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CAUSES DE L'ANGINE CORONAIHE

§ 3. — Étiolog'io de l'angine coronaire.

4. Lésions cardiaques. PouF bien établir l'étiologie de l'angine de poitrine, il faut distinguer d'abord les cas dans lesquels l'angine est l'expression d'une maladie primitive du cœur ou des artères, c'est V angine vraie: c'est à cette catégorie qu'appartiennent les mauvais cas, qu'on croit inguérissables malgré les données nouvelles de thérapeutique par les iodures et l'antipyrine. — Les plus dangereux sont précisément ceux qui dépendent des coronaires et qui n'ont pas deséméiologie attitrée, pas de signes physiques certains (voir chapitre xxxvi). — On retrouve aussi des accès dans les lésions valvulai7'es, mais seulement dansles insuffisances ouïes sténoses aortiques, car ce sont les seules qui influencent directement l'irrigation coronaire, les lésions mitrales n'ayant pas d'action directe sur la circulation intra-cardiaque. — Il existe aussi des cas d'angines dans de simples dilatations ou hypertrophies du ventricule gauche sans la moindre défectuosité des valvules; le contingent principal est fourni par les hypertrophies ou hyperfibroses résultant de la sclérose du système aortique. — On retrouve aussi des angines chez les individus qu'on suppose atteints de dégénération graisseuse ou de myocardie, sans qu'il y ait de certitude à cet égard par l'examen le plus scrupuleux du malade. Un bon nombre de ces cas est du domaine des cœurs affaiblis (voir chapitre xxxiv), que cette débilitation qui atteint ordinairement le ventricule gauche , provienne d'un surmenage physique, ou d'une maladie générale. — 11 suffit, pour s'éclairer à ce sujet, de passer en revue la corrélation de ces lésions cardiaques avec les artério-scléroses qui sont de même origine. Que ces artéries proviennent d'une vie fastueuse, ou d'une vie sédentaire, ou de

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la vieillesae, ou bien d'une cause toxique, telle que l'alcoolisme, d'une cause autochtone, telle que la goutte et le diabète, ou la librose généralisée, d'une maladie spécifique comme le rhumatisme, d'un virus comme la syphilis, le résultat sera toujours le même ; l'artérie coronaire se traduira parles mêmes traits, et rien n'y fera prévoir son origine; elle se prononcera sous forme d'accès sous les mêmes influences accidentelles.

2. Cansaiité des accès. — La plupart dcs malades sout pou p ainsi dire surpris par l'accès, ignorant complètement sa c;uisalité. Toutefois certaines circonstances déterminantes se retrouvent souvent, et peuvent être ramenées à deux mécanismes, en ce sens qu'elles excitent directement le cœur ou qu'elles augmentent les obstacles à la circulation. — Avani tout il faut noter les exercices corporels, comme la marche ascensionnelle ou même la marche prolongée, qui entraven I ou forcent l'action du cœur; mais ce qui est singulier, c'est que souvent les malades sont pris pendant la promenade quand ils marchent contre le vent; c'est sans doute une impression de froid qui vient s'ajoutera l'action musculaire. Le froid en général, et surtout son action subite, est une des causes les plus accentuées des accès; j'ai vu des accès mortels à la suite de promenade en voiture découverte, pendant le soir, au printemps ou en hiver; l'impression périphérique du froid influence singulièrement les nerfs vasomoteurs ou le cœur lui-même par action réflexe. Nothnagel a fait des observations analogues; l'hiver lai paraît la saison la plus à redouter, et surtout dans les habitations humides. A ces causes de troubles circulatoires il faut ajouter les excitations directes du cœur par les boissons alcoliques, ou indirectes par les repas trop copieux, par les excès de tout gen-re, et par les impressions psychiques.

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