AFFECTIONS DU TISSU MUSCULAIRE DU GOBUR
S"" La glande thyroïde augmente de volume dans un rapport pro* porlionnel à l'énergie de l'action du cœur.
k"" Les globes oculaires se développent sans qn*il y ail aiïeclioii cérébrale ou maladie des orbites.
Cette affection est plus fréquente chez les femmes; elle se reocontre cependant quelquefois chez les individus du sexe masculin, el peut se développer û tout âge. Je Tai observée chez une dameftgéedê plus de soixante ans.
La maladie a son point de départ dans le cœur : celui-ci se contracte avec rapidité, et, de temps à autre, ses battements deviennent tumultueux. Puis, après on laps de temps variable suivant les sujets, on voit le volume de la glande thyroïde s'accroître, ainsi qoe celui des globes oculaires; en même temps, on perçoit des pulsations qui occupent le cou tout entier, mais principalement ses parties latérales, et la glande thyroïde. En analysant ces pulsations, on reconnaît qu'elles sont dues à trois causes différentes, ou plutôt qu'il y a trois espèces de pulsations : d'abord, la pulsation artérielle elle-même, puis le battement expansif de la glande, enfin un frémissement pilsatile de la thyroïde et des veines du cou, analogue à celui qui se produit dans la varice anévrysmale.
Les pulsations de la glande thyroïde et son hypertrophie précèdeat, en apparence au moins, le développement anormal des yeux. Le docteur Graves rapporte que, dans trois cas de palpitations observés chez des femmes , le gonflement de la thyroïde se monUratl i chaque accès pour diminuer lorsque celui-ci était terminé. L'exophthalmie ne s'était pas encore produite; cette complication n'eiC pas manque, sans doute, si la maladie avait eu une durée assez longue.
Il y a quelques années, alors que cette affection était encore pe« connue, elle fut prise pour un nncvrysine chez une jeune femme, et le jour fut fixé pour pratiquer une ligature de la carotide. Fort heureusement, on reconnut l'erreur à temps, et la malade guérit par remploi (les sédatifs el des préparations iodées. Dans ce cas, la tumeur nvait le volume d'un œuf de poule légèrement aplati en avant. Elle était n^ntée de pulsations violentes, et, dans toute son étendue, on percevait !« frémissement et les hruiis de varice anévrysmale. Les yeux n'avaient point augmenté de volume.
Celte affection de la thyroïde diffère, par que^iues points, du I
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cbocèle ordinaire. La nature du sol et les conditions climatériques a'ont aucune influence sur sa production. La tumeur elle-même est Irés-variable dans son volume; elle est rarement de grande dimensioDy même après plusieurs années. Le docteur Graves pense qu'elle i'atleint jamais un volume suffisant pour qu'il y ait difformité du eou; j^ai cependant observé deux cas dans lesquels cette differnité était très-considérable. L^auteur que nous venons de citer fait remarquer aussi que l'affection dont il s'agit se distingue du koncbocèle par ce fait, qu'elle devient stationnaire précisément à la période où Ton voit le développement du goitre s'accélérer rapidenent. Plusieurs fois, nous avons observé cet arrêt du développement de la tumeur. Chez un homme, et nous aurons à revenir sur son Ustoire» la tumeur acquit une consistance plus solide. Le frémissement et les murmures cessèrent d'élre perçus dans différents points de son étendue. Quelques années après, ces signes avaient complètement dispani, la tumeur paraissait solide, et n'offrait presque pas d'élasticité. Une grosse veine variqueuse, et à parois épaisses, rampait à sa nperficie; et l'on retrouvait un murmure exclusivement sur son trajet.
Les phénomènes que présentent le cœur et les artères du cou, ainsi fue rétat particulier des globes oculaires, suffisent pour établir le diagnostic. Malgré les différences qui distinguent cette affection du bronchocèle ordinaire, au point de vue de l'historique et des circontfaaces accessoires, et bien que les faits rapportés semblent constituer un groupe générique, nous ne pensons pas qu'on puisse, avec certitude, séparer complètement ces deux maladies. La prédominance de l'une et de l'autre dans le sexe féminin, pour notre pays au moins, est une circonstance qu'il est important de noter ; ajoutons que jamais on n'a vu la maladie se montrer avant l'époque de la puberté. Les tissus euTahis sont les mêmes dans les deux affections; dans le goitre ordinaire, les accès hystériques et les troubles du côté de l'utérus déterminent souvent l'augmentation du volume de la tumeur; enfin, dans un cas au moins, la tumeur cervicale, qui s'accompagnait de Crémissement, céda à l'usage de l'iode. Ces circonstances ne suffisentelles pas pour nous faire hésiter à tirer une ligne de démarcation trop tranchée entre les deux maladies?
En ce qui touche le développement des globes oculaires, nous ivoDi remarquer que ce phénomène ne se montre qu'en d«mier lieu.
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et qu'il esl dû, selon toute probabilité, à raugmentation de b quantité des humeurs aqueuse et vitrée de Fceil. Les deux yeux sont envahis ensemble et également, et loin de présenter les signes d*aM congestion sanguine, ils se font remarquer par leur transparence el leur clarté; ces conditions vont parfois jusqu'à donner lieo i on éclat brillant et morbide. Le regard étonné a une fixité particoUèn produite par la proéminence du globe de l'œil d'une part, et Êêm par l'apparition de la sclérotique qui entoure la cornée, dans um étendue variable. Il y a alors une expression maniaque. Par kl progrès de la maladie, la saillie formée par le globe oculaire pMl devenir tout à fait étrange. L'œil sort de Torbitre en se dirigeait en bas et en dehors, et les paupières ne peuvent plus le recouvrir; aussi le malade dort-il les yeux ouverts. Chose remarquable! la puissance de la vision ne s'altère pas; il n'y a pas, comme on pour* rait le supposer, de prédisposition aux ophthalmies. J'ai conna n malade chex lequel les yeux restèrent à découvert continualleiiiMt pendant plus d'un an ; jamais il n'y eut d'opbthalmie d'aucune espèet, et la conjonctive ne se vascularisa point.
Lorsqu'il survient de l'amaigrissement, l'expression que donnent i la physionomie ces yeux grands ouverts, saillants, et qui ne se ferment jamais, est des plus étranges et devient très-pénible. Cependant le malade se plaint à peine de ses yeux, souvent même il ne s'en occupe en aucune façon. Ses souffrances sont dues, surtout, aux palpitations du cœur, aux battements perçus dans le cou et à une aaosation de plénitude et de commotion dans la tète, s'il la pencha tn avant de façon à comprimer la tumeur thyroïdienne.
Le plus ordinairement, il n'y a pas de proportion, quant è l'tear* gie des pulsations, entre les artères cervicales et le reste du systèoM artériel. Les carotides et les artères thyroïdiennes battent avec força; il semble que tous les vaisseaux du cou soient agrandis et que laar activité s*exagère; cependant, le pouls radial est faible el petit, laat en présentant une rapidité et une irrégularité en rapport avec l'élat des fonctions du cœur.
Les causes de cette alfeclion sont variées, mais toutes sembiaat agir primitivement sur le cœur. L'aménorhée, avec ou sans hysteria, esl une des plus communes. L'inquiétude mentale (t les eflèts de la terreur peuvent être le point de départ de cette maladie ches les jeunes femmes. J'ai vu celte dernière cause U produira