EMBOLIE DES VAISSEAUX RÉTI.NIENS
Les artères oculaires, ainsi que Legroux et plus lard Virchow Vont anatomiquemenl démontré, de même que celles des autres parties de l'organisme, peuvent être oblitérées par un coagulum fibrineux qui vient se loger dans un point de
leur trajet. . , /
L'embolie de l'artère centrale de la rétme et du nerf optique a été observée pour la première fois par de Graefe. Depuis cette publication, un assez grand nombre d'observations de ce genre ont été rapportées par divers auteurs; les plus remarquables sont celles de Scbeller, Sœmisch, Martin, Steffan, Fano, Quaglino et S. Wells, Hirscberg, Knapp, etc.
On doit distinguer deux variétés d'embolie des artères rétmiennes, 1 une complète et l'autre partielle.
A Embolie complète de l'artère centrale. — Symptomatologie. —Sinnes ophthahnoscopiques. - 1. La papille du nerf optique apparaît pâle, anémiée sans que pour cela elle ait ce ton blanc nacré qui est propre aux atronhies On voit qu'elle conserve encore sa transparence. Ses contours ne sont noint'très distincts; une sorte de voile ou d'infiltration blanchâtre la recouvre, ainsi que les parties voisines de la rétine. Cette infiltration est quelquefois striée,
comme Steffan l'a observé. , .
T Les vaissea-ux centraux de la rétine présentent des changements très mamués- les branches principales de Tartère centrale sont filiformes, a peine Xîc ables ; d'autres branches sont complètement exsangues et même réduites en corTons blancs. Pour notre part nous n'avons vu le cordon blanc que 3 fois
''o'utlqu^fois tous ces vaisseaux augmentent légèrement de volume et sont plus rem'L'à mesure qu'ils s'éloignent de la papille, comme lavait remarqué de
""Tul'la papUle les veines diminuent aussi de volume; mais dans les autres parties de là rétine, surtout du côté de la macula, elles sont souvent plus deve-