MALADIES DES VALVULES DU GOBUR
ont une marche progressive, leur évolution ne s'accomplÎMe 80Ut rinfluence d'actes pathologiques bien différents de rinflammation.
En signalant comme une des erreurs principales de la pathologie de récole de Broussais^ l'idée quo l'inflammation est une, dans sa nature, nous avons déjà dit quelques mots à ce sujet; nous avons signalé aussi la faute que l'on commet si Tréqueroment en continuant à traiter comme inflammatoire, une maladie qui n'a plus ce caractère ou qui ne l'a peut-être jamais eu. Ces principes s'appliquent i la curation de beaucoup d'autres affections cardiaques, et particulière^* ment à l'insiiffisance permanente des valvules mitrales et aortiques. Il est difficile d'exagérer l'étendue du mal que peut produire, dans on grand nombre de maladies chroniques du cœur, une pratique qui est fondée, non sur Teipérience, mais sur une théorie fausse qui fait adopter le traitement antiphlogistique local et général.
Il ne faut pas croire, d'un autre côté, qu'il n'existe pas telle cir* constance où Ton ne doive traiter une maladie cardiaque valvulairo comme une affection inOammatoire, et dont on puisse espérer la gnérison. Lorsqu'un murmure valvulaire se montre pendant le cours d'une péricardite ou à sa suite, on doit combattre la phlogose de Ten* docarde par tous les moyens possibles. Il en est de même, quand le murmure s'est développé depuis peu, dans les cas où il y a surexcitation du cœur, en dehors de toute phlogose du péricarde. L'expèrience a prouvé que dans beaucoup de cas de cette espèce, le traite* ment est suivi de bons résultats, et qu'on empêche ainsi le développe* ment des maladiea organiques du cœur. Mais il faut être sûr que le bruit de souffle est récent ; et l'on doit se garder de prolonger le tni* tement plus qu'il ne convient. On ne peut fixer exactement le moment où il faut s'arrêter, car il varie dans chaque cas ; c'est à rexpérieoco et au jugement du praticien à déterminer l'instant où il devient opportun de changer ou de suspendre les moyens curatifs.
La persistance du bruit de souffle pendant huit ou dix jours est regardée par le docteur Hope comme indiquant le passage de la maladie à l'état chronique ; il pense que cet état chronique peut, après une durée de plusieurs semaines et même de plusieurs mois, être combattu avec avantage par les moyens antiphlogistiques. J'ai vu plusieurs cas dans lesquels, après un mois, l'hyperstimnlalion do cœur, sous l'influence des stimulants, semblait dénoter la persistance de l'inflammation ; il est utile, néanmoins, si le bruit de souffle dore
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trois oa quatre septénaires, de se tenir sar ses gardes, et de ne pas dEûblir réUt général à un trop liant degré, en essayant en vain de faire disparaître une altération organique par un traitement minoratif.
Nous verrons, lorsque nous en serons au traitement des affections chroniques du cœur, dans quelles limites le traitement tonique et sti- MlaDt est applicable dans l'endocardite aiguë.
On admet généralement que dès qu'une affection organique existOi fl s'établit un travail de désorganisation progressive qui se termine aécessairemeni par la mort ; que celle-ci arrive par rupture des valvules, par une maladie organique des autres parties du cœur, ou par l'ebstacle à la circulation. Cela est vrai dans un grand nombre de cas. Mais, nous Tavons déjà dit, il est très-probable que la désorgani« sitioa marche quelquefois très-lentement, et le malade peut ainsi mre peadant bien des années dans un état de santé passable, sinon kn; s'il n'en était pas ainsi , il faudrait admettre que le travail ■orbide s'arrête et que la lésion reste stationnaire. Plusieurs faits fie nous avons observés ne peuvent s'expliquer autrement. Il est frobable que les valvules, modifiées en partie dans leurs conditions iBitoroiques, continuaient à accomplir leurs fonctions, de sorte qu'il l'y avait ni insuffisance, ni obstacle notable au cours du sang. Les ■alades dont le cœur est peu excitable, jouissent d'une excellente ante qui leur permet, même pendant de longues années, de mener aie vie active, et de se livrer à des efforts musculaires, tout en contiauBt l'usage du vin et d'une diète généreuse. C'est dans ces cas qu'une iitervenlion médicale maladroite est suivie des plus tristes effets
On peut dire, d'une façon générale, que l'insuffisance, avec ou sans rétrécissement, est le résultat final des affections valvulaires chroaîqueit. Elle s'accompagne de conditions diverses des cavités du cœur, telles que l'hypertrophie, la dilatation, ou la réunion de ces deux étals. Mais il est impossible de déterminer avec la même certitude quelles sont les altérations des cavités qui se produiront, ou plutôt fÊB l'on rencontrera, à la On de la maladie* En effet, les modifications et tissa musculaire du cœur ne varient pas seulement avec l'impor* laœe de l'obstacle qui siège aux orifices, elles dépendent aussi du ëegré auquel est arrivée l'insufiisance. On retrouve dans les oreillettes H les veotricnles^ les lésions que la maladie valvulaire a produites à soo début, aussi bien que celles qui appartiennent à ses dernières ipériedct.