‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 25 sur 121 · HALADUB MITRALE. —SIGNES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

HALADUB MITRALE. —SIGNES PHYSIQUES

éloignés. Nous pensons qu'il sera plus à propos d'en parler lorsqu*il sera question des effets généraux des maladies du cœur.

D'après ce qui précède , on voit qu'il est impossible, par l'étude isolée des symptômes, d'établir l'existence de l'affection de la valvule ■itrale, qu'elle soit simple, ou qu'elle ait été suivie d'une altération 4es civiles du cœur. Dans le premier cas, la maladie peut exister, qoe nous l'avons dit, sans aucun pbénomène séméiologique ; le deuxième cas, les symptômes que l'on croit être caractéristiques oe le sont réellement pas ; ils se rencontrent, au contraire, à an degré variable dans un grand nombre de maladies du cœur.

Msaes phyaliive* de l'aflieetlon de Ik valvule mltrale.

RoQS avons déjà esquissé le tableau de ces signes. Un murmure dowL, mde, ou musical, accompagnant la systole du cœur, ayant son ■azianun d'intensité à la pointe et du côté gauche, ne se propa- |Btnt pas dans les gros troncs artériels , tel est le signe principal fd permet de reconnaître la maladie. Ce bruit de souffle peut s'accompagner d'un frémissement, et dans beaucoup de cas, le deuxième bruit n'est pas altéré.

Dans ces conditions, en prenant également en considération les ailres circonstances de la maladie, on pourrait, comme nous l'avons défè dit, diagnostiquer, à peu près sûrement, une affection organique des valvules mitrales.

Mais on ensemble de symptômes, tel que nous venons de l'indiquer, se rencontre bien plus souvent dans les livres, où il est décrit systématiquement, qu'au lit du malade. C'est là que l'observateur, guidé seulement par ce qui a été écrit, se trouve arrêté par des difficultés auxquelles il n'est pas préparé. Beaucoup des ouvrages modernes qui traitent des maladies du cœur, ont un défaut commun, et qui nous frappe : leurs auteurs admettent que, non-seulement cbaque maladie ài cœur a ses phénomènes particuliers, mais qu'il n'y a aucune diSculté à déterminer les circonstances accessoires qui permettent d'assigner aux signes morbides, leur siège particulier. Les difficultés véritables de ce sujet n'ont point été mises complètement en lumière ; c'est là le point de départ de divergences d^opinion sur la aature exacte de la maladie, dans un cas donné. Fort heureusement, lorsque le diagnostic général d'une affection organique est posé, le

m MALàDIIS MS Tâl¥0US M OOOII.

diagnostic particulier n'a pas om grande ?aleor. Nous avons déjà insisté sur ce point.

Revenons à notre sujet. Noos trouvons dans les livres, que le bruit de souffle au premier temps, dans des conditions données, indique une lésion de la valvule mitrale; nous trouvons aussi qu'un bnrit de souffle au deuiième temps, a telle ou telle valeur. Tout cela peit être tr^*trai, mais est-il toujours facile de reconnaître le premier et le deuxième bruit? Tout observateur de bonne foi répondra négativement. Dans certains cas où le cœur affaibli se contracte rapidement et irrégulièrement, il est presque impossible de résoudre ce problème. De plus, lors même que le cœur ne bat pas très-vile, s'il existe on Murmure fort, il est parfois difficile de dire à quel bruit du cœur il appartient. Le murmure peut masquer, non pas seulement le bruit cardiaque avec lequel il coïncide, mais aussi le bruit auquel il ne se rapporte pas. Ainsi, dans quelques cas oâ le corar agit régulièrement, avec une impulsion systolique distincte et un contre-coup sensible au deuxième temps, on n'entend qu'in seul murmure intense.

La difficulté qu'on éprouve à déterminer quel est le premier et quel est le deuxième bruit, est quelquefois si grande, que nous pouvons, à ce sujet, changer d'avis du jour au lendemain. De même, bien des règles, au moyen desquelles on prétend établir le diagnostic différentiel , sont fondées sur la transmission des bruits valvulaires, sur le trajet de l'aorte ; mais cette question, qui semble d'une solution simple lorsqu'on la traite dans les livres, n'est rien moins que facile à étudier. En effet, dans beaucoup de cas de maladies mitrales, le bruit de souffle se propage le long du sternum, et sous les deux clavicules. Bien qu'on puisse alors, en raison du maximum d'intensité qui se trouve â gauche et ft la pointe, conclure que le bruit de souffle qui s'étend dans toute la poitrine, est un bruit mitral modifié par la distance i laquelle on l'entend, est-il personne qui puisse affirmer avec certitude qu'il n'y a pas de bruit de souffle dans l'aorte? surtout en présence de l'existence possible d'une altération de l'oriflce aortique, sans modification du deuxième bruit du cœur.

Les connaissances que nous possédons sur les signes des affections cardiaques et sur les phénomènes d'acoustique animale, nous permettent-ils de reconnaître avec une précision absolue le siège du rt%»>inttre, la nature de la maladie et le calibre de l'orifice malade?

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