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7 a des accès maltipUés, se répétant à des intenralles irrégalien. Qaelqiiefoîs, le malade est prévenu de Timminence des accidents par des sensations qu'il rapporte à Tépigastre et à la tête, et qui ont quelque ressemblance avec l'aura épileptique. On observe parfois une incertitude momentanée dans la marcbe, une tendance à la syncope, et ces troubles peuvent se dissiper par l'emploi d'un médicament excitant ordinaire ; dans des cas plus graves, le malade tombe dans le coma, qui est précédé par la perte de la mémoire, ou par un état léthargique. Je soigne, en ce moment, un malade dont les premières attaques étaient de nature svncopale ; actuellement elles revêtent un caractère apoplectique, et les accidents, qui sont toujours précédés d*une convulsion légère, surviennent pendant le sommeil. Lorsque le malade revient à lui, et que le coma a tout à fait disparu, pendant une demi-heure ou une heure, il ne reconnaît plus ni ses amis les plus intimes, ni ses parents, ni même sa femme, qu'il a prise pour sa mère. Cet homme est âgé de soixante-trois ans. Le dernier symptôme que nous venons d'indiquer, s'est montré dernièrement, i Dublin, chex un individu qui est atteint d'un affaiblissement du cceur; il arrive fréquemment k ce malade de ne plus reconnaître des amis de cinquante ans. L'accès est en général de courte durée, il s'accompagne rarement de paralysie; lorsque celle-ci se produit, elle ne paraît pas devoir être rapportée à une lésion anatomique de l'encéphale.
Il est difficile de dire si ces accidents singuliers résultent d'ui afflux insuffisant du sang artériel, ou d'une congestion veineuse. — Cette question n*a, du reste, aucune importance en pratique. Tout oa qui enraye Taction du cœur doit ralentir le cours du sang dans les veines de la tète, sans être pour cela une cause d'hypérémie. L'opinion qui veut que les accès apoplectiformes soient dus à l'insuffisance du sang artériel, est celle qui offre le plus de probabilités. Li rapidité avec laquelle Tatlaque se produit, et la promptitude de la gucrison, dans un grand nombre de cas, militent en sa faveur. J'ai connu un malade qui réussissait à faire avorter les attaques, ea penchant la tête en bas jusqu'ù ce qu'elle touchAt au sol ; il emplo;*ait ce procédé au moment des symptômes prémonitoires. Chez un autre, alieint d'un anévrysme de Taorle, et que j*ai observé dernièrement, il se fit successivement trois ruptures du sac, ù plusieurs jours d'intervalle. Au moment de chaque hémorrhagie, il survint un coma
syncopal des mieux marqués, avec convulsions. Ajoutons, en terminant, qu'on ne retrouve pas à l'autopsie une congestion extraordiaaire du cerveau ; Tauscultation révèle la faiblesse des contractions dn cœur.
Cette théorie étiologique des attaques apoplectiques est corroborée OKore par l'apparition de symptômes de même nature dans un cas de dilatation de l'orifice mitral observé par le docteur Fleming, et que nous avons rapporté sous le n*» XXIII. (Voy. p. 209.) Le ventricule était fortement hypertrophié, mais il y avait reflux du 'sang dans Toreillette gauche.
Nous ne saurions donc adopter complètement le traitement proposé par feu M. Carmichael, traitement qui consistait à pratiquer la saignée pour débarrasser les vaisseaux de la tête, et à administrer les stimulants dans le but d'exciter l'activité du ventricule gauche.
97«i^t4BeÉ qui se rmpporimmt A la resplra(i«B«
Rien ne prouve que la dégénérescence graisseuse du cœur, même dans sa forme grave, puisse provoquer des maladies organiques du poumon. Les recherches d'Ormerod, de Qnain et d'autres auteurs encore ont démontré sa coïncidence fréquente avec des lésions pulmonaires; mais ces deux aiTections n'ont que peu ou point de rapports entre elles : on doit plulôt les considérer l'une et l'autre comme des manifestations secondaires d'un état morbide général.
Mais il est un symptôme qui parait lié à l'affaiblissement du ccBur^ et qu'on doit, par conséquent, s'attendre à rencontrer souvent dans la dégénérescence graisseuse du cœur : jamais je ne l'ai vu se produire dans d'autres affections. Ce symptôme a été observé par le docteur Cheyne, qui ne l'a point rattaché à unis lésion particulière du cœur. 11 consiste en une série d'inspirations de plus en plus fortes, jusquVi un maximum d'intensité, après lequel elles diminuent projrressivement d'étendue et de force, et finissent par une suspension, en apparence complète, de la respiration. Le malade peut rester dans cet état pendant assez longtemps pour que les personnes qui l'entourent croient ù sa mort , puis une première inspiration faible, suivie 4'une deuxième inspiration mieux marquée, commence une nouvelle série de mouvements inspiratoires analogue à celle que nous venons dé décrire. Je n'ai jamais rencontré ce symptôme très-développé
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que dans les quelques semaines qui précèdent la mort du malade. Il est peu de phénomènes plus remarquables et mieux caractérisés, soit que Ton considère la suspension prolongée de la respiration, qui se produit sans douleur pour le malade, soit qu'on étudie les inspirations au moment de leur plus grande violence, alors que le malade ramène la téie en arrière, relève ses épaules et contracte chacun de ses membres inspiratoires par un effort suprême, sans qu'il y ait le moindre râle ni aucun signe d'un obstacle mécanique à l'entrée de Tair dans la poitrine. A l'auscultation, on constate que le munnure vésiculaire devient de plus en plus fort : lorsque le paroxysme est dans toute sa violence, il y a respiration puérile intense.
