‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 83 sur 121 · DB LA RUPTURE DU GOBUR · texte numérisé non relu

DB LA RUPTURE DU GOBUR

En laissant de côté la rupture du cœur par violences extérieures, îoici les formes différentes que peut affecter cet accident :

1* Rapture des ventricules ou des oreillettes, avec épanchement de Siog dans le péricarde ;

2* Rupture de la cloison interventriculaire ;

S* Rupture des valvules, ou des cordes tendineuses qui les soutandeiit.

Les principes g;énéraux du diagnostic des solutions de continuité internes sont applicables ici ; en effet, on retrouve le développement saint de symptômes nouveaux, extraordinaires, se terminant souvent par la mort.

La rupture des muscles du cœur, sans une altération organique préexistante de leur tissu, est extrêmement rare. Cela n'est pas doutiox, au moins pour les parois de Torgane. La fibre musculaire est douée d'une puissance extraordinaire de résistance à la rupture. S'il m était autrement, cet accident serait commun, dans beaucoup de circonstances, et surtout dans l'excitation hystérique. Il est vrai que, dans le tétanos, on a observé le déchirement des muscles soumis i la volonté ; mais il est probable que le cœur est, par la nature même de ses fonctions, moins disposé i la rupture lorsqu'il est dans l'état d'excitation, que ne le sont les muscles de la vie de relation (1). Hanrej rapporte un cas de lacération du cœur produite en appapar une exagération de l'activité fonctionnelle de cet organe.

(1) La déchirure des miucles abdominaux n'est pas rare dans le tétanos. Le ëteleiir Latham en a rapporté un exemple dans son ouvrage sur les maladies du OMur. Cet accident a été souvent observé dans les hôpitaux de Dublin. U peut se produire dans d'autres circonstances^ à la suite d'un spasme violent des muscles ibdoiiiiDaux. C'est ainsi que le professeur Smith l'a rencontré, dans des cas de lélaitîoD urinaire par rétrécissement de l'urèthre. Dans quelques-uns de ces cas.

&72 DES OÉPLAGEHfilITS DU GGBUE.

un déplacement considérable, Torgane ne présentait, en apparencêt aucuns troubles vitaux ou mécaniques. Il n'existait, d'ailleurs, qu'mi épancbement unilatéral de la plèvre.

Remarquons aussi la position horizontale du cœur. Le docteur Corrigan a signalé cette disposition dans l'hypertrophie avec dila* tation succcdant à l'insuffisance aortique (1). Le fait que nous venons de rapporter nous fournit une cause nouvelle de cet état anatomique.

(1) Insuffisance permanente des valvules aortiques {op, cit,).

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