ANÉVRYSMES ARTÉRIOSO-VEINEUX DE LA CAROTIDE INTERNE
pliquent pourquoi, dans un certain nombre de cas, la lésion n'a pas été retrouvée.
Voici les désordres que l'on a constatés dans cette maladie : i. Sinus caverneux. — La paroi externe était distendue, la dure-mère en cet endroit présentait une coloration bleuâtre très foncée. A son intérieur on a trouvé des coagulums; tous les autres sinus aboutissant dans les sinus caverneux étaient fortement distendus.
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Fig. iGS. — Anévrysme artcrioso-veineux de l'orbite, d'après Nélaton (').
2. Carolide interne. - Dans les quatre cas connus on a pu constater la perforation plus ou moins large, qui était tantôt circulaire et siégeait au milieu du trajet de l'artère dans le sinus (Hirschfeld) ; tantôt l'artère était complètement rompue et les orifices étaient distants l'un de l'autre et reliés par une étroite languette (cas de Henry) : tantôt elle se trouvait sur la moitié inférieure et antérieure de l'artère, un peu au-dessus du premier coude et ne dépassant pas 2 millimètres de diamètre (cas de Delcns). Ces parois ont été trouvées athéromateuses.
O a, veine ophthalmique dilatée; b, fento sphéuoïdale ; c, apophyse clinoïde postérieure - d .,t du smus coronaire; e, perforation de la carotide interne (la paroi supérieure de îsr.^r - '^ pour montrer l'orifice do communication) ; f, esquille pointue du LmrnI 7 . '''^ '"'^'■^'^^
terminé la perforation de l'artère ; g, sinus pétreux 'uprienr h T -n '"^y»"' 'l^-
fracture transversale du .^éJL imméj-lment fu ân 'd'C^^^ = interne du côté droit ; l, nerf optique gauche pénétrant dnns vZhl. l '^W^pe bas.laire : A-, carotide Thèses de Paris, 1870.) P<^netrant dans 1 orb.te avec l'artere ophthalmique. (Delens
'S. Artère ophthaimique. — Elle n'a présenté, dans les quatre faits connus, aucune allé ratio 11.
4. Veine ophthaimique. — Cette veine subit ordinairement une dilatation considérable dans tout son trajet intra-orbitaire. Un des malades de Nélalon avait offert une dilatation de 1 centimètre de diamètre; une autre présentait, dans sa portion postérieure, le volume d'un petit doigt, comme on ])('ut en juger par la ligure 465. L'examen microscopique de la veine ophthalinique cas de Richet), fait par Cornil, démontra l'hypertrophie des parois et l'existence des fibres musculaires lisses en grande abondance dans la tunique moyenne et jusque dans la tunique externe.
E). Nerfs. — Les nerfs moteur oculaire externe, moteur oculaire commun et le pathétique, qui se trouvent situés dans l'intérieur de la paroi externe du sinus, ont été trouvés le plus souvent altérés, ramollis ou diminués de volume.
G. Parties osseuses voisines. — Dans le cas d'Hirschfeld, aucune lésion n'a été constatée, tandis que chez les deux malades de Nélaton on trouva des fractures plus ou moins considérables des apophyses clinoïdes. Dans le cas décrit par Delens, deux petites esquilles avaient été détachées, et celle du côté gauche, d'u.ne largeur de 6 à 7 millimètres, présentait une extrémité pointue qui a probablement blessé la carotide.
Étiologie. — 1. Traumatisme. — La rupture de la carotide interne peut être le résultat de la blessure directe produite par un corps vulnérant qui, après avoir franchi tout l'orbite, perfore le sinus et l'artère. La première observation de Nélaton nous en fournit un exemple : le bout de parapluie, après avoir pénétré dans l'orbite gauche et ouvert le sinus sphénoïdal droit, puis le sinus caverneux du même côté, y blessa la carotide interne. Mais la blessure de ce vaisseau est le plus souvent produite par des esquilles des os de la base du crâne détachées, comme le démontre le fait de Delens.
2. Rupture spontam'e. — 11 n'est point douteux aujourd'hui que la carotide interne peut se rompre d'une manière spontanée ; les faits rapportés par Holmes et par Broca peuvent servir de meilleur exemple. Parmi les causes prédisposantes, il faut citer les altérations athéromateuses des parois artérielles, rage avancé des malades et l'état de grossesse. Quant aux causes occasionnelles de la rupture spontanée, il est difficile d'indiquer rien de précis à cet éo-ard Le plus souvent les malades ressentent spontanément, dans la nuit, un craquement dans la tête avec bruit qui est comparé à la détonation d'une arme à feu : c'est ainsi que les choses se sont passées chez la malade dont je rapporte plus loin l'observation.
Traitement — 1. Compression permanente de la carotide primitive. — Llie csi pratiquée, soit au moyen d'un appareil spécial construit par Charrière pour un malade de Nélaton, soit à l'aide du tourniquet de Weis, soit par la compression digitale, j .
Par ce dernier procédé, Scaramazia et Gioppi ont obtenu des succès complets. Dans le dernier cas, la compression a été intermittente pendant vuig i trente minutes en cinq ou six fois pendant cinq jours. Interrompue pondant deux jours h cause des frissons, elle fut continuée pendant onze jours plusieurs fois par jour, deux ou trois minutes. Chaque fois la compression a dure en tout sept heures et vingt minutes. , . •
2. Compression digitale intermittente. - Dans mon observation dont je lap