La diminution de la force et de la longueur des respirations sa fait d'une façon tout aussi régulière et tout aussi remarquable. Les inspirations sont de moins en moins profondes jusqu'à devenir imperceptibles. Il y a alors apnée apparente. Celle-ci se termine enfin par une inspiration presque inappréciable. L'effort suivant est un peu mieux marqué, et la série ascendante recommence.
Quelquefois la respiration suspirieuse se produit autrement : le malade fait de temps à autre et irrégulièrement une inspiration profonde, surtout s'il est fatigué, s'il a faim, ou bien si les stimaUintt auxquels il est habitué, lui manquent. C'est là la forme la plus commune de cet accident (1). Dans un cas il se reproduisait surtoal lorsque le malade était couché.
Cl) I^ respiration suspirieuse s'observe parfois chez des individus atteints de certaines formes de maladies g^astriques ou hépatiques^ et quelquefois aussi eUe est un symptôme de la goutte qui ne s'est point encore déclarée. Un traitomeBl approprié fait disparaître cet accident, qui dcpi'nd probablement d'une dêbili- Uition pnssagèn' du cœur. Je l'ai vu dernièrement persister, pendant longtemps, diez une fenunc très-nerveusi*; dans ce cas, il semblait avoir eu comme point de départ de l'anxiété morale* puis être devenu ensuite une habitude. Un murmure iaible accompagnait le premier bruit du cœur : il n'existait probablement pas de lé.sion organique, car la respiration suspirieuse était déjà ancienne et rien n'indi» (piait l'existence d'une maladie à marche projfressive.
(a\ caraclére particulier de lu respirati(ui n'a point clé étudie avec as>ei d'attention. I.ors4iu'il est trés-marqué, on peut y voir un signe {irestiue patho^onionique d'une debilitation, et probablement d'une dégénérescence )rraiss«MiS(> du cd'ur. On n»' peut encore aflirmer qu'il indique une «légénértscence du côté droit du cti'ur. — Laennec a dccrit une tonne |Hirticulière «l'asthme avec respiratÎM pueiili*. t'I il attribue cette maladie et lc> s\mptôme.s auxquels elle donne lien à une modilication ^pcciale de l'iutlux nerveux. 11 dit ne l'avoir jamai:» rencontrée
H^iftAic» me rapporUuit * la eirc«lAtloa.
Hbs observations ne sont point assez nombreuses pour nous perwltre de décider si, au début de raffection graisseuse du cœur, le foib offre des caractères particuliers de force, de fréquence ou de ihjUune. Dans beaucoup de faits qui ont été cités et où la maladie i*ivail point dépassé les premiers stades de son évolution, on n'a pas Mlé exactement Tctat du pouls; on doit admettre cependant qu'il i*«fre aucan caractère particulier. Quelquefois il est faible, rapide, irrégalîer; ou bien il ne diffère pas sensiblement de ce qu'il est à relit de santé (1). Lorsque la maladie est confirmée, le pouls, au CMtraire, peut présenter trois caractères importants :
1* Pools légèrement accéléré, intermittent par intervalles; sa farce est parfois peu modifiée;
T Pools extrêmement faible, rapide irrégulier ( pulsus formimsy,
fÊt diei des iodhidus atteints de catarrhe muqueux^ et il pense que la dyspnée pi refaite seulement de Taugmentation du besoin naturel de respirer, ne saurait dv jafqii*i constituer de Tasthme, sans quMl y ait complication d'un catarrhe. ffnoiliut^ un peu plus loin, l^ennec parle d'adultes et de viciUards qui présen-toit wi murmnre vésiculaire puérile, sans catarrhe, qui ont la respiration courte tas être précisément asthmatiques, et qui sont sigcts à éprou%er de la dyspnée ki^'Us se livrent au moindre exercice
FMt-étre, dans quelques cas de cette espèce au moins, y a-t-il un coimnence- ■eil de dégénérescence graisseuse du cœur. J'ai rencontré ces accidents chez un i de soixante et dix ans environ, qui présente plusieurs signes d'un aflaiat do cœur. Cet organe fonctionne régulièrement, mais son impulsion est faible ; le pouls est dépressible. Les bruits cardiaques sont très- ^ distincts, surtout le premier; il n'y a pas de râles bronchiques, mais de la fcspiration puérile dans presque toute l'étendue du thorax. Ce malade éprouve et la dppnée^ s'il se livre à un exercice physique, ou s'il éprouve une émotion ■•raie; ces accidents ne remontent qu'à dix-huit mois. Nous retrouvons ici, en ceqai tooche l'état de la respiration, une ressemblance parfaite avec la descriptÏDa, que donne Laennec, de la dyspnée avec respiration puérile. (Voyez l'ouïra^ de Laennec, article Asthme avec respiration puérile.)
'!) n est intéressant de rapprocher cette remarque de celle que j'ai faite à fnfoê du ramoUissement du cœur dans le typhus : dans ce cas, le pouls est «savent un guide intidèle lorsqu'il s'agit de déterminer la force du ventricule (ndie.