‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 37 sur 121 · MALADIES DES VALVULES DU CCEUR · texte numérisé non relu

MALADIES DES VALVULES DU CCEUR

ExplIcattoB des bmlCs «rférlete.

c Dans des cas rares, on entend, sur le trajet de toute grosse artère/ et au moment de sa pulsation, un bruit qui ressemble exactement aa bruit cardiaque. Il n'est jamais venu à Tidée de personne que lef bruits perçus dans les artères brachiale et crurale soient transrois da cœur à ces artères. On ne peut pas, davantage, admettre que le bruit des carotides ou des sous-clavières se produise ailleurs que dans les artères elles-mêmes, alors que ce bruit manque à la région du cœar ou qu'il est plus Taible que les bruits cervicaux. Cette dernière circonstance est commune, et on l'a rapportée à une puissance de transmission spéciale, ou bien on ne l'a pas expliquée du tout. Il esl incontestable que la propagation des bruits varie avec la structure différente des organes thoraciques. Or, il n'est pas rare de rencontrer des cas où les bruits distincts , au-dessus ou au-dessous des clavicules, coïncident avec des bruits indistincts à la région du cœur, et où cette différence est inexplicable par les lois ordinaires de la propagation des sons, les poumons étant sains.

> Bouillaud a reconnu l'existence des bruits artériels; il ne dit pat qu'ils soient semblables à ceux du cœur, et il les compare au bruit qu'on produit en donnant une chiquenaude sur le nez. Les artèrei qui sont éloignées du cœur donnent lieu, en efl'et, le plus souvent, i un bruit sans résonnance, tel qu'il a été décrit par Bouillaud; tandis que les artères voisines du cœur, la carotide, la sous-clavière, l'artère pulmonaire et l'aorte, nous offrent, en général, des bruits aussi éclatants que ceux du cœur. D'un autre cùté, les bruits qu*on entend dans la région du cœur sont parfois aussi très-sourds.

» Le bruit des artères, qui est isochrone avec leurs pulsations, peut s'expliquer par l'augmentation subite de la tension de leurs parois. Le deuxième bruit s'entend dans l'aorte et dans l'artère pulroonairei le plus ordinairement aussi dans les carotides et les sous-clavières. Dans les autres artères, rarement un bruit quelconque coïncide avec la systole.

> Le second bruit perçu dans l'aorte et dans l'artère pulmonairu résulte évidemment du choc de la colonne sanguine contre les valvules semi-lunaires après la systole venlriculaire. Le sang poussé par la contraction du cœur dans les artères, est soumis â une com-

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