‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 17 sur 121 · MALADIES DES VALVULES DU COEUR · texte numérisé non relu

MALADIES DES VALVULES DU COEUR

les altérations sont assez avancées pour que les phénoniënes acousliffues liés au passage du sang à travers Torifice aflecté paissent se produire. Ainsi, il arrive fréquemment qu*un examen minutieux ne révèle aucun signe à*une maladie du cœur ; et cependant, bientôt après, souvent même au bout de quelques jours seulement, on voit apparaître des signes physiques qui indiquent une affection ancienne et à marche lente, plutôt qu'une affection récente el aiguë. C'est que l'affection chronique u'était point arrivée, avant le dernier examen auquel on s*est livré, au point de donner enfin lies aux phénomènes stéthoscopiques.

Dans le chapitre consacré à la cardile, nous avons insisté longuement sur la Taute commise si souvent en pratique, et qui consiste i attribuer à une inflammation récente, un bruit de nouflle qui existait depuis longtemps, mais qu'on observe pour la première fois. Cette même erreur n'est que trop commune dans le cas dont il s'agit ici, et elle entraine, cela se comprend, des résultats tout aussi fâcheux.

En avertissant le malade qu'il est atteint d'une affection organique du cœur, et en faisant suivre une déclaration si peu judicieuse, par rinstitution d'un traitement dangereux et dont l'ignorance a posé les bases , on fait cesser l'état de tranquillité dans lequel le malade vivait, et qui faisait toute sa sécurité. Le cœur devient facilement excitable et irrégulier dans son action; rien d'étonnant, dès lors, à ce qu'aux signes physiques viennent se joindre les symptômes de la maladie.

L'apparition récente des signes d'une affection chronique ancienne est une circonstance que ne doivent ignorer aucun de ceux qui s'occupent des examens médicaux auxquels donnent lieu les assurances sur la vie. Quelquefois on déclare, après un examen attentif, que tel individu peut être assuré. L'assurance effectuée, le méim individu présente, au bout de peu de temps, un ensemble de symptômes qu'ot envisage habituellement comme indiquant une affection ciironique du cœur. Il est possible que la mort survienne quelques mois après l'assurance, et Ton pc'ut alors contester le payement de la somme stipulée, par le motif que la maladie du cœur avait échappé au médecin. J'ai vu se développer tous les signes et tous les symptômes de Tiusuffisance aortique, quelques mois seulement après une assurance sur la vie, faite pour une très-forte somme ; el cependant au moment

l'examen médical, fait par un excellent praticien, il u'existait

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