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PALPITATIONS RHUMATISMALES ET GOUTTEUSES

ÎDfltience que les douleurs ambulantes, dites rhumatismales. Il ne rite toutefois aucun exemple de cet état, ayant succédé à une fièvre rhumatismale (1).

En dehors même de la fièvre rhumatismale, lorsqu'il se produit des palpitations chez un sujet rhumatisant, on doit y regarder à deux fois avant de déclarer que le cœur est sain ; ce môme doute existe poor les palpitations goutteuses.

Cette assertion demande à être développée. Il semble qu'il y ait plus de tendance à la production des maladies du cœur pendant les premières attaques de rhumatisme que pendant les premiers accès de gotatte. n est ordinaire de voir survenir des affections valvulaires à la toite des premières palpitations rhumatismales, tandis que le premier el le deuxième accès de troubles cardiaques d'origine goutteuse laissait ordinairement le cœur indemne, et disparaissent comme les palpitations dyspeptiques. Au contraire, en comparant deux individus svjets depuis longtemps, l'un au rhumatisme, l'autre à la goutte, vn trouble nouveau des fonctions du cœur indiquera bien plutôt, ebez ce dernier, le début d'une affection organique du cœur. La plupart des palpitations dites goutteuses se lient à une affection car-

'i; Bien que BouiUaud ait rangé cet état sou» le titre général des affeciionR ■enreuses^ il ne spécitie pas l'apparition de la douleur. En raison, sans doute, de n tendance à adinettn' unt* origine inflammatoire, pour tant do maladies^ il exprime quelques doutes sur l'état des nerfs cardiaques. Voici ses propres expressions :

« Il est des palpitations d'une autre espèce que les auteurs paraissent avoir «assi un peu trop négligées : je veux parler de celles qui apparaissent sous les mêmes influences que ces douleurs vagues ou ambulantes^ que l'on connait sous le nom de rhumatitmahs. I^s palpitations en quelque sorte rhumatismales ceexistent ass4«z sou\ent axer une douleur dans la région préconliale, s'irradiant 00 non vers le membre supérieur gauche. Les palpitations dont il s'agit coïncident parfois a\ec des intermittences du pouls, et causent habituellement une iaquiétude extraordinaire aux sujets qui eu sont tourmentés, bien que sous tous les •atres rapports, ils offrent pour la plupart les signes de la plus florissante santé.

Il ne faut pas confondre ces pjdpitations a\ec relies de la péricai'dite ou de Tendocanlite rhumatismales ; pas plus qu'il ne faut prendre une simple plcurodynie pour une pleurésie. Toutefois je n'oserais afflrmer que les palpitations qui accompagnent les affections rhumatismales des nerfs dû cœur ne consistent pO, quelquefois du moins, en «les lésions vTaiment irritât ives, mais mobiles, de ces nerfs; et si. telle est, en effei, leur origine, elles ne s<»nt pas alors une pure lésion d'innervation. » (Traité clinique des maladies du camr, 1836, p. 334.)

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diaque confirmée et consistant en un aiïaiblisseroent et en une dila« tation du cœur» avec complication de lésions athéromateuses de l'aorte.

On observe parfois, che? les jeunes sujets du sexe masculin, des palpitations peu graves, avant le premier ou le deuxième accès éê goutte. Ces palpitations surviennent souvent pendant la nuit ; il semUt que le cœur soit agité par des soubresauts, ou qu'il roule sur loi* même. Ces accidents sont peu douloureux, et le cœur continue à fonctionner avec une activité presque normale ; quelquefois, cèpe»* dant, il existe une douleur sourde et une sensibilité anormale avaol ou pendant ces accès. Le lendemain matin, le malade, en se levaBl» s'aperçoit d'un gonflement à une articulation du pied. Les sym* ptémes cardiaques disparaissent, et l'attaque de goutte est peu intense et peu prolongée. Je ne connais pas un seul fait où des accidents de cette nature aient été suivis d'une aflection cardiaque. Mais, dans le cas où il y a eu des attaques de goutte répétées, surtout à un âgt avancé, le praticien doit hésiter avant d'attribuer les troubles fonctionnels du cœur à la goutte, sans altération anatomique du cœur. Le docteur Latham a insisté sur ce point (1). Nous avons déjà fait connaître notre opinion relativement aux cas rapidement mortels, et qui sont connus sur le nom de goutte du cœur : nous pensons qu1l y a alors, de longue date, un affaiblissement du cœur coexistant avec la goutte, et qu'à la suite d'un accès de goutte prolongé, grave, peutêtre même fébrile, le malade succombe à des accidents cardiaques produits par un traitement antiphlogistique inopportun. Il ne meuft pas d'une goutte du cœur, il meurt d'un traitement erroné de la goutte. La mort est le résultat d'une défaillance du cœur, dont la debilitation échappe trop souvent au médecin.

Réeapitalatlon.

I. L'angine de poitrine, survenant dans Tâge moyen ou dans la vieillesse, indique plutôt un affaiblissement qu*un spasme du cœur.

II. Elle se rencontre surtout chez les individus prédisposés i la dégénérescence graisseuse du cœur.

(i) \o\ei ses obsenrfttioos $wr t'an^c dcpoithoç. (Op, cit,^ toI. Il, p. 416.)

BECAPITUUTION, 53S

m. Cette maladie coexiste fréquemment avec diverses formes de maladies organiquesi mais l'état auquel elle semble se rattacher le plus intimement, est raffaiblissement ou la dégénérescence du tissu muacolaire*

lY. L'oblitération des artères coronaires n*est qu'une cause éloi* gnée de l'angine de poitrine.

y. Dans les cas où il parait n'exister qu'une névralgie du cœur, l'absence des signes physiques d'une affection cardiaque ne doit point nous donner à un trop haut degré la certitude que le malade n'est point atteint dangereusement,

YI. L'irrégularité et les battements précipités du cœur, coexistant avec certaines hypertrophies du foie, peuvent exister et reparaître pendant bien des années, puis cesser brusquement, en laissant le eœnr dans un état de santé, en apparence complète.

YII. Dans les cas où se rencontre la combinaison des symptômes que nous venons d'indiquer, il est difiicile et souvent impossible de déterminer exactement le moment où le dérangement fonctionnel du cœur se complique d'une altération organique.

Yin. Il est une autre circonstance où l'on voit les fonctions du cœur revenir à leur état normal, après avoir été troublées pendant longtemps : c'est l'hypertrophie des globes oculaires, avec pulsations de la glande thyroïde. Dans ce cas, il peut également se produire «De afTeclion organique; mais le passage à cet état s'accomplit sans aucuns signes permettant de distinguer Taffection fonctionnelle de l'affection organique.

IX. Avec un murmure cardiaque inorganique, l'action du cœur f&ïi être régulière ou irrégulière.

X. Dans le premier cas, le diagnostic est moins difficile que dans la second.

XI. Il n'y a aucun phénomène acoustique qui distingue avec certitude un murmure organique d'un murmure inorganique.

XII. Un murmure cardiaque coïncidant avec le calme de l'action du cœur appartient plus fréquemment à une affection organique qu'à un trouble fonctionnel.

XIIL Les murmures inorganiques ne se produisent pas toujours, exclusivement, à l'orifice aortique, bien qu'ils soient sysloliques.

XIY. Dans le cas où le murmure se propage sur le trajet de l'aorte, l'abeeuce du murmure dû à la régurgitation sanguine, ou en d'autres

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