‹ Traité des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 93 sur 121 · ANGINE DE POITRINE · texte numérisé non relu

ANGINE DE POITRINE

poak, presque imperceptible pendant l'attaque, cet accident nUndique que trop raCTaiblissement et la semi-paralysie du cœur (1).

En résumé, on peut conclure que le groupe particulier de sympUmes décrit par Heberden, Parry , Percival et Latham , sous le lom d'angine de poitrincy n'est que Tapparition , sous une forme définie, de quelques-uns des symptômes d'un affaiblissement du . CDMir. L'oblitération des artères coronaires peut exister, ou non ; sans être rare, elle n'a qu'une action indirecte dans la production de l'angine ; elle n'a du reste liea de constant. Cette lésion n'agit qu'en prodnisant l'atrophie et la dégénérescence graisseuse du cœur ; le docteur Quain l'a démontré» Ces altérations du tissu musculaire déterminent parfois l'angine de poitrine, alors que les artères coronaires ont conservé leur perméabilité.

Si l'on adoptait les idées d'Âbercrombie sur la nature de l'iléus, on pourrait, par analogie, en tirer quelques éclaircissements sur la qnesiion qui nous occupe. Dans l'iléus, il y a faiblesse ou paralysie d*an tube musculaire *, cette altération n'est pas complète, car la puissance des muscles est conservée au-dessus et au-dessous du point où rintestin est dilaté. Dans le cas où il y aurait un certain degré d'affaiblissement cardiaque, condition beaucoup plus probable que le spasme ou Taugmentation de la contractilité d'une portion du cœur, il existerait là un état mécanique assez semblable à celui de l'intestin aifocté d'iléus. Si le ventricule gauche devenait le siège d'une paralysie ou d'un affaiblissement momentané, le ventricule droit continoanl à agir, il y aurait obstruction et dilatation consécutives ; et si la perte de la contractilité du ventricule gauche était complète, il s*enfuivrait une syncope, et même la mort.

Dans ce qui précède, nous avons cherché, moins à combattre la

(1; On pourrait se demander si dans cet état il n'y aurait pas consensus entre le cœur et le poumon. I^s alternatives de rei^piratioii profonde et suspirieuso, et de périodes d'apnée, qu'on a signalées dans la maladie graisseuse du orur, indifimt une affection des nerf^ pulmonaires. I^s inspirations forcées seraicnt-idles daes à un effort pour assurer la continuation de la circulation par raspiration du thorax 1 Les accès d'apnée indiqueraicut-ils un état du poumon correspondant i U paralysie temporaire du co'ur? Dans les cas dont il s'agit, n'y aurait-il pas dégénérescence des tissus musculaires du poumon, semblable à celle du cœur? On aurait là. sous une forme chronique, des afTections semblables et simultanées, iiwi que nous en avons déjà tronré des exemples pour les afTections secondaires du typhus.

69G DES ALTÉRATIONS PONCTIONS ELLES DU COBUB.

possibilité de l'eiislence d'un spasme cardiaque, qu'à prouver que Tan* gine de poitrine résulte d'un état tout opposé. La douleur peut s'expliquer par une distension exagérée des vaisseaux collatéraux du cœur, et la syncope se comprend facilement, dans l'une ou l'autre hypothèse. Qu'on ne l'oublie pas, cependant, il y a abondance de preuves pour établir que la syncope résulte d'un afTaiblissement ou d'une paralyse du cœur, et il n'est nullement certain qu'elle se produise sous l'influence d'un état spasmodique.

Il ne faut pas perdre de vue, non plus, que sous le nom d'angine de poitrine, on a réuni, et l'on réunit encore, beaucoup de maladies variables dans leur nature et dans leurs combinaisons entre elles. Les cas d'angine de poitrine bien caractérisés, tels qu*ils ont été décrits par Latham, sont rares ^ il en est de même de ceux qu'a signalés Laeunec, et où la maladie est purementnerveuse. Je n'ai jamais rencontré ni l'une ni l'autre de ces formes. L'affection qui porte dans notre pays, le plus ordinairement, le nom d'angine de poitrine, mériterait platAt cehii d'asthme cardiaque. Cet état morbide est dû, probablement, à la coïncidence d'une dilatation du cœur et d'un état de congestion et de spasme des poumons. On explique ainsi les symptômes de beaacoop d'asthmes cardiaques, surtout lorsqu'ils se montrent subitement ches des individus dont le cœur est affaibli et irrégulier dans son action, d'une façon permanente.

Il est quelques points qui pourraient très- utilement devenir le sujet d'observations minutieuses ; tels sont :

l*" L'étude des phénomènes physiques que présente le cœur, pendant l'accès d'angine de poitrine. Il serait indispensable de noter l'état du pouls et celui de l'impulsion et des bruits du cœur, au niveaa de trois points différents : à la base du cœur, dans la région mammaire gauche, et au niveau du cartilage xiphoïde;

2<' L'examen comparatif des bruits et du choc du cœur, dans les intervalles des accès ;

S"* La détermination de l'état des cavités du cœur, chez les sujets morts pendant un paroxysme d'angine de poitrine ;

A" La détermination de la quantité de sang contenue dans chacune des cavités du cœur, prise isolément ;

&'' L'examen de l'aorte; il faudrait rechercher, non-seulement ses altérations pathologiques ordinaires, mais aussi les modifications que son élasticité peut présenter. On devrait également signaler

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