TROUBLES DE RÉFRACTION
hypermétrope qui voit assez clairement les objets éloignés, les verra beaucoup plus distinctement lorsqu'on placera devant lui uu verre convexe convenable. Un œil emmétrope, au contraire, voit beaucoup plus nettement sans lunettes convexes.
5. Dans le haut degré d'hypermétropie, l'acuité visuelle est souvent diminuée, et, malgré les verres convexes les plus forts, les malades n'arrivent point à lire les caractères n° I de l'échelle typographique.
Mais avant de se prononcer sur l'affaiblissement de l'acuité visuelle, on doit examiner les yeux au point de vue de l'astigmatisme qui est souvent la cause de faiblesse de la vue.
6. L'examen ophthalmoscopique nous donne aussi quelques renseignements utiles; par le simple éclairage du réflecteur et en s'approchant très-près de la pupille, on peut voir très-nettement la papille du nerf optique ainsi que les vaisseaux rétiniens. Dans l'œil emmétrope ou myope cet éclairage ne donne qu'une image confuse, excepté les myopies très-fortes, où l'on peut voir l'image renversée de la réline, mais en se plaçant à 10 ou 15 centimètres de l'œil observé.
7. L'hypermétropie est presque toujours congénitale. A un âge très-avancé des yeux emmétropes, on voit quelquefois se déclarer un léger degré d'hypermétropie (Donders).
Traitement. — Le traitement de l'hypermétropie est très-simple : il consiste en un choix de lunettes convexes convenables, qui permettent au malade de voir au loin et de près.
Dans l'hypermétropie latente, on ne doit prescrire des lunettes que lorsque les yeux commencent à se fatiguer, ce qui n'arrive qu^avec l'âge et à une certaine période de la vie. On cherchera à neutraliser complètement le vice de réfraction en choisissant un verre convexe au moyen duquel le malade verra distinctement les caractères XX à vingt pas et X à dix pas, et ainsi de suite.
Ces lunettes, qui ont rendu la vision nette au loin, conviendront pour le travail si l'individu est jeune, et l'accommodation seule suffira pour ramener l'image sur la rétine.
Dans l'hypermétropie absolue, l'accommodation est impuissante à rendre la vision nette des objets rapprochés, et il ne suffit pas alors de choisir un verre convexe qui permette de voir les objets éloignés; un verre plus fort est indispensable pour la vision de près. On sait depuis longtemps que dans un œil privé de cristallin, on est forcé d'employer deux sortes de lunettes, un verre n° 5 pour la vision à distance, et le n° 2 1/2 biconvexe, c'est-à-dire deux fois plus fort, pour la lecture, l'écriture, etc. J'ai remarqué, pour ma part, que dans l'hypermétropie forte et absolue, la même règle doit être suivie, et que si pour la vue au loin on a besoin d'un verre, supposons n°^ 10 ou 12 convexes, ce sont les numéros deux fois plus forts, n°^ 5 ou 6 convexes, qui seront prescrits pour le travail.
Ajoutons pourtant que les hypermétropes ont rarement besoin de lunettes pour la vision au loin, et, à part de forts degrés de ce défaut, ils voient assez bien de leurs propres yeux.
Comment peut-on reconnaître Vaphakie ? — L'absence du cristallin peut être révélée de deux façons : au moyen des verres biconvexes 2 1/2 et 5^ et par l'examen catopirique.
REFRACTION ET ACCOMxVJODATlOlN.
L'œil privé du cristallin doit en effet lire à la distance moyenne de 6 à 8 pouces les caractères ordinaires typographiques à l'aide d'un verre convexe n° 2 1/2, comme cela a lieu chez les personnes opérées de cataracte. Au loin, il doit voir avec le verre n'^ 5 biconvexe.
L'examen catoptrique doit faire apparaître trois images de Purkinje, si le cristallin existe ; dans le cas contraire, on ne trouvera qu'un seul reflet de la cornée, et les deux autres feront complètement défaut.
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