‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 212 sur 251 · ANÉVRYSMES AUTÉRIOSO-VEINEUX DE LA CAROTIDE INTERNE · texte numérisé non relu

ANÉVRYSMES AUTÉRIOSO-VEINEUX DE LA CAROTIDE INTERNE

Le pi omior fait, selon Delens, appartient au docteur Baron, et il a éUiii\],porlcà la Société d'anatomie par Rell (i). La seconde observation est celle de Nélaton, dont on trouve les détails dans la thèse de Henry (2). Un troisième ■ fait appartient à Hirsclifold, et enfin les dernières observations sont celles de Nélaton, Desormeaux, Galezowski, etc.

Mccanisme. — Le plus souvent, sous rinflnence d'un traumatisme, lartère carotide interne se déchire dans son trajet à travers le sinus caverneux, où elle iirésente une faible épaisseur. Le sang artériel entre ainsi en communication directe avec le sang veineux du sinus et s'y mélange. Le premier effet de ce mélange est Taugmentation de la pression dans les sinus crâniens, qui, il faut le dire, se ressentent peu de cette pression exagérée à cause de la rigidité de leurs parois; la veine ophthalmique, au contraire, subit une dilatation progressive ainsi que toutes ses branches collatérales. Il en résulte naturellement une stase sanguine, un œdème des tissus, qui remplissent la cavité et font refouler l'œil en avant. ^

Sous l'influence d'altérations qui se déclarent dans le sinus caverneux, les^; ftlets nerveux du moteur oculaire commun, du pathétique et de la sixième' paire subissent des modifications, qui entraînent des paralysies. De là immobilité de l'œil et chute de la paupière supérieure.

Symptomatologie. — Vexophthalmie est constante dans la maladie, souvent elle est excessive et l'œil fait presque complètement saillie hors de l'orbite. Par suite de la stase veineuse, la paupière est peu mobile, œdématiée et d'une teinte livide ; de petites veinules dilatées y apparaissent sous la peau.

La conjonctive est fortement injectée; du côté de la paupière inférieure, ollo est œdématiée à tel point qu'elle forme un bourrelet chémosique rouge qui, en refoulant totalement la paupière inférieure sur la joue, fait hernie à travers la fente palpébralo.

• ' L'exophthalmie était considérable dans les deux cas de Nélaton, et elle dépassait de 1 centimètre le niveau de l'arcade orbitaire. Pourtant elle peut être sensiblement diminuée et même presque complètement effacée, si Ion fait dès le début de la maladie la compression du globe de l'œil et de la

Selon Nélaton et Delens, le globe de l'œil est soulevé constamment par un mouvement de propulsion, isochrone aux battements artériels et appréciable à la vue comme au toucher. Marey dit avoir même obtenu des traces sphygmographiques. En même temps on constate une tumeur pulsatile dans 1 angle interne et supérieur de l'œil, qui est formée parla veine ophthalmique dilatée. Ce dernier symptôme peut faire défaut. , , .„ i

La paupière supérieure est ordinairement très tendue, le sillon orbi pa^ébVsupérieur s'efface totalement ; la peau elle-même est -uvent œdématiée et vioîacée, ainsi que le mentionne l'observation de Henry. Mais ce qm

• (1) Bcll, Bulleti7i de là Société anatomique, février 1836. ^ (2) Henry, Considérations sur Vanévrysme artértoso-veineux, thèse de Paus, i»otï

Page 1