‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 19 sur 121 · MALADIES DES VALVULES DU COKITB · texte numérisé non relu

MALADIES DES VALVULES DU COKITB

Le doctear Graves a cité un autre exemple d'une obstmetion coa* sidérable de rorifire aortique. Les produits d'ossification remplitsaient les sinus de l'aorte et rétrécissaient l'orifice de ce vaisseau, m point de n'y laisser passer qu'une plume d'oie de petit calibra. Le malade était un homme de cinquante-quatre ans, et menait une via active. Six mois avant sa mort , et sans qu'il eût jamais éprouvé aucune incommodité ou que sa santé fût en rien troublée, il Art pris d'une dyspnée très*rorte en gravissant une colline. Plus tard, la marche, même sur un terrain plan détermina une grande anxiété et des accès de dyspnée. Entre les attaques, la santé semblait être tout i fait bonne. Un mois avant sa mort, le malade eut la grippe, et aa s'alita pas ; après quinze jours de maladie, il consulta le docteur Gravas. Celui «ci constata des battements violents et irréguliers du cœur. Ua bruit de soufflet fort et coïncidant avec le premier bruit s'entendait dans toute la région cardiaque, jusqu'à la partie supérieure du starnum. Il y avait de la bronchite, de la toux et des accès d'asthma. Ces accidents augmentèrent très-rapidement, l'orthopnée et l'hydre* pisie se montrèrent, et la mort survint assez subitement.

Cette observation est intéressante par le développement brusqua des symptômes d'une maladie qui, depuis longtemps, devait être ea voie de progrès. Deux causes concoururent à amener, dans les conditions de la vitalité du cœur, la modification dont les effets entraloèreal la mort : l'effort que fit le malade pour gravir une colline, et l'ia* vasion de la grippe (1).

Bouillaud a admis que, dans certaines circonstances, il se dévaloppe des fibres musculaires dans les valvules elles-mêmes (2); nous ne pouvons accepter cette opinion, au moins quant a présent; il faut donc, en étudiant la pathologie générale des maladies des vaU

vl; Je puis citer miiiiiie un exemple de l'intlueiiee d'une cause porturlMtrire générale, sur l'apparition des sunptùnies d'une altération locale préeiistauto, riiistoire d'un homme qui Tut atteint d'uiu' };rippe épidéniiquc gra\e. Après irvis ou quatre joui*s, les accidents cessèrent I>rus4|uenient, et le malade éprouva p«iiir la première fois de sa \ie une irritabilité de la \essie, a-^soi forte (wur l'obUl^r à uriner toutes le» cinq ou toutes les dix minutes. L'urine était parfahenu'iit normale. Os svmptômes a\aiit persisté (H'udant une quinzaine de jours, no iiitriMluisit une >onde et I on constata dans la \essie la presence duu calcul volumineux. L'o|MTation de la litliotritie fut faite a\ec succè>.

■2 « Enlln, comim» certaines parties du coMir de l'Iumune ont un développemeut lN>aucoup moindre qm* celle* du ca>ur de iMruf. ce dernier peut nous i

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