ACCOMMODATION DE L'ŒIL
surface antérieure du cristallin devient plus convexe et se rapproche de la cornée, pendant que la surface postérieure du cristallin et la cornée restent sans aucune modification. La figure schématique (fig. 410) montre la disposition de la surface antérieure du cristallin avant et après l'accommodation.
A CCS modifications, il faut encore ajouter celles de la pupille, qui se resserre pendant la fixation des objets rapprochés et se dilate pour la vision éloignée ; en même temps le bord pupillaire de l'iris et le milieu de la surface antérieure du cristallin se déplacent en avant.
Le cristallin peut changer facilement de forme et devenir plus ou moins épais, grâce à la très grande élasticité dont il jouit. Ce changement de forme ne peut évidemment s'accomplir que par l'intermédiaire d'une force musculaire.
Les muscles droits externes de l'œil n'ont ici aucune influence, on les voit très souvent paralysés sans que l'accommodation en soufTre. C'est dans le globe de l'œil lui-même qu'on trouve un muscle spécialement chargé de cette fonction ; il porte le nom de muscle ciliaire ou muscle de Rouget, ou de Briicke ou de Roicman.
Muscle ciliaire (fig. 411). — Il est situé au voisinage de la grande circonfé-
Fig. 411. — Muscle ciliaire (').
rence de l'iris, et se compose de deux parties : l'une radiée, qui a été découverte à peu près en même temps par Briicke et Bowman, et l'autre annulaire, décrite par H. Miiller et Rouget. Il est constitué par des fibres musculaires lisses. Les fibres longitudinales x s'étendent en rayonnant d'avarvt en arrière; en avant, elles s'insèrent sur la paroi interne du canal de Schlcmm, entre la substance propre de la cornée k et de la membrane de Descemet z; elles se portent ensuite en arrière et s'insèrent en partie à la surface externe des procès ciliaires, et se prolongent en partie en se confondant avec la choroïde.
Selon toute probabilité, les fibres longitudinales du muscle accommodateur ne s'arrêtent pas dans la région ciliaire, mais elles s'engagent au contraire dans l'épaisseur de la choroïde, la traversent dans toute son étendue d'avant en arrière, et communiquent avec celles du côté opposé. Si cette disposition est réellement telle que nous la supposons, et les recherches microscopiques
(•) X, fibres longitudinales du muscle ciliaire ; o,n,g, fibres circulaires du même muscle ; d, sclérotique- A, cornée; e, ligne d'union de la sclérotique à la cornée; f, canal veineux d'Hovius, derrière lequel s insère le muscle ciliaire; y, couche d'épithélium ; z, membrane de Demours ou de Descemet s'arrêtant au pourtour extérieur de l'iris; h, iris; j, chambre antérieure; i, espace situé entre l'iris, la lace antérieure du cristallin et les procès ciliaires; cristallin; m, canal de Petit.
de H. Mnller et Schweigger semblent le confirmer, nous aurions alors une taembrane musculaire dans toute l'étendue de la choroïde, une sorte de vessie dont la partie ouverte serait fixée au bord de la cornée. En se contractant, ces libres embrassent le corps vitré dans tous les sens, et le condensent en
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rendant de cette façon le recul du cristallin en arrière impossible. La second portion du muscle ciliaire est composée des fibres circulaires o, n, g, formant un anneau parallèle à la grande circonférence du cristallin. Ces fibres sont
(*) a, cornée ; 6, limbe cornéen ; c, sclérotique ; d, iris ; e, espace de Foutana ; f, portion méridionale du muscle ciliaire ; g, portion radiale de ce muscle; h, muscle annulaire de Mùller ; », tendon antéieurdu muscle ciliaire; k, tendon postérieur de la partie méridionale de ce muscle (d'après Iwanoli)