‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 15 sur 121 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

l'eusteoce d'une inflammation même chronique, et il est certain qu'on ne gagne rien en traitant ces affections comme telles.

Les modifications apportées par les maladies organiques dans la brme, la structure et les fonctions des valvulesi sont décrites dans tons les traités d'anatomie pathologique. En pratique, il suffirait de ifconnaltre le rétrécissement ou la dilatation des orifices : ces états peuTent s'accompagner l'un et l'autre de l'inocclusion permanente. bUe-ci se montre quelquefois à une période peu avancée de la maladie ; quelquefois, au contraire, les valvules ferment encore, mais soat recouvertes de végétations osseuses ou cartilagineuses qui don- Dent lieu à un bruit de souffle au moment du passage du sang sur leur surface, qui est devenue rugueuse. Nous reviendrons sur ces [tirticularités , qui rendent souvent impossible un diagnostic très- ■inntieux.

Le murmure valvulaire se développe dans le cœur gauche avec aae fréquence relative si grande, qu'on peut se liemander s'il est jamais permis d'affirmer qu'on ait affaire à une maladie des valvules tricuspides ou des valvules pulmonaires. Si les rapports anatomiques du cnr étaient toujours les mêmes ; si les altérations valvulaires étaient mUes et sans modifications dans la forme et dans le volume de l'organe ■alade; si enfin il était possible d'admettre que, dans tous les cas, le maximum des bruits se perçoit au point même où se trouve Taltération qui les produit, on pourrait diagnostiquer aussi facilement les ■aladies du côté droit que celles du côté gauche du cœur. Hais, sachant, d'une part, combien il est rare de rencontrer les condiUons fue noua venons d'indiquer; connaissant, au contraire, la fréquence phis grande des maladies du cœur gauche , le praticien circonspect le se décidera pas légèrement à diagnostiquer une affection des valvules du cœur droit, et bien moins encore la forme exacte de la

Eo effet, dans le traitement des affections valvulaires, nous devons lire guidés, moins par l'état des valvules que par celui du tissu ■nsciilaire cardiaque. Le médecin, dès qu'il est sûr qu'il existe une aleclion des valvules, ne perdra pas trop de temps à s'assurer minutiensemaat de sa nature; il examinera l'état physique et vital de Forgane. A cet effet, il déterminera la force avec laquelle agit le c(Bor, et il recherchera si cette force est supérieure ou inférieure à ce qu'elle est normalement, si le cœur est facilement excitable, si son

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