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S98 DÉGÉNÉRESCENCE GRAISSEUSE DU CCBUR

chdi des individas encore jeunes, et atteints de maladies c|iron|i(ii6B différentes.

IV. La deuxième forme (dégénérescence primiti?e des ùb(^ musculaires) est plus commune et mieux caractérisée chei les sujets trës-ftgés, infirmes et alités.

y. La prédisposition aux ruptures du cœur se rencontre siirtoul dans cette dernière forme.

YL n est souvent difficile de distinguer nettement la dégénérescence graisseuse, lorsqu'elle affecte la première forme, de Taffaiblisment simple, a?ec dilatation du cœur.

VIL La dégénérescence graisseuse n*est souvent qu'une complication; elle peut s'associer à diverses maladies chroniques. Parmi celles-ci, les plus communes sont : les tuberculisations pulmonaires chroniques, les maladies hépatiques ou rénales, et enfin les lésions athéromateuses de l'aorte.

Yin. Elle se rattache souvent, mais non conslammept, i la goutte.

IX. Elle peut se développer dans le cœur, déjà atteint, soit d'hypertrophie, soit d'atrophie.

X. Au début de la maladie, les lésions anatomiques des ventricules sont à peine appréciables à Tœil nu : l'examen microscopique, seul, nous permet d'affirmer l'intégrité de l'organe.

XI. Quant à Tétai des valvules, trois conditions différentes peuvent se présenter : il y a lésion de rorifice aortique, rétrécissement de l'orifice mitral, ou bien intégrité des valvules.

Xn. Dans le premier cas, il existe probablement un rapport plus intime entre la maladie valvulaire et l'état graisseux du cœur, que dans le second cas.

XIII. L'oblitération des artères coronaires est loin d'être rare dans cette maladie : elle contribue quelquefois ii la production de l'atrophie et de la dégénérescence graisseuse; mais souvent c*est plutôt une lésion collatérale que la cause première de la dégénérescence.

XIY. La dégénérescence graisseuse peut exister sans lésions des artères coronaires.

XV. Elle se montre quelquefois dans le cœur, lorsqu'il a subi les atteintes de l'inflHmmation ; on la rencontre également dans le cas contraire.

XVI. Dans le cours de cette maladie, on trouve parfois, dans le sang, de l'huile à l'état libre.

bêcaphulation. 3S9

XVn. Alors des organes différents sont altérés et atteints de dégéniresceiice : |Mrnu ceux-ci nous citerons surtout le foie et le tissu osseux.

XVIII. Le pouls offre des caractères variables. Tantôt il a conserfé sa force et sa fréquence ncvniales, tantôt il est développé, iBOtt « régulier et légèrement dépressible ; tantôt irrégulier, inégal el intermittent , il est parfois lent, d'une façon continue, et peut disparaître complètement, pendant uu temps assez long avant la morU

XIX. Des symptômes cérébraux remarquables se rencontrent iiréquemment : ils consistent dans Tapparition répétée d'attaques pseodo-apoplectiques, d*une intensité et d'une durée variables. Rare- Bent ces attaques sont suivies de paralysie. On observe également des vertiges, l'obscurcissement de la vue, et des syncopes.

XX. La gravité et la fréquence de ces attaques augmentent sous Tinfluence de toutes les causes qui épuisent ou qui débilitent le malade ; elles diminuent par l'usage des toniques et des stimulants.

XXI. La mort subite, sans rupture du cœur et sans lésion du cerveau, peut se produire dans le cours de cette maladie.

XXII. Les malades éprouvent souvent une sensation de défaithoce remarquable, qu'ils rapportent au cœur.

XXIII. Le développement de gaz dans les cavités du cœur et dans les veines pourrait faire croire à un retour à la vie.

XXIY. Dans ce cas, la distension du cœur par des gaz, produits de la décomposition cadavérique, peut déterminer un gonflement singulier de Torgane.

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