‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 117 sur 121 · AFFECTIONS QUI SIMUL&NT UN ANEVRYSMC ABDOMINAL · texte numérisé non relu

AFFECTIONS QUI SIMUL&NT UN ANEVRYSMC ABDOMINAL

immobile, lorsqu*il n'est point diffus. Peul-éire est-il possible de déplacer les anévrysmes des artères de second et de troisième ordre ; je crois avoir rencontré cette circonstance dans un cas. Ces faits, cependant, sont tellement rares qu*on peut les négliger dans la pra< lique. D*un autre côté, les tumeurs ^qui reçoivent des pulsations communiquées sont, habituellement, plus ou moins mobiles, soit dans la sens transversal, soit verticalement; quelquefois elles glissent de haut en bas, lorsque le diaphragme s'abaisse fortement.

Dans les tumeurs non anévrysmales, la sensation perçue par la main est, en général, caractéristique. La tumeur est dure et irrégulière dans sa forma. Tant que Tanévrysme n'est point diffus, ce mode d'exploration fournit des résultats utiles pour le diagnostic : en effet, le aac donne la sensation d*une tumeur profondément située, arrondie, ei immobile ; s'il présente quelquefois de la dureté, la résistance à la pression n'est pas aussi considérable que s'il ne s'agissait pas d'un tnévrj'sroe.

Nous avons maintenant à nous occuper de trois circonstances remarquables : je ne les ai jamais rencontrées dans l'anévrysme de l'abdomen. Ces circonstances sont :

l"* Un état variqueux des veines épigastriques ;

T L'ascite;

S"* Les épanchements de lymphe, donnant lieu au frottement peritoneal.

L'existence fréquente de ces conditions, dans les tumeurs organiques de l'abdomen, et surtout dans les tumeurs de mauvaise nature, et leur absence, ou tout au moins, leur extrême rareté dans l'anévrysme, nous fournissent un signe différentiel important.

Pour reconnaître la présence d'un épanchement liquide, quelquefois fort peu abondant, on doit placer le malade dans la position verticale, le corps un peu incliné en avant ^ par cette manœuvre répanchement donne lieu a une fluctuation distincte, occupant la partie inférieure de l'abdomen; si Ton examinait le malade couché, répanchement resterait inappréciable.

EnGn, on devra rechercher les caractères des bruits de souffle et la nature des pulsations dont on mesurera la force. Jusqu'ici, rien ne nous autorise à affirmer que le bruit de souffle, si fréquent dans les tumeurs solides, se distingue, par des caractères purement acoustiques, du bruit de souffle anévrysmal. En général, il a son maximum

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