PROTHÈSE OCULAIRE ((EIL ARTIFICIEL
Les affections oculaires amènent bien souvent, comme nous l'avons vu, la destruction totale de la cornée. Dans d'autres cas, c'est le chirurgien lui-même qui est forcé d'enlever, soit l'hémisphère antérieur de l'œil, soit le globe tout entier.
L'enfoncement des paupières ainsi que la difformité disgracieuse qui en résultent ont fait naître la nécessité de remplacer la partie détruite de l'œil par une pièce artificielle.
Des tentatives infructueuses ont été faites par Himly, Reisinger, Pluviez et Abatte pour la transplantation de la cornée des animaux sur les yeux de l'homme.
Nussbaum (de Munich) et d'autres chirurgiens n'ont pas été plus heureux lorsqu'ils ont voulu remplacer la cornée par un morceau de verre.
II est évident que rien ne peut tenir lieu de cette tunique quand elle a été détruite, et lorsqu'on a alfaire à ces cas malheureux, il ne faut pas songer au rétablissement de la vue, mais on doit chercher à remédier simplement à la difformité.. Ce résultat est obtenu au moyen d'un œil artificiel que l'on adapte entre les paupières.
Les yeux artificiels dont A. Paré a donné la première description sont ordi-