DILATATION DU COEUR
par des troubles graves dans les appareils cardiaque et put* Ire.
Les symptômes principaux sont : la dyspnée et la diminution dans
h quantité de l'urine excrétée. Un ou deux accès terribles d'asthme
cardiaque peuvent se montrer, et la vie du malade est menacée, de
kBps à autre, par une exagération de la sécrétion bronchique. La
■ppression de Turine arrive très-rapidement; dans l'espace de deux
H trois jours, les reins sécrètent à peine quelques onces de liquide.
U naïade est torturé par la gène de la respiration et par la crainte
fine mort imminente ; le pouls devient plus rapide, plus faible e(
ffn irrégulier, et la manière dont s'accomplit l'acte cardiaque rend
i^wssible toute analyse stélhoscopique. Le rhythme du cœur est
empiétement troublé, et il faut un examen prolongé pour distinguer
le premier bruit du deuxième. La respiration, laborieuse, sifflante,
s'accompagne quelquefois de crépitation. La poitrine est partout
lODore à la percussion, mais on y constate, dans une grande étendue,
4e8 râles sonores et muqueux, auxquels se joignent souvent les signes
it la congestion et même de l'œdème, à la base des deux poumons.
It en arrière. Cependant il n'y a pas d'épanchement dans les cavités
pleurales, bien que le malade présente tous les symptômes de l'hy-
érolhorax, tels qu'ils sont décrits dans les livres.
Les complications du côté du foie ont une grande importance et èHinent lieu à des phénomènes très-remarquables. Sans qu'il y ait ttrre on inflammation gastro-intestinale, le foie se développe, fré« fMmment au point de descendre au-dessous de l'ombilic. Cette aagmenlation de volume se fait très-rapidement; elle ne s'accompagne ni des signes, ni des symptômes de l'hépatite, et elle disparait pins ou moins complètement lorsque l'accès paroxystique s'est calmé. Andral a noté cet accident, qui est souvent aussi marqué et aussi appréciable que le développement de la rate dans la fièvre intermittente. La tumeur est aplatie et la pression ne donne lieu qu'à une donleor très-légère, et qui peut même manquer complètement. Après chaque accès, la tumeur hépatique semble avoir subi un léger accroissèment qui persiste définitivement, mais les alternatives de l'augmentation et de la diminution du volume de la glande paraissent se rattacher à un état de turgescence erectile.
Une des circonstances les plus singulières de cet ensemble de symptômes, est la suppression de la sécrétion urinaire, et la cessation
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de l'aggravalion de phénomènes morbides qui caraclérisenl l'accès, lorsque cette sécrétion se rétablit. II n'y a aucane raison pour admettre que les reins soient le sié^se d'une affection organique.
Il est difficile ou môme impossible, dans l'état actuel de nos cmt* naissances anatomiques, d'expliquer les phénomènes de cette mail* die. L*état morbide du cœur, c'est-à-dire son affaiblissement, sa dilatation, et rirrégularilé de son action, d'une part, et de l'autre la développement indolent du foie, sont les signes permanents de la ma* ladie ; les e*iacerbations de la bronchite et la suspension de la sécrélion rénale en constiluent les accidents paroxystiques ordinaires. Oa ))eut admettre que les lésions caniiaques ou les lésions hépatiques, ou bien que les unes et les autres à la fois, peuvent, par l'accumulatioli du sang dans le cœur droit, provoquer les paroxysmes cardiaques qd sont suivis d'une anasarque due A la congestion générale do système veineux. Ces affections peuvent aussi, par l'accumulation du sang dans la veine cave hépatique, donner lieu è l'augmentation passive du foie. Il est également admissible que la répétition des attaques produira une hypertrophie permanente de ce dernier organe, liyper^ trophie qui devient h son tour une cause de la maladie. Aussi les affections cardiaque et hépatique sont réciproquement dans le rapport de cause à effet. L'étude des Tails rend cette supposition très*probable.
DIlUlAllon «linple dn coenr.
Cette affection paraît être extrêmement rare. Ne pouvant en rapporter aucune observation qui nous soit personnelle, disons tout de suila que son diagnostic se déduit de considérations théoriques, plutôt qu'il ne s'appuie sur des Tails. Il est Tonde sur les signes de l'affaiblissement du cœur, avec agrandissement de ses cavités. Ces signes sont variables, suivant que la dilatation prédomine dans la moitié gauche, ou dans la moitié droile de l'organe.
Peut-on distinguer la dilatation du cœur, avec amincissement des parois, des cas où la capacité des civiles cardiaques s'accroît en même temps que Tépaisseur des couches musculaires* et sans qu'il y ait au};in(>ntation de la force du cœur? Les résultats de rexpérienca clinique ne nous permettent pas de Taflirmer.
Kn lai>snnt de côté les obstructions valvulaires, ou les affections pulmonaire ou hépatique, on peut dire que la dilatation du cœur e«t