites et la cicatrisation des parties ulcérées. On pourra faire dans ce but des injections légèrement astringentes, soit avec la teinture d'iode^ soit avec le sulfate de zinc ou autre caustique quelconque. [ Le traitement interne joue ici un grand rôle. L'iodure de potassium dans le cas j de syphilis, l'huile de foie de morue et le régime tonique fortifiant dans les cas de scrofule concourront d'une manière puissante à la guérison.

Pour combattre les rétractions cicatricielles. Desmarres conseille d'isoler la fistule en incisant la peau par deux traits de bistouri qui se rejoignent, et il fait glisser la peau par dessus la fistule, puis il fait à la peau, au niveau de la fistule, une large boutonnière qu^il fixe au pourtour de l'ouverture fistuleuse.

Si l'ectropion est trop prononcé, on aura alors recours à un des procédés que nous avons décrits dans le chapitre consacré à cette difformité.

Bibliographie. — Hawkins, Carie syphilitique de V orbite [Médical and Physical Journ., vol. LV1I, p. 318. London, 1827). — Maclcenzie, Traité des maladies de l'œil, traduct. de Warlomont et Testelin, t. I, 1856, p. 37. — Desmarres, Traité des maladies des yeux^ 2^ édit., 1854, t. p. 178, et Gazette des hôpitaux, 1853, ki. — Goodsir, Monthly Journal of Médical Science, \o\. X, p. 99. Edinburgli, 1850. — Chassaignac, Traité pratique de la suppuration et du drainage chirurgical, l^aris, 1859, t. II, p. 50, — De Graefe, Archiv /. Ophthalmologie, Bd. 1, Abth. l, S. 430. — A. Sichel, Mémoire siir la carie de T orbite [Annales d'oculist., 1870, juillet et août, p, 7). — Heymann, Archiv f. OpJdJialm. v. Graefe, Bd. VII, Abth. I, S. 135.

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