‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 90 sur 121 · DES ALTÉRATIONS FONCTIONNELLES DU COEUR · texte numérisé non relu

DES ALTÉRATIONS FONCTIONNELLES DU COEUR

On peut, au point de vue delà pratique, diviser les affections nerfeoses du cœur en deux classes : les unes ne s'accompagnent d'aucunes lisions organiques ou inflammatoires appréciables; dans les autres, bien que le trouble de Tinnervation joue le rôle principal, il existe diferses altérations de tissu. Ainsi constitué, le groupe de ces affections égale en nombre celui des maladies organiques^ il est même plus nombreux, si l'on y joint les cas où Ton n'observe que les signes d'un état nerveux, primitif ou sympathique.

L'existence d'une névrose du cœur, sans complications, est probablement d'une rareté extrême ; dans certains cas où l'examen physique ne révèle aucune lésion, on ne doit, comme dans beaucoup d*autres maladies, accepter ce résultat négatif qu'avec réserve. Quoi qu'il en soit, il est certain que, même en l'absence de toule lésion organique, un trouble fonclionnel marqué du cœur devient, parfois, babituel, par une influence sympathiquedonnee.il peut arriver aussi qu'une névrose erratique se localise accidentellement sur le cœur. Cesl ce qui a lieu dans l'hystérie, par exemple.

L'angine de poitrine a été décrite, quelquefois, comme une mala-

» b fréquence plus grande des lésions du cœur gauche semblait devoir la faire » rtpporter à la valvule mitralc. Cependant Tintensité du souffle, sous le sternum, » m*aYait frappé et je pensai à une affection de la valvule tricuspide. Mais la » rareté d'une lésion de cette valvule, assez marquée pour donner lieu à un bruit » ée loufBe, ôtait beaucoup de probabilité à cette supposition ; d'un autre côté, » raagmeiitation de volume du ventricule droit, et probablement aussi du ventri-

• cale gauche, et le développement que le ventricule droit avait acquis du coté de

• la pointe du cœur pouvaient expliquer la propagation au cœur droit d'un bruit » ajaot son siège au niveau de la valviile initrnle. Quant au bruit de souffle de B rorifice aortique, il n'était pas lié, nécessairement, à un état pathologique

• de cet orifice ; l'état extrême d'anémie suffisait pour l'expliquer. 11 n'est pas

• doateoi que les deux bruits de souflle ne fussent renforcés, à un degré notable,

• par cet état anémique. »

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