CHAPITRE IV
Les afTeclions du cœur quelles qu'elles soient peuvent donner lieu aux oppressions; il en est qui sous ce rapport sont fâcheusement privilégiées, à tel point qu'elles ne peuvent pas évoluer sans gêner la respiration : telles sont surtout les maladies du type valuiilaire mi^ra^ et tricuspide ; c'est pourquoi nous avons placé l'étude des dyspnées dans la préface des maladies valvulaires. L'oppression peut être continue ou au moins peut se manifester à l'occasion du fonctionnement exagéré des muscles, souvent même des mouvements naturels physiologiques nécessités par et pour les besoins de l'organisme ; on peut les appeler les dyspnées du travail musculaire ou. dy^mées de travail; en raison de leur incessante production nous les désignerons aussi sous le nom à' anhélation ou d' essoufflement qui en exprimera le degré le plus avancé. L'oppression peut se manifester sous forme d'accès analogues aux accès d'asthme, ce sera Vaslhme cardiaque. Lorsqu'il existe une bronchite, un emphysème, un œdème pulmonaire, ce qui a lieu dans les périodes avancées des maladies valvulaires, le nom
''^ TYPE YALVULAIRIÎ.
de ûysiméobronchitique, emphysémaleuse, œdémateuse, s'imposera tout naturellement, entraînant l'idée de la continuité et de l'intensité de la gêne respiratoire. Il est enfin une forme grave, périodique, mélange d'apnée et d'oppression, connue sous le nom de respiration de Cheyne-Stokes (décrite par ces observateurs) et qui constitue le phénomène ultime d'un grand nombre d'affections cardiaques, arlériosclérosiques et urémiques. Nous avons ainsi à passer en revue, pour bien connaître les dyspnées cardiaques, le mécanisme des dyspnées de travail avec les états anormaux du poumon et la tension de l'aorte qui les accompagnent.
Puis nous étudierons :
La dyspnée continue ou anhélation;
Les accès d'oppression ou asthme cardiaque;
Les dyspnées bronchitiques et emphysémateuses ;
Vœilème pulmonaire;
Le phè}iotnène de Cheyne-Stokes.
§ ^ • — ©yspnée de travail. — Ses effets sur le poumon.
La dyspnée de travail est presque toujours cardiaque, elle a toutefois ses prémisses dans l'état physiologique; l'exercice musculaire provoque la dyspnée chez l'homme ou chez l'animal qui travaille avec des poumons sains.
Chez l'homme le fait constant de la dyspnée de travail est d'abord {'élévation de la pression sanguine artérielle ; le deuxième fait c'est V agrandissement du poumon. — Bash a soumis des adultes à un travail régulier, consistant à tourner cent fois la roue d'un appareil chargé de 10 à 15 kilos (appareil de Gartner); dans tous les cas il trouva après de nombreux essais : 1° que la pression artérielles'élèvedellOmillimètres de mercure, chiffre minimum, à 124, et chiffre maximum de