‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 48 sur 121 · DILATATION AVEC OU SANS HYPERTROPHIE DES ORKILLETTES · texte numérisé non relu

DILATATION AVEC OU SANS HYPERTROPHIE DES ORKILLETTES

L*oreilleUe droite doit être, plus fréquemment que l'oreillette faoche, le siège de ce phénomène, en raison des pulsations rècurrenUs des jugulaires, et de TinsufSsance physiologique des valvules trkiispides.

Résumons ce qui a trait à la dilatation du cœur, avec ou sans hypertrophie.

L La dilatation est très-rarement une aiïection purement locale, soit qu'elle ait envahi le cœur tout entier ou Tune de ses moitiés, soit qu'elle ait son siège isolément dans Tune de ses cavités.

n. La dilatation simple du cœur est extrêmement rare ; il n'en est fis de même de celle qui se complique d'états morbides accessoires.

m. Ces complications peuvent être rangées sous trois chefs : 1* altérations des orifices ; 2'' obstructions siégeant dans des organes ^cés loin du cœur ; 3° affaiblissement des muscles cardiaques.

IV. Dans ce dernier cas, le défaut de puissance nerveuse, ou l'affiai- Uissement du cœur, se rattachent souvent à un commencement de transformation graisseuse des fibres musculaires.

V. Lorsqu'il y a complication d'une affection valvulaire, la dila** lalioii des cavités du cœur, et en particulier celle du ventricule poche, paraissent être dues plutôt à la régurgitation du sang qu'à Tobalacle qui s'oppose à sa sortie.

VI. La dilatation cardiaque, telle qu'on la rencontre le plus ordilairement, fait partie d'un groupe d'afl'ections locales qui portent fv trois appareils différents : le cœur, le poumon et le foie.

VU. Le plus souvent ces affections locales ne sont elles-mêmes que secondaires, elles résultent de certains états morbides, dont les plus communs sont : la diathèse goutteuse avec affaiblissement de l'organisme, l'état anémique ou scorbutique, ou quelque autre forme de cacheiie.

VIII. On rencontre souvent alors une altération anatomique et tractionnelle des poumons : ainsi la bronchite chronique, la dila^ tation des tuyaux et des cellules bronchiques et la congestion pulmo^ naire, à différents degrés.

IX. Le foie est altéré dans sa structure et dans ses fonctions ; il augmente habituellement de volume, et cette augmentation devient plus grande encore, à chaque paroxysme de la maladie.

X. L'accroissement qui s'est aussi produit pendant le paroxysme

278 AFFECTIONS DU TISSU MUSCtJtAIRE DU C(K(JR.

peut disparaître rapidement lorsque celai-ci a cessé, et le foie reprend le volume qu'il avait auparavant.

XL Lorsqu'il y a combinaison des trois affections que nous venons d'indiquer, le malade est sujet a des accès d'asthme cardiaque, et les organes compromis deviennent le siège de troubles extrêmement graves. Pour le cœur, l'irrégularité devient plus forte, ainsi que k rapidité et l'énergie des contractions. Du côté du poumon, on observe la dyspnée, l'augmentation des râles et la lividité de la face ; quant au foie, l'hypertrophie qui est devenue son état ordinaire fait rapidement de grands progrès.

XIL Les troubles fonctionnels survenant dans l'un ou l'autre des organes aiïectés, déterminent un paroxysme de la maladie ; il est souvent impossible de savoir si le paroxysme a son point de départ dans le cœur, dans le poumon, ou dans le foie.

XIIL On ne saurait accepter l'opinion de Laennec, qui fait de la netteté des bruits systolique et diastolique , un signe distinctif de In dilatation.

XIV. En raison de la combinaison fréquente de l'affaiblissement et de la dilatation du cœur, les bruits du cœur doivent perdre de leor force. On en trouve une preuve nouvelle dans la rareté de raffaiblissèment du cœur sans altération organique.

XV. Lorsqu'il y a rétrécissement mitral, on doit présumer qu'il existe une dilatation, avec hypertrophie plus ou moins considérable de l'oreillette gauche.

XVI. Nous ignorons s'il y a des signes physiques appartenant en propre à la dilatation de l'oreillette gauche. Il est probible néanmoins que, dans un cas particulier, la ni^itité qui se produisit subitement de ce côté, et qui était nettement limitée en bas par 1.1 hase du cœur, a pu être causée par la distension de roreil* jette.

XVII. La distension de l'oreillette droite a été accompa;;née parfois de matilé à la percussion , el de pulsations dinstoliques synchrones avec les pulsations des ventricules, de façon à simuler un anévrysme de Taorle.

XVni. Peut-(Mre les m<''mes phénomènes se produisent-ils pour le \enlricnle, lorsque sa force contractile a beaucoup diminué, et qa*en même temps, sa capacité a augmenté.

XIX. Nous ne pouvons expliquer pourquoi on rencontre tanidl la

AFnCnOfl MJ COEUR £T DE LA GLANDE TBTBOIDE. 370

éiliUition sans épaismsKement des parois du cœur, et tantôt la dilatation aTec hypertrophie de ces parois.

XX. On doit considérer la dilatation du cœur avec conservation de répaisseur normale de ses parois, comme une forme de dilatation a?ec hypertrophie {hypertrophie dilataiaire de Forget).

XXI. La dilatation hypertrophique peut exister, sans affection vilndaira concomitante.

XXII. Elle est plus fréquente cependant lorsqu'il y a lésion des lalmles.

XXIII. L'hypertrophie avec dilatation du ventricule gauche résulte le rinsoffisance aortique, ou bien de Télargissement permanent de l'orifice mitral.

XXIY. On rencontre l'hypertrophie et la dilatation de l'oreillette gauche dans des cas de rétrécissement mitral.

XXV. L'hypertrophie et U dilatation des cavités droites du cœur coincident parfois avec la congestion pulmonaire; mais souvent, alors, le rétrécissement de i'oriOce mitral parait être le point de départ de loos lea accidents.

Aux considérations qui précèdent sur la dilatation du cœur en général, nous allons joindre quelques réflexions à propos d'une affection qui n'est point rare, et qui est caractérisée par des palpitations 4n cœur, avec développement de la glande thyroïde et des globes oeiilairea. Bien que les cas de cette espèce s'accompagnent quelquefois de dilatation du cœur, nous croyons devoir les rattacher à une ■aladie spéciale, et dans laquelle les altérations organiques succèdent tu troubles fonctionnels.

ejK«|^réc do coeor et des artères d« coa, salvle de Ta

do Tolwue de la glaade thyroïde et des glabea

Voici quels sont les caractères les plus importants de cette affec-

V Le cœur se contracte pendant longtemps, et d'une façon con-

I, avec une force et une rapidité plus grandes que de coutume,

qu'il y ait fièvre.

T Les carotides et les artères thyroïdiennes battent avec viu-

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