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SCLÉROSE DES ARTÈRES CORONAIRES

ENDARTÉRIE CHRONIQUE.

Pour un grand nombre de praticiens, les maladies cardiaques qui ne sont pas localisées dans les appareils valvulaires, ou qui ne donnent pas lieu aux signes classiques d'auscultation ou de percussion, semblent ne pas exister; pas de souffle, pas de lésion cardiaque. Or il est deux séries de maladies, qui sont de beaucoup les plus nombreuses, qui ne se traduisent que par une phénoménalité douteuse, que par cela même on repousse par une dénégation, ou qu'on traite sans conviction. 11 s'agit des lésions du myocarde, donnant naissance à ces formes frustes et anomales des maladies cardiaques, auxquelles nous avons consacré, avec Labadie Lagrave, un si long et si pénible labeur. Il s'agit surtout des artères nourricières du cœur et de leurs altérations qui, dans la deuxième moitié de la vie, dominent toute la pathologie du cœur. Or, dans l'une ou l'autre série, la séméiologie physique est obscure, souvent hypothétique; la séméiologie fonctionnelle est seule à même de nous éclairer sur les dangers

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latents, mais permanents, que court le malade, qui se croit en sécurité parce qu'il n'a pas de souffle cardiaque, et à l'abri de tout accident de circulation parce que les ouvertures de communication sont libres, parce que les valvules jouent normalement.

La sclérose des artères coronaires CSt Une SuitC OU un aC-

compagnement du processus scléreux de l'aorte ascendante qui prend habituellement toute la circonférence de l'aorte, et pénètre de là à l'entrée de la coronaire; ou bien la coronaire est prise isolément par une dégénération qui se manifeste à l'origine du tronc vasculaire, plus que dans la partie intramusculaire, où on ne trouve que des foyers disséminés. D'autres fois enfin l'artère reste intacte et libre, mais des plaques calcaires de l'aorte ou des scléroses étendues de ce vaisseau viennent se placer à l'ouverture de l'artère coronaire, entraver l'irrigation sanguine du cœur, et produire les mêmes phénomènes que si l'artère coronaire était elle-même sclérosée. Il est donc à remarquer, d'après Rosenbach, que la dégénération de l'artère coronaire, se trouve souvent en antagonisme avec l'intensité de l'extension de l'altération de l'aorte; en d'autres termes, avec une lésion athéromateuse considérable du bulbe de l'aorte, la coronaire reste à peu près indemne, tandis que, dans d'autres cas, l'artère coronaire est profondément lésée, la membrane interne de l'aorte restant entièrement normale. Il semble donc que les dégénérescences de la coronaire peuvent être considérées comme primitives et indépendantes de la lésion aortique.

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