AFFECTIONS QUI SIMULENT UN ANÊTRTSMË ABDOMINAL
a pu s*eiposerà des efforts musculaires extraordinaires, sans douleurs et même avec an soulagement bien évident, mais passager, de ses flcmffrances.
Affections qal siiiivleBt Vmaiêrwjma^e àhàominml.
Les états pathologiques qui simulent Tanévrysme abdominal, ou que Ton a confondus Fréquemment avec cette maladie, se divisent en deux classes, suivant qu'il existe une tumeur abdominale recevant une impulsion communiquée, ou qu'il ; a simplement exagération de Taction de l'aorte abdominale. Dans le premier groupe, nous citerons ^hypertrophie du foie, et surtout celle de son lobe gauche, les tumeurs pyloriques et pancréatiques, et enfin les tumeurs volumineuses, situées dans le mésentère et qui sont, ordinairement, cancéreuses. Dans la seconde catégorie, se rangent les battements nerveux de l'aorte abdominale et l'exagération des fonctions de ce vaisseau, symptomatique de l'inflammation d'une portion quelconque de la muqueuse intestinale, ou des glandes.
Les tumeurs solides, telles que le cancer du pylore ou l'hypertrophie du lobe gauche du foie, par exemple, sont prises moins souvent pour un anévrysme, que celles dont le tissu est plus mou on semiliquide, telles que l'encéphaloTde. En effet, bien que dans toutes ces affections, il y ait impulsion communiquée d'arrière en avant, dans le dernier cas spécifié, l'impulsion prend un caractère diastolique plus ou moins marqué.
Les tumeurs demi-liquides présentent trois des signes les plus importants de l'anévrysme : la tumeur proprement dite, les pulsations et le bruit de souffle; il n'est donc pas étonnant qu'elles aient été méconnues par des praticiens inexpérimentés; d'ailleurs, nous l'avons tii> il y a des cas où le diagnostic offre de très-grandes difficultés. Ces difficultés sont moindres, lorsque la tumeur est solide; souvent alors, on reconnaît Tabsence du caractère expansif des pulsations. Quelquefois la tumeur est mobile; on peut alors, à volonté, faire disparaître les pulsations, en écartant la tumeur de l'aorte, et faire tarier en intensité, ou même faire cesser le bruit de souffle, dû è la compression de l'aorte, en repoussant la tumeur vers l'un des côtés du corps, le plus souvent à droite. Nous reviendrons sur ces points. Les tumeurs pyloriques, quelques tumeurs flottant dans le roésen*
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tère et quelques cas d'hypertrophie du lobe gauche du foie, sont placés dans les conditions que nous venons d*indiquer. D'un autre côté, les tumeurs fixes, surtout lorsqu'elles sont d'une consistance molle, soit dans toute leur étendue, soit dans quelques-unes de leurs parties seulement, peuvent donner lieu à des difficultés plus grandes; en effet, il manque le signe distinctif de la disparition des pulsations, par le déplacement de la tumeur; ces pulsations, nous l'avons déjà dit, peuvent être diastoliques, à un certain degré, en raison de la structure et du contenu de la tumeur. Il faut alors s'appuyer sur an grand nombre de circonstances collatérales. Avant tout, l'histoire de la maladie et l'état général du malade doivent attirer notre attention; souvent, en effet, dans le cours d'un anévrysme abdominal, lorsqu'il n'y a point encore eu d'hémorrbagie et lorsque l'anévrysme est limité, l'état général peut rester bon, même lorsqu'il y a des douleurs névralgiques intenses. L'existence des troubles constitutionnek, surtout si les accidents datent d'une époque antérieure à l'apparition de la tumeur, ou ont coïncidé avec elle, est donc, jusqu'à un certain point, un argument contre la nature anévrysmale de la maladie. On doit se demander s'il y a débilité générale, si le malade a maigri et s'il a perdu son appétit, s'il existe un état cachectique, s'il y a une fièvre inflammatoire, irritative, ou hectique. Rien de plus remarquable que la rareté de la fièvre dans l'anévrysme. Enfin, le débat de l'affection n'est point précédé, dans la plupart des cas, des signes indiquant un dérangement de la santé.
Examinons maintenant la position de la tumeur. Chez la plupart des malades observés par moi, la tameur apparaît d'abord à la |iartie supérieure de l'abdomen et à gauche. Son siège le plus habituel est la région épigastrique gauche ; elle s'étend de là sous les fausses côtes. Je ne me rappelle qu'un seul cas où la tumeur ait apparu d'abord aa milieu de l'épigastre. Le siège le plus fréquent de la perforation est au niveau du tronc cœliaque, ou immédiatement au-dessous; on peut en conclure que l'apparition d'une masse pulsatile, placée sur la ligne médiane et au- dessous de la région épigastrique, indiquera plutôt une tumeur de nature non anévrysmale. Lorsque la tumeur commence en bas et s'étend de bas en haut, il est très- probable que ce n'est point ufi anévrysme.
L'observateur devra, ensuite, mesurer le degré de fixité ou de mobilité de la tumeur Je pense que l'anévrysme faux de l'aorte est