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PTOSIS OU CUUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE

Traitement du ptosis paralytique. — 1. Lorsque la paralysie de l'élévateur de la paupière supérieure esl due à une paralysie de Ja troisième paire, il faut rechercher la cause cérébrale plycosurique ou syphihlique et agir en conséquence (voy. Paralysie de la troisième paire).

Quand elle est limilée à la paupière supérieure, sa nature est le plus souvent rhumatismale, et ici les sudorifiques, les bains de vapeur et les bains sulfureux sont très utiles.

Dans le ptosis occasionné par les miasmes paludéens, Macnamara conseille l'usage de l'arsenic combiné avec le fer et la strychnine.

2. Des frictions sur le front, la tempe et la paupière, avec des liniments aromatiques, pourront être employées avec avantage. On les prescrit de la manière suivante :

^ Teinture de noix vom.. 1 gramme. ^ Alcoolat de lavande... 70 grammes. Alcoolat de cochléaria.. 60 — Éther 30

Sulfate de strychnine. 5 centigr.

Ces frictions seront faites trois fois par jour sur les paupières et la tempe.

Mackenzie r.ecommande la pommade à la vératrine, appliquée sur la tempe, le sourcil et les paupières, en frictions prolongées et répétées trois ou quatre fois par jour. Voici sa formule :

^ Vératrine .

'0 centigrammes. | Axonge I5 grammes.

3. L'électrisation de la paupière supérieure, selon les indications de Duchenne (de Boulogne), au moyen des appareils à induction, pourra amener de bons résultats.

Traitement du ptosis organique. ^ Les moyens propres à le guérir doivent varier selon la nature de la maladie.

J. Dans le cas d'exubérance et de relâchement de la peau, on enlèvera un pli transversal des téguments. L'étendue de la peau à enleter e;t limitée au moyen

Fig. 55. — Pince à béquille modifiée.

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S'il resle encore, vers rëxWmi e H , f ' P'""' " P« «""^-n^-

exlrem.le de ia p|a,e, des pelites parties qui n'ont pas

été coupées, on les retranche à l'aide des ciseaux, et les fils, préalablement introduits, rapprochent les bords de la plaie.

Traitement du jitosis congénital. — D'ordinaire, le ptosis congénital est accompagné d'une insuffisance ou d'une absence réelle de l'élévateur de la paupière, qui ne peut plus contrebalancer l'action de l'orbiculaire. Bowman et de Graefe ont cherché à rétablir l'équilibre fonctionnel de ces deux muscles, le premier en donnant au muscle releveur une insertion plus favorable à son action; le second, en affaiblissant son antagoniste. Mais ni l'une ni l'autre de ces tentatives n'ont donné jusqu'à présent de résultats satisfaisants.

Procédé de Bowman. — Après avoir retourné la paupière supérieure, ce chirurgien excise le bord supérieur du cartilage tarse avec les tissus environnants. L'élévateur de la paupière, inséré au cartilage, est naturellement compris dans cette excision. Les bords de la plaie sont ensuite réunis avec des fils très fins. Bowman pense que le tendon du muscle "releveur est ainsi raccourci et que sa force augmente.

Procédé de de Graefe. — A 5 millimètres du bord libre, on fait une incision des téguments de la paupière et on la prolonge d'un angle à l'autre ; puis, au moyen de tractions sur les bords de la plaie, on découvre, sur une surface de 10 millimètres, le muscle orbiculaire, que l'on saisit avec de fortes pinces pour l'exciser avec des ciseaux dans toute l'étendue de la plaie. Les bords sont ensuite réunis avec trois ou quatre points de suture qui doivent comprendre la peau

et la couche musculaire.

Procédé de V auteur. — J'enlève la moitié supérieure du cartilage tarse avec la peau et la couche musculaire sur une étendue de 0'"01, à 0"',015, et je réunis les bords de la plaie avec quatre ou six points de suture fait avec des fils en or qui

traversent toute l'épaisseur de la paupière ainsi que le tissu tarsien. La paupière reste ainsi relevée, et l'œil s'ouvre assez bien.

Procédé de Dransart. — Pour releverla paupière, l'auteur se sert d'une simple ligature. Il passe les anses du fil sous la peau des paupières et les fait sortir au-dessus du sourcil où il les noue fortement. Cette ligature sous-cutanée est laissée en place jusqu'à ce qu'elle tombe toute seule de façon à provoquer une suppuration et du tissu cicatriciel, reliant la paupière au muscle frontal.

Procédé de Panas (fig. 56). — H pratique une incision de la peau, longue de 8 niillim. le long du sillon de séparation du bord de la portion tarsienne et de la portion orbitaire de la paupière. Aux Fie 56 - Plosis. Procédé de M. Panas, deux limites de cette plaie, il fait deux ^" ■ incisions verticales allant vers le sour-

cil. Une nouvelle incision horizontale reUe les deux incisions verticales. Celte

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