CHAPITRE H
MODE D'EXPLORATION
Pour examiner la glande lacrymale, on explorera la région qu'elle occupe en promenant le pouce sur la paupière supérieure, tout le long du bord orbitaire supérieur externe; les moindres altérations dans sa structure font immédiatement augmenter son volume, et alors, ne pouvant plus se loger dans la fossette qu'elle occupe, elle se porte en avant, dépasse le bord orbitaire, et se laisse facilement reconnaître par la palpation. Si l'on rencontre une saillie, elle sera due, selon toute probabilité, à l'affection de la glande.
On renversera ensuite la paupière supérieure, et, pendant que le malade regardera en bas, on examinera les orifices des canaux excréteurs, et l'on recherchera s'ils sont ouverts ou fermés, élargis, etc.
Pour juger de la nature de la sécrétion, de l'acidité ou de l'alcalinité des larmes, je me sers habituellement d'un papier de tournesol, que j'introduis entre les paupières. Les papiers albumineux décèlent la présence de l'iode. D'autres réactifs peuvent être employés dans le but de reconnaître la composition niorbide des larmes.