CHAPITRE II
MODE D'EXPLORATION
L'examen du corps vitré ne peut se faire sans le secours de rophthalmoscope, et quoique, dans certaines arltérations occupant l'intérieur du globe, on puisse apercevoir à l'œil nu la papille miroiter, on ne peut rien conclure de ce reflet vague et incertain.
L'exploration de l'humeur vitrée peut être faite par trois procédés différents :
i. Par l'éclairage direct, on s'assure si le corps vitré reste complètement transparent, ou s'il contient des flocons flottants, qui se présentent comme des taches ou des lilanients noirs au devant du fond rouge.
Après avoir soulevé la paupière supérieure avec le pouce de la main gauche, on projette avec le miroir concave, que l'on lient devant son œil, la lumière dans la pupille, et l'on fait regarder le malade en haut, en bas, à droite et à gauche. Dans ces mouvements, les opacités du corps vitré, nageant dans cette humeur ramollie, se déplacent avec une extrême rapidité, et on les aperçoit facilement.
Pour obtenir de cet examen un résultat satisfaisant, il faut que le corps vitré soit exploré méthodiquement dans toutes ses régions, ce qui ne peut avoir lieu que lorsqu'on arrive à concentrer le foyer lumineux dans ses différentes couches. On se rapproche donc de l'œil du malade avec le miroir, successivement à 10, 15, 23 et 30 centimètres, et pendant qu'on y projette la lumière on fait exécuter à
(1) Hache, Note à l'Académie des sciences, 11 juillet 1887.
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