‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 86 sur 121 · MA, I · texte numérisé non relu

MA, I

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extrémités se refroidirent. La face était pâle, le corpir, totti entier, baigné d*une sueur froide. Cet état dura dix-neof heuraii al le malade succomba le lendemain.

Le péricarde était distendu par du sang \ une petite déchinr* existait vers la pointe du ventricule droit, trèa-prts de la cloison interventriculaire. Les parois du ventricule s'amincissaient de plis en plus à mesure que l'on se rapprochait de la rupture; il n'exisltit aucune autre affection.

La cause prédisposante de la perforation du cœur est Tatrophie, avec ou sans dégénérescence graisseuse. Â vrai dire, on ne pe«t pfts . considérer la perforation des parois cardiaques par Toufertare d*u abcès comme une rupture du cœur; quant aux épanchements ape* plectiques mentionnés par Cruveilhier, je suis disposé à les attribuer à une lacération antérieure des fibres musculaires à leur surfaee interne, plutôt qu*à y voir une cause de rupture (1).

floliili^BS de eoaUaalie àmm pmrUca îmitmrmcm ém etawr»

Rupture des cordes tendineuses des valvules auricuUh^entricm» laires. — Cet accident se produit ||lus souvent à Torifice mitral qu'à Torifice auricùlo-ventriculaire droit. On comprend qu'il en soit ainsi, en raison de la fréquence plus considérable des altérations des val* vules du cœur urtériel. En effet, la rupture spontanée du ventricule est précédée d'un travail morbide, et Ton doit admettre Texistence ' d'une altération qui augmente la friabilité des valvules ou des cordes tendineuses, et les dispose à se rompre sous Teffet d'une tension qu'elles eussent pu supporter, sans inconvénient, à l'étal sain.

Au point de vue pratique, les états morbides qui préparent la rupture des valvules et de leurs annexes sont de deux espèces : il peut y avoir ramollissement et atrophie, ou bien induration par dégénérescence fibreuse ou athéromateuse. Cette dernière cause

(1) Anaiomie pnthol ogique du corps humain^ par J. Cruveilhier, liv.XXII, XXX. î— Con«ultei également : le docteur Smith, Contribution.^ to thp pathoioyical nnaiêmy of the heart aw! fgreat vesseh (Dublin Journal of mnUai I ^rienr^, toI. IX'; — Ic doctiîur Quoiii, Métnoirc sur la (iégénirescenre graisstcusc du cœur (Jfnfaochirnrfjicnl Transactions, vol. XXXlll^ p. 140). — Voyci aussi louvragv dn docteur Latham sur les maladies du cœur (Ia'çoii XXVI).

RUPTCEfi DES CORDES TENDINEUSES. A79

est de beaucoup la plus conunuoe; TaUeration dont il s'agit riffrilt tooteol d'aue endocardite chronique, et elle a son siëge dans -ht Tthulesi dans les cordes tendineuses ou dans Tendocarde qui leeMvre lea muscles papillaires. La rupture peut avoir lieu au hiieM des falfules, ou bien élre limitée à une ou ii plusieurs bordes loidineuses. Cette dernière forme est probablemeilt la plus com-

Cel accident, comme toutes les solutions de continuité internes, at réfèie souvent subitement, par des symptômes formidables. Fféqoemment aussi, plus fréquemment même qu*on ne le pense , mt me voit se produire ni aggravation remarquable des symptômes aatérieurs^ ni phénomènes morbides nouveaux. Ces circonstances M a*eipliquent pas plus que pour les perforations de la plèvre ou dv pMtoine ; on ne peut dire, non plus, pourquoi, dans certains cas de rapture des valvules ou des cordes tendineuses , on voit appalatlre la trouble des fonctions du coeur, une angoisse extrême et mort prompte, tandis que le même accident peut avoir lieu que rien indique le moment où il s*est produit.

Ainsi que devaient le faire prévoir les rapports anatomiques du aèlé fauche du cœur, et sa plus gtande tendance à Tinflammation et tK altérations organiques, les ruptures que Ton peut attribuer à li violence, sont beaucoup plus fréquentes pour les valvules auriculofenthcttlaires que pour les valvules sigmoïdes de Taorte ou de l'arlire pulmonaire. Pratiquement, on peut rapporter cet accident moL valvules mitrales et à leurs cordes tendineuses. Il est fort prokible que dans les cas où il y a une altération très-considérable de farifice mitral, des ruptures successives des cordes tendineuses ont m lieu pendant le travail d'épais^issement et de recroquevillement des valvules. Quoi qu'il en soit, on peut diviser les ruptures en deux classes, suivant qu'elles se sont accompagnées d'une angoisse subite et poussée très-loin, ou bien qu'il ait été impossible de préciser le BMNDent où elles se sont effectuées.

L*observation suivante nous fournit un exemple bien net de la lière forme morbide que nous venons d'indiquer :

&80 D£ LA ECPtURlS M COÊOÈ.

Obs. LXVIL -^ Hypertophie aneie$im du ccmr aœe mitraL Pleuro-pneutnonie aiguë ^ s'aecompagnani i^une j«rexeitaiion extrême de Vaetian du cœur; appariiUm suHê$ A phénomènes d'angoisse cardiaque. — Mort. Déchirure des •«(vules mitraks et de leurs cordes tendineuses.

Un jeune garçon de quinxe ans présentait depuis longtempi lai symptAmes d'une hypertrophie du cœur. La maladie semblait afih débuté, plusieurs années auparavant, par une attaque de perieardfti. Il fut reçu ft Meath-Hospital avec tous les signes d*une pnpnmimis aiguë grave. Le poumon gauche était largement envahi; daMii portion inférieure, il y avait hépatisation de son tissa. En mtai temps que les signes physiques et les symptômes d*une pneaoaoM sthénique à un haut degré, on constatait l'existence de battemeotsAi cœur, violents et étendus, avec un murmure soufflant, intense,- M premier temps et au niveau du cœur gauche; on avait évidemaaM affaire à une pneumonie grave développée chez un sujet affecté d*«M hypertrophiée onsidérable du cœur. On tira du sang largement et Tm administra le tartre stibié. La violence des symptômes avait diodMrf notablement, et Tauscultotion révélait un commencement de rtsolyliie de la maladie pulmonaire, lorsqu'à la suite d'un écart de régime {m le supposa du moins), les accidents de la pneumonie repanireat aiec une intensité plus grande encore qu'auparavant, s'il est possible. La surlendemain du jour où cette rechute eut lieu, le cœur battait aiec beaucoup de force, lorsque le malade bondit tout à coup sur soa il, en poussant un cri qui indiquait des souffrances eitrèmes et en | sant cette exclamation : Mon cœur s'est brisé! Il indiquait la précordiale comme étant le siège de sa souffrance ; la mort surfiel après quelques heures pendant lesquelles il y eut de l'orthopnée el une angoisse cardiaque effrayante.

Les cordes tendineuses étaient presque toutes rompues près es leur insertion a la valvule mitrale ; les valvules elles-mêmes étaieet épaissies et indurées, et Tune d'elles était déchirée dans toute aen étendue. Le ventricule gauche était hypertrophié et dilaté ; son tÎMi musculaire était rouge et résistant.

Corvisart a, le premier , signalé la rupture des cordes tendineuses de la valvule mitrale, et le premier fait qu'il rapporte oSm

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