‹ Traité des maladies du cœurChapitre 108 sur 418 · Causalités individuelles. — En neprcnantcn considéra · texte numérisé non relu

Causalités individuelles. — En neprcnantcn considéra

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lion que les angines scléro-coronaires, on comprendra facilement quelles sont les conditions individuelles des angineux, pourquoi la maladie est bien plus fréquente chez Vhomme que chez la femme, dans la proportion de 97 p. 100 d'après Lussana et de 80 sur 88 d'après Forbes; pourquoi aussi la maladie atteint surtout les individus qui ont dépassé cinquante ans, pourquoi il s'agit des obèses, des individus qui ont un régime exubérant, des goutteux. — A cet égard au lieu de prononcer le mot angine il faudrait dire artériosclérose générale et coronaire, ce qui fait comprendre la synonymie qu'ont donnée autrefois les médecins français et les anglais entre les mots goutte et angine de poitrine.

§ 4. — Angines .sans lésions coronaires ni cardiaques.

Dans une deuxième catégorie d'angines qui laissent les coronaires indemnes, on mettait en première lignelesawgfiwes lahagiques Qii\iè,'K[\xç,s>, celles beaucoup plus rares et plus douloureuses qui ont leur point de départ dans Vestomac, enfin celles qui sont d'origine nerveuse et qu'on trouve soit chez les névro-asthéniques, soit chez les hystériques.

Angine tabagiquo. — En général le tabac produit des troubles variés du cœur, entre autres les palpitations, plus souvent l'arythmie, c'est-à-dire les intermittences ou le ralentissement, très rarement l'angine depoitrine. — Des exemples qui ont été cités par Beau, Gélineau, Ghampionnière, et mon ancien élève Blatin, ne sont concluants que parce qu'ils ont guéri par la suppression de l'usage du tabac; Beau a relaté huit faits douteux, dont deux suivis de mort ; Gélineau a parlé d'une sternalgie qui régnait à bord de VEmbuscade, et il se trouve que l'épidémie a frappé surtout le plus jeune des matelots, qui tous fumaient la cigarette sans cesser, en

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^i^** TYPIi ANGINEUX.

y joignant la chique, ce qui me paraît difficile à concilier; Eulenburg a relaté également le cas d'un jeune ouvrier en cigares, qui depuis plusieurs années s'attribuait un nombre respectable de cigares par jour; on voit que les jeunes gens sont plus empoisonnés que les autres, ce qui était facile à prévoir.

Pour reconnaître un tabagique, il faudrait pouvoir constater chez lui les troubles habituels du cœur, tels que les palpitations ou les intermittences; mais il n'en est rien; aucune des observations ne mentionne ces signes révélateurs de la nature spéciale de l'angine. — Par contre on parle d'un mort par angine tabagique, et d'une autopsie où on trouva une altération oblitérant les vaissaux coronaires. — Supposons que les faits soient exacts; il s'agit encore de savoir si l'intoxication provient de \di nicotine on àQh pijridines qui se dégagent lors de la combustion du tabac. Il est certain que le feu détruit en grande partie la nicotine, et quant aux pyridines elles ne produisent pas, d'après mes recherches, le moindre trouble du cœur; loin de là; la pyridine que j'ai expérimentée agissait merveilleusement sur le cœur pour en provoquer la réduction; ces expériences sont consignées dans la thèse de Dandieu. — Une reste donc qu'à recourir à l'intervention de la nicotine. Or à l'état aigu l'intoxication nicotinique produit indubitablement des contractions convulsives du système artériel (Gl. Bernard), par l'excitation des nerfs vaso-moteurs ; elle agit aussi sur le nerf vague, d'où le fréquent ralentissement du pouls et la tension de l'artère, finalement la parésie de ce nerf avec accélération des battements. — Si les artères coronaires présentent les mêmes propriétés que le système artériel général, on peut supposer qu'elles subissent la même contracture, et que le cœur éprouve les effets de l'ischémie avec toutes ses conséquences, c'est-à-dire la phénoménalité de l'angine de poitrine, mais il

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reste toujours à résoudre la question de la durée des spasmes coronaires, qui est loin d'être démontrée. •

Angine tiiciquo. — L'abusdu llié a é té également accusé de produire l'angine. Stokes en cite un cas. Depuis on a décrit le théisme en Amérique et en Angleterre ; les Français ne connaissent pas encore cet excès, qu'ils remplacent désavantageusement par l'alcoolisme.

Angine gastrique. — Dans ces derniers temps on a beaucoup étudié les angines d'origine gastrique ou dyspeptique. Potain et son élève Barié ont insisté sur cette origine réflexe de l'angine, laquelle s'accompagnerait de dilatation préalable du ventricule gauche; dans ce cas il faudrait dire que c'est la dilatation qui est le phénomène réflexe partant de l'estomac, et que c'est elle aussi qui serait la cause de l'angine; alors celle-ci n'aurait plus rien de nerveux (voir chapitre xxxvi. Des cardialgies).

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